Toute équipe rêve d'avoir un grand gardien de but, ces joueurs capables de sauver une partie mal engagée ou de vous en gagner une autre. Contrairement au tir raté de l'attaquant ou la mauvaise passe du milieu de terrain, l'erreur du gardien se paie souvent au prix fort.
L'équipe nationale allemande a toujours eu des derniers remparts exceptionnels. Sur les dernières décennies, Sepp Maier, Toni Schumacher, Oliver Kahn, Bodo Illgner, Jens Lehmann et d'autres ont gardé les cages des triples champions du monde. Depuis quelques mois, un petit nouveau commence à faire se faire un nom : René Adler.
Né à Leipzig, le joueur de 24 ans a déjà montré toutes ses qualités lors de ses premières sorties et semble marcher sur les traces de ses illustres prédécesseurs. Pour sa première rencontre avec la Nationalmannschaft, il a permis aux siens de prendre les 3 points de la victoire face à la Russie en préservant le 2:1. Il a depuis débuté trois autres matches avec l'équipe de Joachim Löw. Dans un entretien exclusif accordé à FIFA.com, le gardien du Bayer Leverkusen revient sur ses derniers mois, ses rêves de Coupe du Monde de la FIFA et la grande tradition des gardiens allemands.
René Adler, vous étiez 3ème gardien lors du dernier Euro. Vous avez depuis porté le maillot de numéro un à trois reprises. Quel regard portez-vous sur ces derniers mois ?
Être titulaire en équipe nationale, jouer des matches internationaux, c'est un rêve qui se réalise. J'apprends beaucoup en jouant ce type de rencontres. Je continue d'apprendre, que l'on gagne ou que l'on perde.
Votre vie a-t'elle changé depuis que vous êtes devenu le gardien numéro 1 de l'équipe d'Allemagne ?
Ma vie reste très normale. Je ne suis pas devenu une star. On parle beaucoup de moi, mais je suis assez intelligent pour faire la part des choses. J'essaye de me tenir à l'écart de la vie médiatique. Je le répète : je n'ai pas envie qu'on parle de moi tous les jours dans la presse et je vais continuer à tout faire pour que les choses restent ainsi.
Vous dites que votre vie est restée normale. Qu'entendez-vous par là ?
(Rires) Mon quotidien a un peu changé depuis que je suis devenu international, surtout après le match de qualification pour la Coupe du Monde en Russie. Quand je me promène dans la rue, les gens me reconnaissent plus souvent qu'avant. Mais tout ça reste normal. Ça fait partie du jeu. Ce n'est ni embêtant, ni désagréable.
L'Allemagne a toujours eu de très grands gardiens, comme Sepp Maier, Oliver Kahn ou Jens Lehmann. Peut-on ajouter votre nom à cette liste ?
J'en ai tellement rêvé que je prends du plaisir à jouer chaque match pour mon pays. Je donne tout lors de chaque rencontre et je continuerai à tout donner. L'Allemagne a toujours eu de très bons gardiens, avec de fortes personnalités, mais je ne pense pas encore en faire partie.
L'Allemagne est actuellement en tête de son groupe de qualification pour la Coupe du Monde de la FIFA avec 4 points d'avance sur la Russie et le Pays de Galles en ayant joué un match de plus que les Russes. Les matches retours contre ces deux adversaires directs se dérouleront à l'extérieur. Les supporters doivent-ils s'inquiéter quant à la qualification ?
Nous avons encore plusieurs matchs difficiles à jouer avant d'aller en Afrique du Sud. Mais je pense que nous réussirons à nous qualifier.
L'Afrique du Sud est-elle déjà dans la tête des joueurs ?
C'est évident, et c'est pour ça que nous jouons les qualifications. C'est l'objectif final de l'équipe. Nous voulons y aller tous ensemble.
Serez-vous le gardien titulaire l'année prochaine en Afrique du Sud ?
Tout reste possible. L'entraineur fait jouer la concurrence, donc les choses sont encore très indécises. Il n'y a actuellement pas de numéro 1 désigné et il est encore trop tôt pour évoquer la succession de Lehmann.
Quels sont vos objectifs pour 2009 avec le Bayer Leverkusen ?
Si nous continuons à travailler dur, nous avons de bonnes chances de bien figurer. Les rencontres contre les équipes prétendues plus faibles sont extrêmement importantes car elles peuvent faire la différence. C'est finalement une bonne chose de ne pas être qualifiés en Ligue des champions ou en Coupe de l'UEFA. Cela nous permet d'être frais pour les matches de championnat chaque week-end.
Et avec l'équipe nationale?
Tout le monde dans l'équipe ne pense qu'à la Coupe du Monde l'année prochaine. En 2008, nous avons disputé de nombreux matches et en 2009 nous avons aussi des rencontres importantes. La tournée en Asie programmée l'été prochain nous permettra de passer beaucoup de temps ensemble et d'être ainsi bien préparés pour la dernière ligne droite des qualifications. Nous pourrons ainsi aborder l'été 2010 dans les meilleures conditions.
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