Qu'est-ce qu'un drapeau de corner, une crinière blonde et quatre buts marqués en l'espace de 32 minutes ont en commun ? Ils sont tous liés à des évènements uniques dans l'histoire de la Coupe du Monde de la FIFA. C'est l'étoffe dont sont faits les héros qui n'ont, certes, jamais réussi à s'emparer du trophée le plus convoité du sport roi, mais resteront pour toujours dans le cœur des fans.

Juste avant le coup d'envoi du prochain tour des qualifications pour la Coupe du Monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010, qui promet de la tension et des émotions aux quatre coins du monde, FIFA.com s'intéresse à des joueurs et à des équipes devenus de véritables chouchous du public et dont la participation à la phase finale de l'épreuve suprême restera dans les annales.

La danse du Lion
En 1990, à quatre reprises, un petit footballeur roublard du Cameroun, vif comme l'éclair, fonce vers le drapeau de corner, remue les hanches et entame un pas danse dont lui seul a le secret, la "Makossa". A chaque fois que Roger Milla marque un but pour les Lions indomptables en Italie, tout le stade et les téléspectateurs du monde entier sont ensorcelés. Les quatre réalisations de cette légende vivante du football, qui ont permis aux Camerounais d'atteindre les quarts de finale, sont restées dans les mémoires.

Qui eût cru que Milla était alors âgé de 38 ans et qu'il avait auparavant joué pendant sept mois comme amateur sur l'île de la Réunion ? En Italie, il n'était considéré que comme un "joker". Mais quatre ans plus tard, en 1994, il inscrit un nouveau but aux Etats-Unis. A 42 ans, il marque encore, devenant ainsi le buteur le plus âgé de l'histoire de la compétition. Mais pour Milla, aujourd'hui membre de la Commission du Football de la FIFA, les records et les distinctions importent peu : "Seul le football comptait pour moi", déclare l'emblématique attaquant camerounais.

Drôle d'oiseau de Colombie
C'est également en 1994, lors de la phase finale, qu'un autre joueur - un autre drôle d'oiseau - est entré pour toujours dans le cœur des supporters. Un homme dont la tignasse blonde, unique en son genre, était à elle seule digne d'un record. Carlos Valderrama est arrivé aux Etats-Unis avec la sélection colombienne, attendue au tournant après sa sensationnelle victoire 5:0 contre l'Argentine à Buenos Aires lors des éliminatoires sud-américaines.

La Colombie a certes fini dernière de la phase de groupes, mais El Pibe, qui se distinguait régulièrement par sa vivacité et ses passes géniales, est immédiatement devenu une idole en Amérique. "J'ai été très surpris par l'engouement que le football suscitait aux Etats-Unis", confiera plus tard Valderrama. Il n'est donc pas étonnant qu'il soit ensuite devenu une figure de proue de la Major League Soccer, contribuant largement à la popularité du soccer aux Etats-Unis.

Eusebio, des buts et des larmes
L'intervention la plus spectaculaire lors du grand rendez-vous du ballon rond reste cependant celle de la "Perle Noire". Un certain Eusebio s'impose sur la scène mondiale du football lors d'Angleterre 1966 : d'abord auteur de deux réalisations, il permet aux Portugais, alors outsiders, d'éliminer les tenants du titre brésiliens durant la phase de groupes. Puis, lors de l'inoubliable quart de finale contre la RDP Corée, l'attaquant inscrit quatre buts et adresse une passe décisive en l'espace de 32 minutes. Mené 0:3 à ce moment du match, le Portugal redresse une situation qui semblait désespérée et triomphe 5:3 au coup de sifflet final.

Le joueur originaire du Mozambique, qui a connu par la suite une ascension fulgurante, dispute alors, à l'âge de 24 ans, le tournoi de sa vie. Il marque en tout neuf fois et justifie pleinement son titre de Ballon d'or. Lorsque les Portugais s'inclinent en demi-finale contre le pays organisateur et futur champion du monde, de chaudes larmes coulent sur les joues d'Eusebio. Mais les fans anglais sont depuis longtemps déjà tombés sous le charme de la Panthère Noire, à qui ils ont même consacré une figure de cire au musée de Madame Tussaud.

Qui sera la coqueluche d'Afrique du Sud 2010 ?
L'histoire de l'épreuve reine est remplie de nombreuses autres anecdotes sur des héros et des personnages atypiques. On peut citer Diego Maradona au Mexique (1986) ou le jeune Pelé en Suède (1958). Ou encore Jorge Campos, le gardien mexicain aux goûts vestimentaires excentriques et au style inimitable. Plus récemment, les équipes de la Jamaïque et de Trinité-et-Tobago sont elles aussi entrées dans le cœur des fans grâce à leur football rafraîchissant.

Quels autres chouchous du public vous viennent à l'esprit ? Quels sont les noms qui vous font vibrer ? Qui pourrait devenir, selon vous, le favori des supporters lors de la Coupe du Monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010 ?

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