Ce 7 septembre, Franz Beckenbauer était sur le site du chantier du stade de la Coupe du Monde de la FIFA 2010 du Cap. L'ancien libéro de l'équipe nationale allemande s'est dit "très, très impressionné" par l'avancement des travaux.

Beckenbauer, qui fait désormais partie du Comité exécutif de la FIFA, est actuellement en visite en Afrique dans le cadre des célébrations organisées pour le 50 ème anniversaire de la Confédération Africaine de Football (CAF). En compagnie du président de la Commission d'organisation de la Coupe du Monde de la FIFA, Issa Hayatou, et de Danny Jordaan, président délégué du Comité d'organisation de la Coupe du Monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010, le Kaiser a visité le chantier du futur stade Greenpoint. Le site promet d'être spectaculaire, puisque le stade sera situé à mi-chemin entre la montagne de la Table et la baie.

"Le Cap est sans doute l'une des villes les plus magnifiques et les plus captivantes au monde. On n'aurait pu choisir meilleur emplacement pour ce stade. Le stade de Greenpoint bénéficiera d'un cadre unique. De là, on verra à la fois la montagne de la table et la célèbre Robben Island, l'île où Nelson Mandela a passé plusieurs années de détention. Je suis très, très impressionné par l'état d'avancement des travaux. Les Sud-africains ont vraiment réalisé de grandes choses depuis qu'ils se sont lancés dans l'organisation de cette Coupe du Monde", s'est émerveillé celui qui a inscrit son nom en lettres d'or au palmarès de la plus prestigieuse des compétitions, que ce soit en tant que joueur (en 1974), sélectionneur (en 1990) ou en tant que président du Comité d'organisation (en 2006).

Si les exploits du Kaiser, sur le terrain et en dehors, sont désormais connus de tous, la découverte par le grand public du stade de la Coupe du Monde de la FIFA du Cap pourrait, elle aussi, donner lieu à des commentaires dithyrambiques.

A l'issue de sa visite, Beckenbauer n'avait plus le moindre doute : l'Afrique du Sud sera parfaitement prête à accueillir le reste du monde en 2010. "Je suis certain que cette Coupe du Monde sera un grand succès. C'est une opportunité fantastique pour l'Afrique du Sud. Le monde entier aura les yeux rivés sur l'Afrique, en 2010. D'après ce que j'ai pu voir, les autorités sud-africaines sont dans les temps. Je suis convaincu que les stades seront prêts en temps et en heure", a-t-il affirmé.

Un an après l'édition organisée par Beckenbauer, l'Allemagne surfe encore sur la vague d'euphorie générée par la Coupe du Monde de la FIFA. Toutefois, l'ancien international allemand a encouragé ses partenaires africains à trouver leur propre voie.

S'appuyer sur la culture africaine
"La meilleure chose à faire, c'est d'éviter de nous copier. L'Afrique du Sud doit mettre en place une Coupe du Monde africaine, en s'appuyant sur la culture propre à ce continent. Je suis sûr que ce sera une grande réussite", a poursuivi Beckenbauer, qui était accompagné pour l'occasion de deux vice-présidents du Comité d'organisation de la Coupe du Monde de la FIFA 2006, Horst Schmidt et Fedor Radmann.

Issa Hayatou, qui s'était déjà rendu sur le site du Cap en compagnie de Joseph S. Blatter, le Président de la FIFA, en juin dernier, s'est dit lui aussi satisfait des progrès accomplis depuis sa dernière visite.

En s'appuyant sur les propos de Beckenbauer et Hayatou, Jordaan a pu rappeler les efforts consentis par le pays afin de s'assurer que la feuille de route soit bien respectée et que la Coupe du Monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010 soit une réussite.

"Avant le tirage au sort préliminaire de la Coupe du Monde de la FIFA 2010, qui aura lieu le 25 novembre à Durban, nos amis vont pouvoir confirmer à leurs collègues du Comité exécutif de la FIFA que nous ne ménageons pas nos efforts sur le terrain. Les progrès réalisés montrent clairement que tout est réuni pour que nous assistions à une grande Coupe du Monde. Beckenbauer et Hayatou sont déjà très emballés à l'idée de vivre cette première édition africaine. C'est évident lorsque l'on discute avec eux. Je crois qu'aujourd'hui, plus personne n'a le moindre doute sur la capacité de l'Afrique du Sud à organiser un tel événement. Désormais, nous préférons nous concentrer sur les problèmes concrets."