Cette semaine, le Comité organisateur de la Coupe du Monde de la FIFA 2010 (CO) a visité deux pays à l'expérience diamétralement opposée dans l'organisation d'événements sportifs mondiaux.
Danny Jordaan, Directeur général du CO, a d'abord fait une halte à Pékin, qui s'apprête à accueillir les Jeux Olympiques 2008, avant de mettre le cap sur Sydney pour le Congrès de la FIFA, alors que l'Australie peaufine actuellement sa candidature pour l'organisation de la Coupe du Monde de la FIFA 2018.
Le CO a tiré beaucoup d'enseignements de l'avancée des chantiers à Pékin, à quelques semaines du début des JO. L'aspect spectaculaire des équipements et la qualité de la logistique ont notamment fait forte impression. "Pour ce qui est du respect des délais, beaucoup de choses m'ont laissé pantois à Pékin. Tous ces nouveaux immeubles et hôtels qui poussent comme des champignons, ce nouvel aéroport gigantesque et les immenses progrès accomplis dans le réseau de transport, voilà ce qui m'a le plus impressionné. Il est clairement apparu que les Jeux Olympiques de Pékin pourront compter sur une organisation infaillible et qu'ils feront date dans l'histoire du sport. Ils ont promis une cérémonie d'ouverture spectaculaire ainsi qu'un merveilleux stade flambant neuf et je leur fait confiance là-dessus", a déclaré Jordaan.
La RP Chine, pays le plus peuplé au monde, est un acteur de poids sur la scène internationale du football. Malgré son absence en Allemagne, c'est la RP Chine qui a le plus contribué à l'audience cumulée de 26,3 milliards de téléspectateurs pour la Coupe du Monde de la FIFA 2006.
Ainsi, pour le CO 2010, il était primordial d'informer en premier lieu la RP Chine et certains responsables du football asiatique des progrès effectués en Afrique du Sud pour préparer la Coupe du Monde de la FIFA 2010.
A cet effet, M. Jordaan a fait une présentation lors de la conférence de l'International Football Arena à Pékin, qui réunissait certains des principaux administrateurs mondiaux du football, dont Mohammed Bin-Hammam, Président de la Confédération Asiatique de Football et membre du Comité Exécutif de la FIFA, ou encore Richard Scudamore, Président de la Premier League anglaise.
"Nous avons informé M. Bin-Hammam, Président de la Confédération Asiatique, et les organisateurs de Pékin 2008 de l'avancée des chantiers en Afrique du Sud. Ils ont tous été très impressionnés et nous ont encore une fois apporté leur soutien au nom de l'Asie et de la Chine en particulier. Comme l'Afrique du Sud, la Chine voit le sport comme un outil fondamental pour transformer sa société car elle sait le rôle essentiel que peut jouer le sport dans le dynamisme de son économie", a expliqué Jordaan.
D'autres rencontres avec les médias chinois, très importants dans le pays, ont également fourni au CO l'opportunité d'informer davantage l'immense population chinoise au sujet des préparatifs pour Afrique du Sud 2010. Pékin 2008 représentera d'ailleurs l'occasion pour le CO d'assister de près au déroulement d'un événement sportif majeur.
Les yeux rivés sur Sydney
Cette semaine, tout le monde du football avait les yeux rivés
sur Sydney pour le 58ème Congrès de la FIFA, qui s'est achevé
vendredi. Après une candidature malheureuse pour l'organisation
de l'épreuve reine en 2006, l'Afrique du Sud est bien
consciente des efforts qui attendent l'Australie, si celle-ci
souhaite pouvoir accueillir la grand-messe du football en 2018.
"L'Afrique du Sud et l'Australie ont beaucoup de choses en commun. Comme nous, les Australiens ont cherché à organiser un grand événement sportif depuis le début des années 1990. Comme nous, ils ont accueilli la Coupe du Monde de Rugby et de Cricket et ont même décroché les Jeux Olympiques en 2000. A présent, ils veulent accueillir la Coupe du Monde de la FIFA 2018", a poursuivi Jordaan.
"A Sydney, nous avons eu de nombreux échanges avec le gouvernement de la Nouvelle Galles du Sud, la presse écrite et audiovisuelle locale et les entreprises australiennes investissant en Afrique du Sud, sans compter d'autres compagnies australiennes de premier plan, impliquées dans l'organisation de Sydney 2000 et amenées depuis à travailler pour les JO de Pékin, les Jeux Asiatiques à Doha ou encore les Jeux du Commonwealth", a-t-il poursuivi.
L'Afrique du Sud voit en la Coupe du Monde de la FIFA 2010 l'occasion de valoriser le pays en tant que destination de choix, tant pour les touristes que pour les investisseurs.
A Sydney, il ne fait aucun doute que les Jeux Olympiques 2000 ont grandement contribué non seulement au développement des infrastructures, mais également à promouvoir la ville en tant que destination touristique de premier plan pour les voyageurs du monde entier.
"Depuis l'organisation des JO en 2000, Sydney est devenu de loin la première destination touristique en Australie et s'est affirmé comme l'une des villes les plus visitées au monde. Cela a également donné des opportunités d'ouverture internationale aux entreprises australiennes, dans des secteurs tels que le bâtiment, la sécurité, l'événementiel et beaucoup d'autres domaines. Avec l'organisation de la Coupe du Monde de la FIFA, nous espérons créer la même spirale positive pour des entreprises sud-africaines", analyse Jordaan.
En tout cas, pour l'instant, ce pays passionné de sport qu'est l'Australie souhaite consolider le développement du football en se portant candidat pour l'organisation de la Coupe du Monde 2018. "L'Australie souhaite véritablement bénéficier de l'expérience que nous aurons acquise en accueillant le rendez-vous mondialiste en 2018 et souhaite également soutenir l'Afrique du Sud dans ses efforts pour organiser la première Coupe du Monde de la FIFA en terre africaine. Pour l'Australie, cette candidature est un défi gigantesque. L'Angleterre s'est déjà portée candidate et d'autres pays l'envisagent, comme la Russie, les Pays-Bas et la Belgique, l'Espagne, le Portugal, et même la Chine. Cet engouement international permet de mieux évaluer la chance qu'a l'Afrique du Sud d'accueillir un tel événement et aussi de mieux imaginer les difficultés qu'elle a dû surmonter pour s'adjuger ce privilège. L'Australie dispose d'installations sportives extraordinaires et nous leur souhaitons bonne chance pour 2018", a conclu M. Jordaan.
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