Il est des clubs qui savent se fondre dans la masse. Souvent placé, jamais gagnant, le Stade rennais Football Club est de ceux-là. Habitués à la première moitié de tableau depuis la saison 2003/04 dont deux quatrièmes places en 2005 et 2007, les Bretons ne dérogent pas à la règle en ce premiers tiers de championnat. Après 12 journées, les joueurs de Guy Lacombe figurent au sixième rang avec 19 unités. Huit points les séparent d'une première place toujours occupée par l'Olympique lyonnais et seulement quatre les éloignent de leur dauphin, l'Olympique de Marseille.
Avec une seule défaite au compteur, lors de la deuxième journée à Grenoble, et neuf petits buts encaissés, dont quatre lors de la première journée contre les Marseillais (4:4), les Rouges et Noirs peuvent s'appuyer sur une solide défense. Bastion de celle-ci, l'Américain Carlos Bocanegra, fraîchement débarqué d'Angleterre l'été dernier après cinq saisons passées à Fulham.
Le capitaine des Etats-Unis a accepté de s'entretenir avec FIFA.com. Il est notamment revenu sur l'étonnant parcours de son club à l'extérieur, avec aucun but inscrit et seulement un encaissé en cinq rencontres.
"Différentes interprétations sont possibles concernant notre parcours hors de nos bases. L'aspect positif est que nous ne concédons pas ou peu de buts et nous avons déjà pris un certain nombre de points avec ces matches nuls. . Vous savez, ça arrive de ne pas marquer, d'autant que nous nous créons de nombreuses occasions. Je reste persuadé qu'elles finiront par entrer".
Le mois de novembre compliqué, avec deux déplacements périlleux à Saint-Etienne et à Bordeaux ajoutés à deux rencontres toutes aussi délicates à domicile contre Monaco et le Paris Saint-Germain, ne perturbe pas l'Américain. Après la déception occasionnée début octobre par l'élimination lors du premier tour de la Coupe de l'UEFA contre les Néerlandais du FC Twente, rebondir en Ligue 1 est nécessaire.
"La Coupe de l'UEFA ne faisant plus partie de nos objectifs, nous aimerions terminer au mieux en championnat. Si l'opportunité se présente, nous n'allons pas nous gêner pour briguer l'une des trois premières places qualificatives pour la prochaine Ligue des champions. Y participer serait vraiment fantastique".
Comme un bonheur ne vient jamais seul, Bocanegra est aussi heureux en sélection américaine. Alors que les États-Unis ont déjà acquis leur billet pour le Tour final des qualifications pour 2010, l'ancien pensionnaire des Chicago Fire est confiant quant au potentiel de son équipe.
"Nous avons réalisé de très bons matches avec une assise défensive solide contre tous nos adversaires, en ne concédant que peu de buts. Nous gagnons en confiance notamment à l'approche du dernier tour où il nous faudra confirmer ces performances et garder un état d'esprit similaire. ".
Le parcours sans faute du Costa Rica, l'étonnante résurrection du Salvador, le Mexique habitué des grands rendez-vous, les étonnantes prestations de Trinité-et-Tobago ainsi que du Honduras ou de la Jamaïque promettent une dernière phase des plus ouvertes et des plus passionnantes. Un peu soucieux mais serein, Bocanegra reste persuadé qu'il tient avec ses coéquipiers le destin des États-Unis entre ses mains.
"Le football évolue. Dans notre région, chaque équipe s'améliore d'une compétition à l'autre et l'écart qui sépare les meilleurs des plus petits diminue sans cesse. Nous avons pu l'observer lors des qualifications où certains scores étaient inattendus. De ce fait, la qualification restera toujours difficile à obtenir. Mais je reste persuadé que si nous imposons notre jeu, sans nous soucier de notre adversaire, alors nous nous dirigerons vers l'Afrique du Sud".
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