Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™

14 juin - 15 juillet

Coupe des Confédérations de la FIFA

Noboa, choc thermique, culturel... et amoureux !

© Getty Images

De la chaleur tropicale de Guayaquil au froid de Kazan en un clin d'œil : c'est ce qui est arrivé il y a une dizaine d'année à l'Équatorien Christian Noboa quand il a décidé de relever un défi qui allait changer sa vie à jamais : tenter sa chance dans le football russe. "J'ai découvert des températures que je n'avais jamais connues ! En Équateur, à Guayaquil, il fait 30-35 degrés tout au long de l'année." Rien à voir donc avec l'hiver enneigé et le ciel bas qui l'ont accueilli à son arrivée en Russie.

Le froid est un problème auquel on remédie assez facilement, par exemple avec des vêtements chauds… La langue en est un autre. "La première année a été très difficile", reconnaît Noboa dans l'entretien qu'il a accordé à FIFA.com. "Ça n'a vraiment pas été facile pour moi de m'adapter à la culture, à l'hiver et au climat. Parce qu'à Kazan, presque personne ne parle anglais. C'était tout en russe et de toute façon, moi non plus je ne parlais pas anglais ! Pour communiquer, c'était compliqué. Ça n'était pas évident non plus de communiquer avec ma famille en Équateur. Nous avons commencé avec Messenger. J'y passais tout mon temps. Ensuite c'était Skype…"

Le milieu de terrain équatorien de 31 ans sourit lorsqu'il évoque ses souvenirs car en dépit de ces difficultés initiales, son aventure russe aurait pu difficilement mieux se passer. À tel point que dix ans plus tard, après être passé par le Rubin Kazan et le Dinamo de Moscou, avec un bref intermède au PAOK Salonique en Grèce, Noboa continue en Russie, au FC Rostov, avec lequel il a terminé à la deuxième place du championnat de Russie 2015/16.

Quand on lui demande quel a été l'élément déclencheur de son intégration pour passer d'un "mais qu'est-ce que je suis venu faire ici ?" à "ma vie est ici", la réponse fuse : "Quand je l'ai rencontrée, tout est devenu complètement différent", reconnaît-il avec un sourire. Elle, c'est Olya Romanova, son épouse et la mère de ses deux fils, Christopher et Lucas. Cristhian et Olya se sont rencontrés lors de la deuxième année de séjour de l'Équatorien en Russie.

"Elle m'a aidé pour la langue, la culture, et m'a permis de mieux faire connaissance avec les gens. Ce fut un changement profond. Je suis devenu une autre personne." Cela s'est même ressenti sur le terrain. "En 2008, sur 30 matches, j'en ai joué 16 comme titulaire, alors que l'année précédente, je n'avais quasiment pas joué et en plus en 2008, nous avons fini champions de Russie. Je l'ai toujours dit : la plupart des choses que j'ai réussies en Russie, je les dois à ma femme."

Après avoir déjà passé un tiers de sa vie en Russie, Noboa le reconnaît ouvertement : "Je me considère moitié équatorien, moitié russe. Je ne maîtrise pas encore le russe à 100 %, car je continue de l'apprendre et en plus, c'est une langue très compliquée. Je suis capable de communiquer et de me faire comprendre. C'est le plus important. Mon fils aîné parle assez bien espagnol et le plus petit le comprend, mais ils me répondent en russe. Quant à ma femme, elle sait parler espagnol".

Suivez le guide
Pour avoir vécu à Kazan, Moscou et Rostov-sur-le-Don, trois villes hôtes de la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™ et, pour les deux premières, de la Coupe des Confédérations de la FIFA 2017, Noboa est particulièrement bien placé pour donner quelques conseils touristiques. "Sur ces trois villes, c'est Moscou qui a l'histoire la plus riche. Il y a beaucoup de choses à découvrir dans la capitale : le Kremlin est superbe par exemple. La Place rouge également. Le métro m'a aussi beaucoup surpris. Je m'attendais à quelque chose de vieux et sale, mais c'est tout le contraire. La plupart des stations sont en marbre. C'est très beau. Ça m'a beaucoup plu."

Quand on lui demande quelle est sa ville préférée parmi les trois, il répond sans se dérober : "Pour moi, la ville la plus pratique, celle où l'on vit le mieux et où il y a tout, est Kazan. Le stade est en centre-ville et il y a plein d'endroits à visiter, comme le Kremlin ou la mosquée. Ce sont d'ailleurs les deux endroits que je recommande le plus", poursuit-il avec un grand sourire.

Noboa suit de près les préparatifs pour les deux compétitions mondiales. "Je suis sur place, je vois les stades en cours de construction et j'ai même joué dans certains de ceux qui vont servir pour la Coupe du Monde, comme celui du Rubin Kazan. Il est très spectaculaire, comme le seront d'ailleurs tous les stades pour ces deux tournois."

Une chose est sûre : étant donnée l'actuelle troisième place de l'Équateur dans les qualifications sud-américaines pour Russie 2018, Noboa peut sérieusement espérer participer à la prochaine édition de l'épreuve suprême des sélections. Il souhaite par ailleurs inciter les fans à se rendre en masse en Russie. "Je le recommande à tout le monde, car il y a vraiment énormément de choses agréables à faire et à voir. Certains lieux sont à la fois uniques et somptueux et la température sera idéale à ce moment de l'année, car ce sera l'été", précise-t-il avec un clin d'œil.

Et pour les plus frileux, la solution réside dans un des fleurons de la gastronomie russe, qui se trouve être aussi l'un des plats préférés de l'Équatorien : le bortch. "C'est une soupe avec des betteraves et une sorte de crème liquide. J'adore ça, mais je ne le dis pas à ma femme. Elle cuisine très bien, et je suis sûr qu'elle commencerait à m'en faire tous les jours si je lui disais", conclut-il en éclatant de rire.

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