Un an après la fin de la Coupe du Monde de la FIFA 2010™, le programme environnemental primé du Cap, Green Goal 2010, revient sous les projecteurs. Un rapport de suivi de 130 pages a été diffusé par Patricia de Lille, maire exécutive de la ville, et Helen Zille, Premier ministre du Cap-Occidental.

Ce rapport rend parfaitement compte de l'esprit et de l'objectif du concept de durabilité "triple bilan" qui a présidé à l'accueil de l'épreuve reine par Le Cap. Il décrit le contexte environnemental, social et économique, ainsi que les nombreux projets mis en œuvre.

Efficacité énergétique, réduction du carbone, conservation de l'eau, gestion des déchets, transports, aménagements paysagers et biodiversité, éco-construction, tourisme responsable, communication et sensibilisation : tels sont les domaines couverts par les 42 programmes lancés sur une période de quatre ans, dont 17 auront des répercussions durables qui profiteront aux habitants et aux visiteurs bien après la fin du tournoi mondial.

"La ville du Cap et la province du Cap-Occidental ont déployé d'énormes efforts afin de mettre en œuvre un programme Green Goal de premier plan pour la Coupe du Monde de la FIFA™", se félicite Federico Addiechi, responsable du département Responsabilité sociale de la FIFA. "Ce rapport s'ajoute au savoir-faire engrangé ces dernières années et fournira aux futures villes hôtes un excellent point de départ pour élaborer leurs propres programmes environnementaux."

D'après le rapport fondé sur le travail de surveillance et d'évaluation de l'ONG Sustainable Energy Africa, le programme Green Goal 2010 a dépassé les objectifs nationaux relatifs à la réduction de la mise en décharge des déchets, ainsi qu'à l'utilisation des transports collectifs et non-motorisés, d'où une nette diminution de l'impact environnemental du tournoi.

L'une des plus grandes réussites a été la bonne gestion des déchets tout au long du tournoi, ce qui a eu des retombées positives tant pour les touristes que pour les supporters. Quelque 58 % des déchets générés pendant la compétition ont ainsi pu être recyclés.

Ce rapport s'ajoute au savoir-faire engrangé ces dernières années et aidera les futures villes hôtes.

Federico Addiechi, responsable du département Responsabilité sociale de la FIFA

La conception du stade du Cap a permis de réduire la consommation d'électricité et d'eau d'environ 15 % et 27 % respectivement. Des toilettes double chasse, ainsi que des pommes de douche et des robinets à faible débit ont été installés, tandis que l'eau de source d'Oranjezicht sur les versants de la Montagne de la Table irrigue aujourd'hui le parc urbain de Green Point, ce qui se traduit par une économie de 580 millions de litres d'eau potable par an.

La vente de certificats d'électricité verte a compensé environ 80 % de l'empreinte carbone du tournoi, avec la mise en place d'un train de mesures éco-énergétiques, telles que la mise aux normes de l'éclairage des rues et des feux de signalisation, l'installation de projecteurs à faible consommation d'énergie au stade Philippi et la fourniture de systèmes de chauffage solaire de l'eau à 540 foyers à bas revenus de Darling.

"Le succès du programme est dû à l'étroite collaboration entre toutes les parties prenantes", explique la maire Patricia de Lille.

L'hommage à l'équipe Green Goal
Patricia de Lille a rendu hommage au travail collectif accompli par l'équipe Green Goal, rappelant que le programme Green Goal de la ville du Cap s'est vu décerner le prix Environnement et Sport du Comité international olympique (CIO). Proposé par la FIFA, ce prix récompense les efforts déployés par la ville hôte pour réduire les impacts environnementaux négatifs de la Coupe du Monde de la FIFA™ et pour maximiser la durabilité de l'empreinte environnementale et sociale.

De son côté, Helen Zille a mis en avant les nombreux enseignements tirés de Green Goal 2010. "Ce programme prouve que la création d'un héritage environnemental durable et positif passe par la mise en place d'un plan à long terme innovant et offrant des résultats mesurables", a-t-elle déclaré.

"Les grands événements peuvent se révéler profitables sur les plans économiques, sociaux et environnementaux s'ils sont planifiés de façon responsable et innovante, comme l'a été la campagne Green Goal", a conclu Patricia de Lille. "Ils renforcent notre économie en ce qu'ils conduisent à la création d'emplois et à l'amélioration de la fourniture des services essentiels. Ils nous aident à créer la ville de demain, capable de répondre aux besoins de tous ses citoyens".