Bert van Marwijk ne le cache pas, "l’adversaire numéro un c’est la Turquie". Le sélectionneur Oranje se méfie des demi-finalistes de l'édition 2002 sur la route de Brésil 2014. "Mais notre premier adversaire, c’est nous-mêmes", concède à FIFA.com le technicien néerlandais.

La Hongrie et la Roumanie vont devoir réaliser des miracles pour espérer retrouver l’épreuve suprême. Pour l’Estonie et Andorre, il s’agira surtout d’apprendre et de profiter de belles affiches à domicile.

Les favoris
Vice-champions du monde en titre et impeccables dans les qualifications pou l'UEFA EURO 2012, les Oranje sont devenus une machine à gagner depuis l’arrivée de Van Marwijk aux commandes, au sortir de l’UEFA EURO 2008. Le successeur de Marco van Basten a réussi à faciliter la digestion de la finale mondialiste perdue face à l’Espagne et se repose sur le même groupe qu’à Afrique du Sud 2010. "La motivation doit découler de ce qu’on doit apprendre de ce sacre manqué de peu", confie van Marwijk à FIFA.com. Son message est reçu 5 sur 5. Ces Pays-Bas là ne veulent pas rater une revanche programmée en 2014.

Demi-finaliste à Corée/Japon 2002, la Turquie peine depuis à assumer un statut de grande puissance, mais la nouvelle génération guidée par les jumeaux Altintop, Halil et Hamit, regorge de talent et d’ambition. Reste à savoir comment les Turcs se remettront de leur sortie de route en barrage qualificatif pour l'UEFA EURO 2012, une défaite face à la République tchèque qui a coûté son poste à l'expérimenté Guss Hiddink.

Les outsiders
Devenu l’un des cadres d’une sélection rajeunie et en fin de transition, Balázs Dzsudzsák confiait son optimisme à FIFA.com il y a quelques mois au sortir d’une encourageante défaite 5:3 face aux Pays-Bas. "Quand tout le monde est à 100% on a prouvé qu’on savait bien jouer au football", commentait l’ex-ailier du PSV Eindhoven, dont le duo avec Adam Szalai offre à la Hongrie une attaque sur laquelle elle peut construite l’avenir. L’objectif est clair, "c’est la Coupe du Monde 2014", annonce Dzsudzsák.

En transition, la Roumanie cherche son souffle et surtout une génération aussi brillante que celle emmenée par l’idole Gheorghe Hagi, quart de finaliste à Etats-Unis 1994. Les Tricolorii ne se sont pas encore remis de la désastreuse campagne de qualifications pour Afrique du Sud 2010. L’objectif principal est la qualification pour l'UEFA EURO 2016 et sans pression, cette Roumanie en plein passage de témoin peut créer des surprises, au coup par coup.

Les stars à suivre
Wesley Sneijder, Rafael van der Vart, Dirk Kuyt, Arjen Robben, Klaas-Jan Huntelaar, Ruud van Nistelrooy, Gregory van der Wiel (NED) ; Semih Sentürk, Hamit et Halil Altintop, Servet Cetin (TUR) ; Adrian Mutu, Ciprian Marica, Ravzan Rat (ROM) ; Adam Szalai, Balázs Dzsudzsák, Roland Juhasz, Zsolt Laczko (HUN).

Le match-clé
Pays-Bas-Turquie. Vainqueurs de neuf de ses 13 rencontres à l’extérieur en qualifications pour Corée/Japon 2002 et Allemagne 2006, les Ottomans ont au contraire perdu le billet pour Afrique du Sud 2010 loin de leurs bases. Sans un exploit chez les Oranje, ils pourraient devoir se contenter des matches de barrages entre meilleurs deuxièmes.

Dans le rétro
Le 30 avril 1961, la Hongrie est encore au centre de l’échiquier mondial. Après la désintégration de son "équipe d’or", une nouvelle génération emmenée par Florian Albert maintient les Magyars dans le gratin. Ce soir là à Rotterdam, dans une première mi-temps restée dans les annales, la Hongrie donne une leçon de football à des Néerlandais dépassés. Ce revers 0:3 constitue encore aujourd’hui la plus lourde défaite à domicile jamais enregistrée par les Oranje en qualifications pour la Coupe du Monde de la FIFA.

La stat
241 -
Le nombre de buts inscrits par les Pays-Bas en qualifications. Aucune équipe de la zone Europe n’a fait mieux.

Le saviez-vous ?
Les Pays-Bas sont une des trois équipes vice-championnes du monde en titre à ne pas s’être qualifiée pour l’édition suivante. Après leur finale argentine de 1978, les Oranje sont restés à quai en 1982.

Votre opinion !
Les Pays-Bas peuvent-ils, comme en qualifications pour Afrique du Sud 2010, faire le carton plein et ne terminer qu’avec des victoires ?