Le Honduras sait qu’il n’aura pas le droit à l’erreur lors des deux dernières journées de la quatrième phase de qualification de la Zone Amérique du Nord, Centrale et Caraïbes pour la Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014™. Les Catrachos sont au coude à coude avec le Panama et le Canada pour l’un des deux billets qualificatifs pour le tournoi Hexagonal Final. Or, ils doivent justement affronter ces deux pays en clôture du Groupe C, deux duels qui s’annoncent mémorables.

Même si la tache n’aura rien d’aisé, les Honduriens savent qu’ils ont les cartes en main. Deux bons résultats leur permettraient, en effet, de s’extirper de la poule et de continuer à croire à une deuxième Coupe du Monde de la FIFA consécutive.  FIFA.com a évoqué cette question avec l’une des stars de la formation catracha, le défenseur de Wigan Maynor Figueroa.

Dégageant la même assurance que sur le terrain, Figueroa ne laisse aucun doute sur la façon dont lui et ses coéquipiers abordent la rencontre de ce vendredi 12 octobre sur le terrain du Panama. "Pour nous, c’est une finale. Il s’agit d’un match crucial pour continuer à croire en la qualification pour le tour suivant. Il faut un bon résultat", explique-t-il.

Lors du premier duel opposant ces deux équipes, les Panaméens avaient réussi à ramener une victoire de leur déplacement à San Pedro Sula, un résultat que les Honduriens avaient eu du mal à encaisser. "Le Panama traverse une très bonne période depuis quelques années, notamment grâce à l’exportation de plusieurs joueurs dans des championnats de bon niveau", reconnaît le défenseur. "Contre eux, le principal c’est d’être disciplinés. À San Pedro Sula, ce n’était pas nous, nous n’avons pas joué notre jeu. C’était un match un peu étrange, l’un des plus bizarres du Honduras depuis plusieurs années, mais nous sommes passés à autre chose. Nous avons acquis de l’expérience en clubs et pendant ces qualifications. Ça compte beaucoup".

Confiance mesurée
Pour ce match, les Catrachos devront se passer de l’un de leurs piliers, le milieu de terrain Roger Espinoza. Figueroa regrette son absence, mais estime que l’équipe pourra la surmonter. "Ça change la donne, certainement. C’est un très bon joueur et nous sommes tristes de ce qui lui arrive, tout comme le peuple hondurien. Ce sont des choses qui arrivent. Nous sommes avec lui par la pensée, mais son absence donnera à un autre joueur l’occasion de montrer ses qualités", affirme-t-il avec optimisme.

Cet état d’esprit résulte du fonctionnement de l’équipe hondurienne, qui parie moins sur les individualités que sur la force du collectif. "Le plus important, c’est la cohésion qui règne au sein du groupe. Si on y ajoute la persévérance et la confiance qui nous animent même quand ça va mal, je pense que nous sommes armés pour bien aborder ces deux matches", estime Figueroa.

L’heure de la vérité approche et une victoire au Panama leur ouvrirait sans doute les portes de l’Hexagonal. En revanche, une défaite les obligerait à sortir la calculatrice, ce que les Honduriens veulent éviter à tout prix. "Il faut franchir cette phase le plus vite possible. Si on y parvient, on sera tout près l’aller au Brésil. Je sais que l’Hexagonal sera tout aussi difficile, mais la confiance engrangée lors de ces qualifications nous portera", conclut-il avec enthousiasme.