Le Honduras veut mettre toutes les chances de son côté pour tenter de réaliser un exploit historique : décrocher une deuxième qualification consécutive pour la Coupe du Monde de la FIFA™. Après avoir participé à Afrique du Sud 2010, la H est prête à entamer l'ultime étape sur le chemin de Brésil 2014. Premier obstacle, un match contre les États-Unis le 6 février prochain.

Une victoire permettrait aux Centraméricains de débuter de la meilleure des façons un tournoi hexagonal final qui s'annonce passionnant, après avoir eu la satisfaction de décrocher leur billet pour la Gold Cup de la CONCACAF 2013, en juillet prochain aux États-Unis. "Il y a eu des matches très compliqués, contre des adversaires qui ont beaucoup progressé", explique à FIFA.com Víctor Bernárdez à propos de la Coupe des Nations de l'UNCAF qualificative pour le tournoi américain. "Cela nous a aidés à bien nous préparer pour la suite. Nous sommes en train de monter en puissance. Les choses se passent bien. L'idée est d'atteindre le niveau voulu pour le coup d'envoi de l'Hexagonal."

Le pensionnaire des San Jose Earthquakes, en MLS américaine, est l'un des rares expatriés qui ont pu participer au tournoi, mais tout le contingent hondurien est prêt à affronter les États-Unis à San Pedro Sula. "Nous avons un mélange de jeunes du championnat hondurien et de joueurs plus expérimentés qui évoluent en Europe", détaille le défenseur de 30 ans. "Ceux-là ne peuvent pas participer à ce tournoi, mais nous savons ce qu'ils peuvent apporter est la différence qu'ils font au plus haut niveau. Ce mélange va sûrement produire des résultats."

Avant de jouer en MLS, Bernárdez a emmagasiné de l'expérience à Anderlecht. Selon lui, l'expatriation des joueurs honduriens a permis à la H de franchir un palier. "Quand vous jouez à l'étranger, vous grandissez sur le plan culturel, mais aussi comme personne et comme joueur", estime-t-il. "C'est le rêve de tout footballeur. Personnellement, j'ai eu de bonnes expériences et de moins bonnes, mais dans l'ensemble, j'ai beaucoup appris et cela m'a permis de progresser."

Opportunité à saisir
Après Afrique du Sud 2010, le Honduras a aujourd'hui l'occasion de valider son billet pour une deuxième Coupe du Monde de la FIFA™ consécutive, une performance que le pays n'a jamais réalisée dans son histoire. Déjà présent en Afrique du sud, Muma estime cependant que cet objectif n'est pas une source de pression pour lui et ses coéquipiers. "Cette possibilité d'entrer dans l'histoire est avant tout un beau défi pour un joueur. Nous savons ce que c'est de disputer une Coupe du Monde, tout le bonheur que cela procure. C'est une opportunité à saisir et nous devrons tout donner pour essayer de ne pas passer à côté."

Bernárdez est optimiste, avant tout parce qu'il considère que l'équipe actuelle du Honduras est supérieure à celle qui a affronté l'Espagne, le Chili et la Suisse en Afrique du Sud. "C'est un groupe différent, qui selon moi est plus uni aujourd'hui. Tout le monde tire dans le même sens. Dans l'équipe précédente, il y avait plus de divisions alors que maintenant, il y a plus d'ambition et de volonté d'y arriver", poursuit le défenseur, qui participe à son troisième tournoi qualificatif pour l'épreuve suprême du football mondial.

Sur le plan personnel, la situation a également changé pour Bernárdez. Le jeune joueur désireux de bien faire est devenu l'un des cadres de l'équipe. "J'essaie d'écouter mes coéquipiers plus jeunes", confie Bernardez. "Avant, les 'anciens' ne vous laissaient pas les approcher. Moi, j'essaie d'être ouvert pour leur montrer ce qui est bon, ce qui ne l'est pas, les choses qu'ils doivent apprendre. Je leur dis de bien se préparer, d'apprendre l'anglais, de faire des exercices supplémentaires à l'entraînement pour travailler leurs points faibles. Le football, c'est 24 heures par jour. Il faut être toujours prêt", juge-t-il avec sagesse.

Mais l'immédiat pour les Honduriens, c'est ce match contre les États-Unis. Paradoxalement et malgré sa grande expérience en équipe nationale, Muma n'a jamais eu l'occasion d'affronter la sélection américaine chez les seniors. "Lors des dernières qualifications, j'étais sur le banc ou je n'ai même pas été convoqué. J'ai dû me battre. Aujourd'hui, à quelques jours de la première journée de l'Hexagonal et de ce match contre les Américains, c'est un rêve qui s'apprête à se réaliser."

L'objectif ? Bernárdez n'a aucun doute à ce sujet. "Il faut gagner. Cet Hexagonal va être très serré. Le plus important est de gagner à domicile, de prendre les 15 points disponibles sur notre terrain. Après, si nous en prenons 4 à l'extérieur, ça sera suffisant pour aller au Brésil", conclut-il.