L'année 2012 n'aurait pu être plus fructueuse pour le football mexicain, auquel pratiquement tout a réussi. Le point d'orgue aura été la médaille d'or décrochée par les U-23 au Tournoi Olympique de Football, Londres 2012, mais les A n'ont pas été en reste. Les Mexicains ont en effet composté leur billet pour l'Hexagonal final de la Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014™ sans concéder la moindre défaite.

Toutes ces réussites ont eu un protagoniste commun : Giovani dos Santos. Après avoir cumulé les succès en 2012, le prodige du RCD Majorque est prêt pour remettre le couvert en 2013, avec l'entrée en lice dans l'Hexagonal final contre la Jamaïque et la Coupe des Confédérations de la FIFA, Brésil 2013.

S'il a pratiquement tout gagné en sélection, le jeune attaquant connaît une trajectoire plus cahoteuse en club. Après quatre ans à Tottenham marqués par des séjours prolongés sur le banc et des prêts à répétition, il tente désormais de rebondir aux Baléares. Majorque n'est pas au mieux, mais au moins, il y jouit de la confiance totale de son entraîneur et de ses coéquipiers.

"Je suis assez satisfait sur le plan individuel", se réjouit le Mexicain au micro de FIFA.com. "J'obtiens le temps de jeu et la régularité dont j'avais besoin. Je me sens de mieux en mieux physiquement et techniquement. J'espère continuer sur cette voie et progresser. Cela dit, d'un point de vue collectif, je ne peux pas m'empêcher d'être inquiet et triste. C'est toujours difficile de se voir en position de relégable. Il faut travailler, s'entraîner dur et inverser la spirale dans laquelle nous sommes embarqués", estime l'ancien Barcelonais.

Donner l'impulsion
Si son club rencontre des soucis, Giovani sait qu'il peut toujours trouver du réconfort en sélection. "On a un très bonne génération qui réussit tout ce qu'elle entreprend. Maintenant, on va jouer notre premier match dans l'Hexagonal et on est en pleine confiance. On espère l'emporter, histoire de donner l'impulsion pour la suite. Je crois que tout est réuni pour qu'on fasse une belle année."

Malgré son jeune âge, Dos Santos fait déjà partie des cadres de l'équipe nationale. Champion du monde U-17, médaillé d'or olympique et vedette d'Afrique du Sud 2010, il est conscient qu'il se doit d'être à son meilleur niveau pour aider les Aztèques à atteindre leurs objectifs. "C'est vrai que pour mon jeune âge, j'ai déjà reçu pas mal de convocations et je suis assez expérimenté en sélection", admet-il. "C'est une fierté pour moi d'enfiler le maillot vert. Je suis très heureux de ce côté-là et j'espère que d'autres titres vont venir."

Son premier grand succès, Giovani l'a connu à la Coupe du Monde U-17 de la FIFA, Pérou 2005, où le Mexique a remporté le titre. L'ancien Spur estime que ce sacre a marqué un tournant pour le football aztèque. "C'est évident, car on a commencé à se rendre compte qu'on pouvait battre n'importe qui", se souvient-il avec bonheur et nostalgie. "On était des gamins. On défiait sans complexe les meilleures sélections du monde. D'une certaine façon, cet état d'esprit a ouvert la porte de la réussite."

Cocktail de générations
C'est ainsi que la sélection actuelle est composée d'éléments qui ont réussi en catégories de jeunes. Selon Gio, cette continuité est à la base des bons résultats obtenus ces derniers mois. "La concurrence est beaucoup plus forte et c'est une bonne chose pour la sélection. On a des joueurs qui savent gagner et qui sont de plus en plus talentueux."

Un défi de taille se profile à l'horizon : la Coupe des Confédérations de la FIFA, Brésil 2013. Sur la lancée de sa belle année 2012, la sélection mexicaine affiche une confiance maximale. "Il y a quelques jours, notre entraîneur José Manuel de la Torre a annoncé que l'objectif du Mexique est de gagner la compétition et je suis tout à fait d'accord avec ça", affirme Dos Santos. "On va aborder ce rendez-vous avec tout le sérieux et toute l'ambition nécessaires pour y tenir un grand rôle. Mais d'abord, il faut bien entendu se concentrer sur les matches au programme."

La table est mise et Giovani est prêt pour attaquer le banquet. En guise de hors d'œuvre, les Mexicains vont se frotter à la Jamaïque en qualifications pour Brésil 2014 et Dos Santos sait qu'un coup de fourchette assuré sera nécessaire. "Il faut être bien préparé pour toutes les rencontres, car aucune n'est gagnée d'avance", prévient-il. "Ce match, c'est la première étape du chemin qui mène au Brésil. On est convaincus que si on maintient le même niveau de sérieux et de concentration, on va rester sur la bonne voie."