La Russie, absente des deux dernières éditions, s'est brillamment qualifiée pour le Mondial-2014 au Brésil en dépit de son match nul en Azerbaïdjan (1-1) mardi, de bon augure pour le pays-organisateur de l'édition 2018.

Finissant en tête du groupe F avec 22 points devant le Portugal (21), les Russes n'ont jamais vraiment tremblé, même après l'égalisation locale pour le plus grand bonheur de très nombreux supporteurs.

En fait, le suspense n'a duré que 16 minutes, le temps pour Roman Shirokov d'ouvrir le score. Dès lors, Cristiano Ronaldo et ses camarades sont condamnés au barrage malgré leur victoire (3-0) à domicile face au Luxembourg.

La Russie, au plus mal à l'arrivée du sélectionneur Fabio Capello juste après son élimination surprise au premier tour de l'Euro-2012 alors qu'elle était l'une des favorites, retrouve donc son rang et peut préparer dans la sérénité "son" Mondial dans cinq ans.

L'arrivée du technicien italien, 67 ans et qui s'était surtout illustré en club (Real Madrid, Juventus, AC Milan, AS Rome...), a complètement relancé une équipe encore meurtrie par son élimination en barrages du Mondial-2010 (par la Slovénie), après justement un match nul (1-1) à Bakou...

Depuis, la Russie n'a perdu que deux fois (1-0 au Portugal et en Irlande du Nord en qualifications) en 13 rencontres officielles.

A Bakou, ni le nombreux public ni les primes promises aux joueur locaux en cas de victoire (127.000 dollars par personne) n'ont réussi à entraver la marche impériale de la Russie vers la Coupe du monde brésilienne.

Certes, les Azeri, réduits à 10 depuis la 73e minute et l'exclusion de Maksim Medvedev, ont égalisé par Javadov, comme en 2009, mais la Russie tenait fermement son ticket pour le Brésil.

Fabio Capello, qui avait demandé à ses joueurs de "terminer le travail" après leur facile succès au Luxembourg (4-0) peut être fier de ses hommes.