Mardi 26 mars, le stade Azteca de Mexico sera le cadre d'un choc qui s'annonce palpitant. Le Mexique et les Etats-Unis se retrouvent pour une nouvelle édition du clasico le plus disputé de la région. Les Mexicains courent toujours après un premier succès dans ce tour final, tandis que les Américains se sont rassurés en dominant le Costa Rica.

Pendant ce temps, les Ticos effectueront leur première sortie à domicile, face à la Jamaïque. Pour son premier déplacement, le Honduras devra quant à lui négocier un périlleux voyage au Panama, toujours invaincu après deux journées. FIFA.com se penche sur le programme de la prochaine journée des qualifications de la CONCACAF.

L'affiche

Mexique - États-Unis
Les duels entre les deux géants de la région font souvent des étincelles, surtout lorsqu'ils se déroulent dans l'ambiance électrique de l'Azteca. Dans toute l'histoire des qualifications pour l'épreuve suprême, El Tri n'a perdu qu'une fois dans son antre fétiche. Toutefois, les Américains s'y sont imposés pour la première fois en août, en amical. Certains joueurs qui ont pris part à ce succès historique (1:0), comme Geoff Cameron et DaMarcus Beasley, seront sur le terrain pour tenter de renouveler l'exploit.    

Les hommes de Jürgen Klinsmann abordent donc la revanche de la finale de la Gold Cup de la CONCACAF 2011 aisément remportée par le Mexique avec le vent en poupe. Malgré le froid et la neige, les Américains ont su puiser dans leurs réserves pour venir à bout du Costa Rica le 22 mars dernier dans le Colorado. Ce résultat a eu pour effet de faire taire les critiques, au moins provisoirement. "Nous sommes restés unis et nous avons fait le nécessaire", confiait le capitaine Clint Dempsey à l'issue de la rencontre. "Avec un peu de chance, nous continuerons sur notre lancée au Mexique."

De leur côté, les Mexicains cherchent encore leurs marques dans ce tournoi "Hexagonal". Le nul concédé au Honduras n'est certainement pas de nature à leur redonner confiance. Après le doublé Javier Hernandez, José Manuel de la Torre a sans doute cru que son équipe tenait enfin son premier succès, dans la chaleur de San Pedro Sula. Malheureusement pour lui, les Honduriens ont marqué à deux reprises en trois minutes pour partager les points. Cette nouvelle contre-performance a de quoi inquiéter, après le nul vierge concédé à domicile face à la Jamaïque en ouverture. Les champions olympiques et de la CONCACAF doivent absolument l'emporter face aux États-Unis pour se relancer. "Un point, c'est toujours mieux que rien", a lâché le sélectionneur mexicain, sans parvenir à masquer son mécontentement. "Mais nous n'avons toujours pas gagné et il nous faut maintenant gérer le stress."

Les autres rencontres
Forte de ses deux nuls contre le Mexique et le Panama, la Jamaïque n'a pas encore goûté à la victoire ni à la défaite. En l'absence du défenseur Nyron Nosworthy, blessé, les Reggae Boyz vont devoir gérer un déplacement compliqué à San José. De son côté, le Costa Rica n'a toujours pas gagné et reste sur une défaite aux États-Unis. Les Ticos pourront cependant compter sur l'efficacité d'Alvaro Saborio, meilleur buteur de l'histoire du Real Salt Lake. Associé à l'inspiration de Bryan Ruiz et au soutien sans faille du public du stade national, cet atout offensif pourrait faire la différence face à un adversaire déterminé.

La dernière affiche de la journée mettra aux prises le Honduras et le Panama. Les Catrachos tenteront de négocier au mieux leur premier match à l'extérieur, après deux performances convaincantes devant leurs supporters. Grâce aux efforts de Roger Espinoza en milieu de terrain et aux buts de Carlo Costly et Jerry Bengtson, les Honduriens ont battu les États-Unis et arraché le nul au Mexique. Ils auraient cependant tort de s'attendre à une victoire facile dans la capitale panaméenne. Les joueurs de Julio Dely Valdes restent sur deux nuls consécutifs et proposent un football dynamique, à base de passes courtes. En somme, les Canaleros possèdent toutes les qualités requises pour surprendre.

Entendu…
"Nous n'avons aucune raison de nous inquiéter. Après deux journées, nous avons pris des points. Tant que l'on obtient des résultats, on reste dans la course. Il suffit de consulter le classement pour voir que nous restons proches des équipes de tête" - Donovan Ricketts, gardien de but de la Jamaïque

La stat
2 400 -
Comme l'altitude, en mètres, à laquelle s'élève le stade Azteca, qui reste à ce jour la seule enceinte à avoir accueilli deux finales de Coupe du Monde de la FIFA™, en 1970 et 1986. Ce chiffre obsède toutes les équipes qui s'y produisent, plus encore que les 100 000 places de ses tribunes. Les Américains ont préparé leur déplacement en disputant leur match contre le Costa Rica dans le Colorado, à plus de 1 500 mètres.  

Le programme
26 mars
Costa Rica - Jamaïque
Mexique - États-Unis
Panama - Honduras

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Les États-Unis profiteront-ils du mauvais départ du Mexique pour obtenir un résultat à l'Azteca ou El Tri retrouvera-t-il ses moyens à l'heure d'affronter son plus grand rival ?