Le Costa Rica n'a pas participé à la Coupe du Monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010™. Mais depuis, il a tout mis en œuvre pour montrer que cela n'était qu'un accident. Cette absence, après deux participations consécutives à l'épreuve reine, les Ticos ne l'ont pas digérée. Ils ont alors élaboré un projet pour y mettre un terme et être présents à Brésil 2014.

À ce jour, les choses se passent à peu près comme prévu, le Costa Rica occupant la deuxième place du tournoi hexagonal final de la zone Amérique du Nord, Centrale et Caraïbes. Ce bon classement s'explique en grande partie par le fait que lors des six premiers matches de ce tour final, les Ticos n'ont encaissé que trois buts.

"Chaque international se sacrifie et se dévoue complètement à la cause de l'équipe", explique au micro de FIFA.com Michael Umaña, qui lui-même le fait dans la défense. "Nous avons énormément travaillé durant ces qualifications. Le groupe est très uni et complètement dévoué à la réalisation de cet objectif", ajoute le défenseur, qui avait participé aux trois matches des Ticos à Allemagne 2006.

"Nous formons un bloc", poursuit Umaña, qui a déjà disputé 21 matches de qualifications dans sa carrière. "Tous les joueurs de cet effectif profitent à fond du temps dont ils disposent en équipe nationale pour essayer de progresser ensemble. Cela se voit sur le terrain. L'un des facteurs essentiels de ce travail a été la concentration. La concurrence interne fonctionne bien et après ça, ce sont les qualités individuelles de chaque joueur qui font la différence et permettent d'avoir une équipe solide."

Croire en sa bonne étoile
Le test grandeur nature de la solidité défensive costaricienne aura lieu contre les États-Unis, et plus particulièrement contre Landon Donovan, qui a fait son retour dans l'équipe. La confrontation entre les deux équipes aura lieu le 6 septembre prochain à San José. "Nous connaissons tous Landon et ses qualités. Avant tout, c'est une personne formidable. C'est de là que vient son talent sur le terrain. Il est intelligent, il sait se déplacer et profiter des espaces. Il maîtrise à la perfection les changements de rythme aussi bien que les pauses. C'est un joueur qui peut faire la différence n'importe où sur le terrain", analyse-t-il.

Malgré cela, Umaña considère que la star américaine ne sera pas forcément à son aise au Costa Rica. "Je crois qu'il va avoir un match très difficile, car nous avons des joueurs assez forts dans la zone où il évolue et qui sont parfaitement capables de le neutraliser", insiste le joueur du Deportivo Saprissa, son cinquième club dans le championnat du Costa Rica.

Cela dit, les États-Unis ne se résument pas à Donovan. L'objectif pour le Costa Rica sera de prendre trois points qui pourraient être déterminants dans la course au billet mondialiste. "Nous sommes conscients de ce qu'une victoire signifierait pour nous. À nous d'être positifs et de dire les choses franchement : nous sommes convaincus que nous pouvons battre les États-Unis. Nous savons que dans ces qualifications, les cadeaux n'existent pas. Ce sera un match très intense", annonce Umaña.

Les Ticos auraient tort de ne pas y croire. Voilà pourquoi tout le monde est déterminé à faire de son mieux pour que des années d'efforts aboutissent à quelque chose. "Le plus important est à venir. Il reste du chemin à parcourir et il ne faut pas être complaisant. Mais si nous continuons sur la même voie, je suis sûr que nous allons atteindre l'objectif final. Nous avons ce qu'il faut pour être présents au Brésil", conclut-il.