LE FILM DE LA JOURNÉE - Les têtes couronnées ont vécu des fortunes diverses au Brésil en ce mercredi 18 juin. Les souverains du football mondial ont connu une fin de règne subite. Un enfant de Sydney s’est définitivement assuré le sacre de meilleur joueur australien de tous les temps grâce à un geste magistral. Quant à la reine Maxima et au roi Willem-Alexander des Pays-Bas, ils ont été tellement ravis de voir leur sélection faire un pas de plus vers le trône abandonné par l’Espagne qu’ils se sont prêtés au jeu des selfies avec Arjen Robben, Robin van Persie et consorts dans le vestiaire.

Cette septième journée a débuté à Porto Alegre et a pris fin à plus de 3 000 kilomètres de là, à Manaus. Oui, le Brésil est un pays XXL ! Elle a engendré les qualifications précoces des Pays-Bas et du Chili ainsi que les éliminations prématurées de l’Australie, de l’Espagne et du Cameroun. Elle a également vu la Croatie provoquer une triangulaire avec le Brésil et le Mexique pour les deux tickets qualificatifs du Groupe A, grâce à sa confortable victoire face aux Lions indomptables.

Résultats
Australie 2:3 Pays-Bas, Homme du Match Budweiser : Arjen Robben (NED) 
Espagne 0:2 Chili, Homme du Match Budweiser : Eduardo Vargas (CHI) 
Cameroun 0:4 Croatie, Homme du Match Budweiser : Mario Mandzukic (CRO)

Dans les mémoires 
Une reprise de volée tombée du ciel : Arjen Robben slalome dans la défense des Socceroos avant de conclure d’une frappe sèche croisée. Ce but, celui d’un prétendant au titre, doit être le début de la correction de l’Australie. Mais les secondes qui suivent vont démanteler ce scénario. Sur une longue ouverture flottante en provenance de la droite, Tim Cahill laisse le ballon lui passer au-dessus de l’épaule et retomber sur son pied supposé faible, le gauche. Après avoir fixé le brazuca des yeux sur toute sa trajectoire, il assène une reprise de volée aussi puissante que précise qui percute le dessous de la transversale avant d’entrer dans les cages. Le joueur des New York Red Bulls vient de signer un bijou que ne renierait pas le Néerlandais Marco van Basten, auteur d'une volée parmi les plus célèbres de l'histoire. Hélas, Cahill a écopé contre les Oranje de son deuxième carton jaune de la compétition, si bien qu’il manquera la dernière rencontre des Aussies face à l’Espagne. Le meilleur buteur de l’histoire de la sélection australienne aura 38 ans à Russie 2018. S’il s’agissait là de sa dernière apparition dans l’épreuve suprême, on peut dire qu’il a soigné ses adieux !

Soutien royal : Ils arborent des écharpes orange, agitent un drapeau, encouragent leur équipe avec ferveur, participent aux chants et se font prendre en photo avec d’autres supporters. Difficile à croire, mais nous parlons ici des souverains des Pays-Bas. Après tout, le roi Willem-Alexander est un homme modeste qui a tenu secrète son appartenance à la famille royale lors de ses premiers rendez-vous avec celle qui est aujourd’hui son épouse ! Après la rencontre, il est descendu dans le vestiaire oranje pour adresser ses félicitations à l’équipe. L’euphorie était telle que le souverain et les joueurs se sont adonnés à quelques selfies ! 

Roi déchu au Maracanã : L’Italie était la seule tenante du titre à avoir été sortie avant même de disputer son dernier match du premier tour. Lors de l’édition 1950, elle avait dû son élimination au retrait de l’Inde, interdite de jouer pieds nus . La Nazionale n’avait disputé qu’un seul match, perdu 3:2 face à la Suède. Si certains voyaient l’Espagne quitter Brésil 2014 dès le premier tour, pratiquement personne n’imaginait qu’elle serait déjà hors course avant la troisième journée, qui l’opposera à l’Australie. Et pourtant… Après avoir été balayés 5:1 par les têtes et les frappes néerlandaises, les hommes de Vicente Del Bosque ont été victimes d’une nouvelle gifle. Théâtre du Maracanazo, tremblement de terre le plus retentissant de l’histoire de la Coupe du Monde, le Maracanã a accouché d’une nouvelle sensation avec la victoire 2:0 du Chili face aux tenants du titre. Un résultat synonyme de retour au pays prématuré pour la sélection phare de ces dernières années. En 1989, au cours des qualifications pour Italie 1990, le temple carioca avait été le témoin de la tricherie du gardien chilien Ricardo Rojas, laquelle avait privé la sélection andine des deux Coupes du Monde suivantes. Ce 18 juin, la bande à Arturo Vidal et Alexis Sanchez a effacé ce triste souvenir des mémoires.

Les loups dévorent le roi des animaux : Ivica Olic a ouvert le score pour la Croatie face au Cameroun puis son coéquipier de Wolfsburg Ivan Perisic s’est chargé d’enfoncer le clou. Le doublé de Mario Mandzukic a complété la leçon 4:0 infligée par les Vatreni à des Lions indomptables entraînés par l’Allemand Volker Finke. Et devinez quoi ? Mandzukic a lui aussi porté les couleurs des Wölfe (les loups).

La stat du jour

12 ans après son dernier but en Coupe du Monde, lors de la victoire 2:1 de la Croatie face à l’Italie à Corée/Japon 2002, Ivica Olic a retrouvé le chemin des filets lors de l’épreuve suprême. Il s’agit du deuxième intervalle le plus long entre deux buts inscrits en Coupe du Monde, à six jours de la "pause" du Danois Michael Laudrup, qui a inscrit ses deux seuls buts dans l’épreuve suprême en 1986 et 1998. À 34 ans et 277 jours, l’attaquant de Wolfsburg est également devenu le doyen des buteurs croates en Coupe du Monde, dépassant son ancien coéquipier et actuel sélectionneur Niko Kovac.

À suivre
Colombie - Côte d'Ivoire, 13h00, Estadio Nacional, Brasilia
Uruguay - Angleterre, 16h00, Arena Corinthians, Sao Paulo
Japon - Grèce, 19h00, Estadio das Dunas, Natal
(horaires en heure locale)

Votre opinion !
Robben et Cahill ont apporté deux nouvelles merveilles de but au bilan de Brésil 2014, mais à vos yeux, quel est le plus beau but de l’histoire de la Coupe du Monde ?