Les Ghanéens plient bagage à l'issue d'une phase de groupes de la Coupe du Monde de la FIFA™ où ils sont retombés dans leurs vieux travers. Comme à Afrique du Sud 2010, les dernières minutes des matches ont été de trop et ont précipité l'élimination précoce des Black Stars au Brésil.

En Afrique du Sud, le Ghana est passé tout près de devenir la première sélection africaine à atteindre les demi-finales d'une Coupe du Monde de la FIFA™, mais le penalty manqué par Asamoah Gyan à la toute fin du temps additionnel avait remis l'Uruguay dans la partie, avec à la clé une séance de tirs au but fatale. Quatre ans plus tard, les défaites ghanéennes contre les États-Unis et le Portugal se sont également dessinées en fin de match et ont éteint les chances de qualification des Africains pour les huitièmes de finale. Dure leçon.

"Nous sommes assez déçus, car nous voulions passer cette phase de groupes. Mais je pense que le peuple du Ghana est satisfait de nos performances. Il n'y a pas de quoi rentrer la tête basse, car nous avons réellement bien joué, en pratiquant un football que le public a apprécié", affirmait Gyan au micro de FIFA.com au terme du match contre le Portugal, à Brasília.

La tristesse liée à l'élimination n'efface pas un vrai optimisme chez l'attaquant ghanéen, buteur face au Portugal. "Nous avons fait quelques erreurs de concentration et nous en avons parlé avant le match contre le Portugal. Nous voulions absolument éviter de prendre un but bête, mais c'est encore arrivé face aux Portugais. Quand vous faites un cadeau, l'adversaire l'accepte en général et vous êtes pénalisé. Ça fait partie du jeu", reconnaît-il. "Mais je veux remercier cette équipe, et en particulier les joueurs les plus jeunes. Ils ont un grand avenir dans le football. D'ici quatre ans, nous allons avoir une autre opportunité de montrer notre valeur", promet l'un des joueurs les plus expérimentés du Ghana.

Surprendre le monde
Les perspectives d'avenir sont donc au vert pour les Black Stars. "L'avenir nous appartient. Nous avons ce qu'il faut pour surprendre le monde, comme nous l'avions fait en 2010. Le talent pour ça ne manque pas", estime Gyan, qui a aussi un objectif personnel dans la ligne de mire. "Si nous nous qualifions, je ferais tout pour être présent en Russie. Que Dieu me protège des blessures."

Gyan est particulièrement élogieux envers Christian Atsu. L'ailier de 22 ans était cependant trop abattu après la défaite contre le Portugal pour goûter la fierté d'avoir réalisé le rêve de n'importe quel joueur. "Nous sommes très tristes de quitter la compétition de cette manière, mais maintenant on ne peut plus rien y faire. Je suis très heureux d'avoir eu la chance de jouer une Coupe du Monde mais en ce moment, le sentiment dominant est la déception de ne pas avoir réussi à atteindre les huitièmes de finale", explique l'espoir du Ghana. "C'est vrai, nous avons un groupe jeune et plein de qualités, avec des cadres plus expérimentés, comme Asamoah Gyan. Je suis persuadé que nous allons réussir à offrir de belles choses au football ghanéen et africain d'ici peu." 

Dans cette optique, les leçons apprises au cours des dernières minutes des matches disputés au Brésil seront utiles aux Ghanéens.