Il aura fallu attendre 13 matches pour assister au premier nul de la Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014™. Le numéro habituellement associé au mauvais sort a revêtu des connotations différentes pour l’Iran et le Nigeria. Si la Melli se satisfait de ce résultat, les Super Eagles ont quitté l’Arena da Baixada de Curitiba très déçus.

La deuxième rencontre de la journée a engendré très peu de situations dangereuses. Avant le coup d’envoi, les Africains faisaient figure de favoris en raison de la qualité et de l’expérience de leurs joueurs, mais l’occasion la plus franche est à mettre au crédit des Iraniens. "Nous sommes soulagés car si nous avions perdu le premier match avant d’affronter l’Argentine, nous nous serions mis dans une situation délicate. Nous sommes très contents car par rapport aux autres nations, l’Iran dispose de conditions de travail plus limitées", estime le sélectionneur portugais de l’Iran, Carlos Queiroz, au micro de FIFA.com.

L’ancien entraîneur du Real Madrid juge que la clé du match réside dans "l’envie et la grosse détermination des joueurs, qui ont fait un match fantastique en termes de concentration, de discipline et de sacrifice. Le gros point fort de l’équipe s’est situé dans ce domaine. Le grand enseignement de ce match, c’est qu’avec un mental fort, nous pouvons obtenir de bons résultats".

Le capitaine Javad Nekounam livre la même analyse : "Nous avons réussi notre entrée en matière, nous nous attendions à un match difficile et nous savions qu'on risquait une défaite si l'on perdait notre concentration. Ce résultat nous satisfait davantage qu’eux, mais on ne peut pas s’en contenter car on n’a qu’un point et il nous reste deux matches très compliqués. Sur le plan collectif, on a fait tout ce qu’il fallait. On aurait pu aller chercher la victoire dans les 20 dernières minutes, mais on a péché à la finition. C’est dans ce domaine qu’il va falloir progresser. Cela dit, ce résultat est très positif quand on sait que de nombreux joueurs disputaient leur premier match en Coupe du Monde", poursuit le milieu de terrain, qui a passé six années à Osasuna.

Soupe à la grimace chez les Super Eagles
Quant aux Nigérians, qui restent sur neuf matches sans victoire en Coupe du Monde de la FIFA™, ils espéraient un autre résultat, comme le confirme leur sélectionneur, Stephen Keshi : "Nous avons fait une bonne première période. Les attaquants ont déployé une grosse activité et ils se sont créé deux occasions, mais ça n’a pas voulu sourire. Après la pause, nous avons manqué de discipline. Nous aurions pu gagner, mais n’avons pas été inspirés. Il faut respecter cette équipe, qui est restée fidèle à son plan de jeu du début à la fin".

John Obi Mikel a été élu Homme du Match Budweiser, mais cela ne le console pas pour autant : "Nous sommes déçus car on connaît l’importance d’un premier match gagné en Coupe du Monde. Nous aurions pu concrétiser en première période et je crois que ça n’aurait pas été volé, mais l’Iran a su neutraliser nos attaques et a fait preuve de discipline derrière. Il va falloir faire mieux que ça si l’on veut passer. On s’est bien préparés pour cette Coupe du Monde, on ne peut pas se permettre de laisser le moindre point en route sur les matches restants", conclut le milieu terrain de Chelsea.