Le football iranien a produit de nombreux gardiens exceptionnels qui ont marqué leur époque et contribué aux belles performances de la sélection nationale. Suite à la retraite internationale de Mehdi Rahmati l'année dernière, les analyses et prédictions se sont multipliées au sujet du gardien choisi pour la Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014™. Le sélectionneur Carlos Queiroz a finalement décidé de confier les gants à Alireza Haghighi pour le premier match, face au Nigeria.

Le portier de 26 ans a justifié ce choix en alignant une performance solide qui a permis à la Melli de prendre un point, fruit du 0:0 face aux champions d'Afrique. Il s'agit de la première rencontre de Coupe du Monde que la sélection iranienne termine sans encaisser de but. "C'était mon rêve. Je voulais porter le maillot de l'Iran et je l'ai fait. J'avais aussi pour objectif de jouer en Coupe du Monde et j'ai pu réaliser cela", savoure le portier au micro de FIFA.com. "Je suis fier d'avoir gardé les cages de mon pays et de n'avoir pas laissé entrer le moindre ballon."

Devant Haghighi, la défense iranienne a fait preuve d'une telle solidité que Mehrdad Pooladi occupait la deuxième place à l'index Castrol à la fin de la première journée, derrière l'Allemand Thomas Müller. "C'était un travail collectif et j'en suis très heureux. J'ai tout fait pour réussir, mais ce sont les efforts de l'ensemble des joueurs qui nous ont permis de terminer la rencontre avec des cages intactes", assure-t-il.

Messi face à la Melli
Formé par un des meilleurs gardiens d'Asie des années 1990, Ahmad Reza Abedzadeh, qui a gardé les cages de la Melli à France 1998, il a aussi bénéficié de nombreux conseils du légendaire gardien Nasser Hejazi, aujourd'hui décédé. "Il m'a beaucoup conseillé sur le travail de gardien, comme mon ancien entraîneur Abedzadeh, qui m'a parlé de la Coupe du Monde", se souvient Haghighi également redevable à ses deux collègues actuels en sélection, Daniel Davari et Rahman Ahmadi, qui sont ses aînés.

Il considère que l'esprit de famille qui règne dans cette équipe a eu aussi un impact sur ce bon résultat. "Même si nous sommes en compétition sur le terrain, nous restons bons amis, avec un même objectif", soutient le dernier rempart du Sporting Covilhã, au Portugal, après avoir évolué en Russie au Rubin Kazan. "Les gens ont pu constater notre grande amitié durant la mi-temps et à la fin du match. Je veux les remercier pour toute l'énergie positive qu'ils m'ont transmise et pour leur soutien indéfectible."

Du soutien et de la solidarité, il en faudra encore à Haghighi et ses partenaires pour leur prochaine rencontre face à l'Argentine et ses nombreux talents offensifs. "C'est  à n'en pas douter une des trois meilleures sélections du monde à l'heure actuelle", estime le gardien. "Elle compte de bons joueurs qui évoluent dans les plus grands clubs. Mais l'Iran brille toujours dans les moments délicats. Je peux garantir que nous allons vous montrer beaucoup de choses sur le terrain", annonce-t-il, prêt à affronter un certain Lionel Messi. "Personnellement, je ne suis pas tendu ou gêné. C'est un des meilleurs joueurs du monde, mais je vais me dépasser pour mon pays. Jouer en Europe m'a donné beaucoup d'expérience et je suis convaincu qu'elle me servira dans le match face à l'Argentine et les autres".