Nwankwo Kanu entretient une relation étroite avec la Coupe du Monde de la FIFA™. L'ancien attaquant du Nigeria a participé à trois éditions de l'épreuve, réparties sur trois décennies. Sous son impulsion, les Super Eagles ont réalisé la meilleure performance de leur histoire en 1998. Douze ans plus tard, l'ancien buteur d'Arsenal tirait sa révérence en Afrique du Sud.

"Tout le monde veut représenter son pays en Coupe du Monde", confiait-il l'an dernier dans un entretien accordé à FIFA.com. "En fait, l'objectif est triple : participer, se faire remarquer et gagner."  

L'ancien joueur de l'Ajax Amsterdam et de l'Inter Milan est actuellement au Brésil pour suivre le parcours du Nigeria. Les Super Eagles ont d'ores et déjà atteint leur premier but. Il leur reste maintenant à se rapprocher du deuxième, voire du troisième. FIFA.com l'a rencontré après la victoire (1:0) sur la Bosnie-et-Herzégovine à Cuiaba pour recueillir ses impressions.

Que pensez-vous de la performance du Nigeria face à la Bosnie-et-Herzégovine ? 
Nous avions bien joué contre les Iraniens, mais ils sont restés en défense. Les Bosniens voulaient gagner. Ils ont pris davantage de risques, ce qui nous arrangeait. C'était une bonne chose pour nous.

Pensez-vous cette équipe capable de prendre le point qui lui manque contre l'Argentine pour valider son billet pour les huitièmes de finale ?
Oui. Le Nigeria progresse à chacune de ses sorties. Notre succès face à la Bosnie va nous apporter un regain de confiance et d'ambition. Je suis donc convaincu que nous sommes en mesure d'obtenir un résultat positif contre l'Argentine.

Êtes-vous satisfait de voir un ancien international comme Stephen Keshi diriger les Super Eagles au Brésil ? 
Oui, nous sommes tous derrière lui. Nous savons de quoi il est capable. Il a déjà prouvé sa valeur en Coupe d'Afrique des Nations, mais il se trouve à nouveau sur le devant de la scène. Je suis content de voir quelqu'un comme lui, un ancien capitaine, à la tête de l'équipe nationale. Il a connu la Coupe du Monde en tant que joueur. Aujourd'hui, il est de retour sur le banc.

Vous avez joué à ses côtés en sélection au début de votre carrière. Quel souvenir gardez-vous de lui ? 
On l'appelait Big Boss ! C'était lui le patron, celui qui prenait toutes les décisions. Nous, nous étions jeunes. Nous le respections. À l'époque, il avait déjà beaucoup de charisme. Depuis sa nomination à la tête de l'équipe nationale, il a prouvé qu'il n'avait rien perdu de ses qualités de meneur.

Le groupe présent au Brésil est relativement jeune. Peut-on dire que le Nigeria est une équipe en devenir ? 
Quand Keshi est arrivé, il a expliqué qu'il fallait construire un groupe. Dans la foulée, nous avons gagné la Coupe d'Afrique et, maintenant, nous sommes en Coupe du Monde. Je pense que l'on peut dire que le travail est déjà bien avancé.

Prenez-vous du plaisir à suivre le Nigeria dans cette compétition ?
C'est génial ! Est-ce que nous serons là jusqu'au bout ? Je le crois, car nous atteindrons au moins les demi-finales.