Le 25 juin 2014 est une date qui restera marquée dans la mémoire de Fabian Schär. S'il a dû se contenter de suivre les deux premiers matches de la Suisse dans la Coupe du Monde de la FIFA 2014™ depuis le banc des remplaçants, son heure est ensuite venue. Il a disputé face au Honduras son premier match de Coupe du Monde, à l'issue duquel il a pu fêter avec ses coéquipiers non seulement la victoire de la Suisse, mais aussi sa qualification pour les huitièmes de finale.

Le joueur de 22 ans a vécu cette rencontre comme un moment très particulier, comme il l'explique quelques jours plus tard, à l'occasion d'un entretien avec la FIFA : "C'était mon premier match en Coupe du Monde. Avant le coup d'envoi, j'étais beaucoup plus nerveux que d'habitude", reconnait-il. Pourtant, son stress ne s'est guère remarqué sur le terrain. Le défenseur central s'est montré convaincant dnans sa qualité de passe et son sens du placement. La Nati a gardé sa cage inviolée pour la première fois depuis le début de la phase de groupes.

La pression qui pesait sur les épaules suisses était énorme, la qualification pour les huitièmes de finale étant l'objectif minimal. Maintenant que celui-ci est atteint, tous rêvent de prolonger l'aventure. Schär espère pouvoir être de nouveau aligné contre l'Argentine. Mais en matière d'arrières centraux, le sélectionneur Ottmar Hitzfeld a l'embarras du choix. Steve von Bergen était considéré comme un titulaire indiscutable, l'autre place était donc convoitée par Johan Djourou et Philippe Senderos, en plus de Schär. Ce dernier a une saison difficile derrière lui, au cours de laquelle il a dû faire de nombreuses pauses en raison de blessures, ce qui lui a souvent valu d'être relégué au second rang.

Espoir collectif
Mais suite au forfait de von Bergen, contraint de quitter la compétition après avoir été touché au visage, le double champion de Suisse avec le FC Bâle s'est finalement vu donner sa chance. En huitième de finale, les Suisses auront affaire aux redoutables attaquants argentins, emmenés par le quadruple FIFA Ballon d'Or Lionel Messi. Le défenseur aux sept sélections attend ce duel avec impatience et considère que son équipe a ses chances. L'Albiceleste part certes largement favorite grâce aux "joueurs exceptionnels" qu'elle compte dans ses rangs mais pour Schär, la génération dorée des Helvètes a le droit de rêver : "Nous avons souvent montré que nous étions capables de tenir tête à de grandes équipes et même de les battre".

Une victoire donnerait à la Suisse l'occasion de retrouver les quarts de finale de la Coupe du Monde pour la première fois depuis l'édition 1954, disputée à domicile. Schär est cependant conscient que pour ce faire, l'équipe devra se montrer encore plus performante que face au Honduras. L'arrière fonde de grands espoirs sur son coéquipier Xherdan Shaqiri, qui a retrouvé son meilleur niveau. "Nous sommes très contents de l'avoir parmi nous et je serais vraiment heureux de le voir marquer à nouveau", espère-t-il, faisant allusion au triplé du milieu offensif contre le Honduras.

Mais Shaqiri ne peut pas décrocher la victoire seul et le défenseur d'1m86 compte sur une belle prestation collective de la Suisse, au sein de laquelle chacun "devra donner le meilleur de lui-même. Ce n'est que de cette manière que nous aurons une chance". En cas de succès, Schär aura une nouvelle journée à marquer d'une pierre blanche.