Après un premier tour électrique et très prolifique en buts, les supporters du Brésil et du monde entier attendent maintenant avec impatience la phase à élimination directe de la Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014™. Alors que la chasse aux billets et souvenirs en tous genres est plus que jamais ouverte, le sésame le plus convoité n’est autre que celui pour la grande finale du 13 juillet.

Le moment est donc bien trouvé pour raconter l’histoire de Joedir Belmont. Jusqu’au vendredi 27 juin, cet homme de 85 ans venant de Conceição de Macabu, dans l’État de Rio de Janeiro, était l’heureux propriétaire d’un objet rare : un billet pour l’historique Brésil - Uruguay de l’édition 1950. Oui, vous avez bien lu, le célèbre Maracanazo, qui avait vu l’Uruguay souffler le titre mondial à la Seleçao lors du dernier match de la première Coupe du Monde disputée au Brésil.

Ce 27 juin, dans un geste d’une élégance rare, Joedir Belmont a remis cette relique footballistique au Secrétaire Général de la FIFA, Jérôme Valcke, à Rio de Janeiro. Il a fait part de sa volonté de faire don de ce billet au futur musée de l’entité faîtière du football mondial. "Je n’ai pas pu me rendre à ce match pour différentes raisons", a affirmé le généreux donateur. Joedir Belmont pourra se consoler. En récompense de son don, il a reçu trois billets pour la rencontre décisive de Brésil 2014, le dimanche 13 juillet : un pour lui et deux pour ses enfants.

"Il y a quelques mois de cela, nous avons reçu une lettre d’un Brésilien, qui nous disait qu’il était peut-être l’un des rares détenteurs d’un billet pour le match décisif de 1950. Il savait que nous allions ouvrir un musée", se rappelle Valcke. "Nous lui avons dit que cela nous intéressait beaucoup. Et maintenant, nous le récompensons en lui offrant des places pour cette Coupe du Monde de la FIFA."

Joedir Belmont, qui aura au moins échappé à la douleur d’assister à la défaite 2:1 de la Seleçao il y a 64 ans, espère que l’issue de la rencontre du 13 juillet sera différente. "Cette fois, j’espère pouvoir suivre le match et voir le Brésil être sacré champion du monde", affirme-t-il.