Deux décennies durant, Andy Cole a été l'un des attaquants les plus prolifiques du football anglais. L'ancien buteur Manchester United a remporté au cours de sa riche carrière une multitude de trophées, dont la Ligue des champions de l'UEFA. À ce jour, il est toujours le deuxième meilleur buteur de l'histoire de la Premier League.

Porté par ses statistiques brillantes avec Newcastle, Cole est devenu en 1995 le joueur le plus cher du football anglais en signant chez les Red Devils, auxquels il s'identifie encore pleinement aujourd'hui. Son plus grand regret restera néanmoins de n'avoir jamais pu prendre part à une Coupe du Monde de la FIFA™. "Qui ne voudrait pas disputer une telle compétition ?", s'interroge-t-il sur le site Internet du Comité suprême pour les projets et l'héritage de Qatar 2022. "L'édition 2022 aura quelque chose de spécial, elle laissera une trace. C'est la première fois que ce tournoi aura lieu dans cette région du globe, c'est magnifique".

Premier joueur de Manchester United à avoir inscrit cinq buts au cours d'un même match, Cole estime que le scepticisme ambiant laissera place à une grande excitation à mesure que le coup d'envoi approchera. "Quand les gens verront les stades et les structures d'entraînement, quand la Coupe du Monde commencera réellement à approcher, je pense que l'état d'esprit général sera complètement différent, tout le monde se dira : c'est fantastique", annonce-t-il.

Après avoir vu les plans des stades prévus pour 2022 et constaté l'avancement des travaux, l'ancien international anglais a également découvert le concept de climatisation des enceintes : "Pour un hôtel, d'accord, je ne vois pas de problème. Mais là, on parle de stades pouvant accueillir entre 45 000 et 86 000 personnes ! Je n'arrive tout simplement pas à me faire à l'idée", s'enthousiasme Cole. "Le football est habituellement un sport d'extérieur. Il existe des stades équipés d'un toit rétractable en cas de pluie, en Allemagne par exemple, mais climatiser un stade entier, vraiment, c'est quelque chose de très, très spécial."

Un mélange des cultures
À son époque, le natif de Nottingham savait bien gérer les médias. Aujourd'hui, il prodigue quelques conseils au Qatar à ce sujet : "Il faut pouvoir accueillir tout le monde. Une Coupe du Monde, c'est la rencontre de différentes cultures, de différents médias. Chacun voit les choses à sa manière, il faut donc faire preuve d'ouverture d'esprit. Certaines choses vont devoir changer, parce que tout le monde attend d'une Coupe du Monde qu'elle soit parfaite. Ce que nous voulons, c'est voir les étoiles et les paillettes, comme au Brésil."

Interrogé sur la faculté de l'épreuve à permettre un meilleur développement du football au Qatar, Cole s'est également montré confiant. "Je crois que la compétition sera bénéfique au pays", affirme-t-il. "Regardez les États-Unis, qui ont accueilli la Coupe du Monde en 1994 : la MLS n'a commencé son ascension que par la suite. Je suis donc convaincu qu'après Qatar 2022, de nombreux joueurs voudront venir ici, l'afflux sera massif."

L'ancien attaquant estime également que les jeunes Qatariens devraient s'exporter s'ils veulent avoir une chance de se qualifier pour la Coupe du Monde 2018 et ainsi emmagasiner une expérience des plus précieuses : "Les joueurs locaux doivent sortir de leur zone de confort. Ils sont dans un cocon ici, ça peut leur être néfaste", préient-il. "Il faudrait qu'ils aillent en Europe pour relever de nouveaux défis, du climat jusqu'à l'impact physique. S'ils vont là-bas et parviennent à maîtriser tout ça, alors ils auront fait leurs preuves."