Les deux places-fortes traditionnelles de la CONCACAF, Mexique et États-Unis, abordent la deuxième journée de la phase de groupes des qualifications pour la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™ avec l’intention de confirmer leurs succès faciles de leur sortie inaugurale. Le Panama et le Costa Rica se disputeront la première place du Groupe B, tandis que la Jamaïque tentera de se relancer après sa défaite surprise à Kingston, lors de la première journée. FIFA.com passe en revue l’ensemble des confrontations du 17 novembre.

L’affiche
Panama-Costa Rica
Les Panaméens ont créé la sensation lors de la première journée, en allant s’imposer 2:0 en Jamaïque, finaliste de la dernière Gold Cup de la CONCACAF. Équipe ayant le plus progressé dans la région au cours des 20 dernières années, le Panama n’a pas volé son succès. Plutôt que de chercher à procéder en contre, les Canaleros ont joué pour gagner, se projetant vers l’avant tout en contrôlant la possession de balle. Ils retrouvent leur Estadio Rommel Fernandez, où ils n’ont perdu qu’un seul match lors du marathon des qualifications pour Brésil 2014. Le Costa Rica, de son côté, s’est contenté du minimum syndical à domicile face à Haïti (1:0). La première place du Groupe B est en jeu lors de ce derby d’Amérique centrale, affiche alléchante du deuxième tour.

Les autres rencontres
Dans le Groupe A, le Honduras et le Mexique ont rendez-vous à San Pedro Sula, où les Catrachos chercheront devant leur public à oublier leur défaite 1:0 contre le Canada, à Vancouver. L’ancien sélectionneur du Costa Rica Jorge Luis Pinto n’a pas encore réussi à tirer le meilleur de ses Honduriens, qui auront fort à faire face à un Mexique en pleine réussite sous les ordres de son nouvel homme fort, Juan Carlos Osorio.  

L’autre match du groupe verra le Canada, à qui son sélectionneur espagnol Benito Floro a insufflé un nouveau style de jeu basé sur la possession de balle, se déplacer au Salvador. Défait 3:0 par le Mexique, champion de la CONCACAF, le pays d’Amérique centrale a affiché ses limites à l’Azteca, mais il devrait montrer un tout autre visage devant son public de San Salvador.

Une confrontation 100% caribéenne figure également au programme du Groupe B ; elle opposera la Jamaïque et Haïti, à Port-au-Prince. Loin du niveau qui leur avait permis de battre les États-Unis en Gold Cup, les Reggae Boyz devront retrouver leur tranchant contre les Haïtiens, qui auraient mérité le point du nul face au Costa Rica.

La voie semble toute tracée pour les États-Unis dans le Groupe C, mais leur large victoire contre Saint-Vincent-et-les-Grenadines peut faire office de trompe-l’œil. Les hommes de Jürgen Klinsmann passeront un test plus sérieux face à une jeune équipe de Trinité-et-Tobago victorieuse 2:1 au Guatemala. Auteur du but de la victoire, le capitaine Kenwyne Jones est le moteur des Soca Warriors, qui espèrent bien surprendre encore.

Les deux perdants de la première journée seront aux prises dans l’autre match du groupe. Saint-Vincent-et-les-Grenadines, qui n’a pas tenu la distance après avoir ouvert le score à la surprise générale contre les États-Unis, tentera face au Guatemala de tirer le meilleur parti de l’avantage du terrain, un ovale de cricket bosselé à quelques pas de la Mer des Caraïbes.

Le joueur à suivre
Joel Campbell (Costa Rica)
Le puissant attaquant était encore adolescent lorsqu'Arsenal s’est attaché ses services. Il a passé jusqu’ici l’ensemble de sa carrière en prêt en France, en Espagne et en Grèce, mais il est désormais, à 23 ans, de retour à Londres, où il a fait quelques apparitions dans le onze de départ d’Arsène Wenger. Ses qualités techniques et sa vitesse ont de quoi donner le tournis à la plupart des défenseurs de la CONCACAF. Même s’il n’a pas marqué la semaine dernière en dépit d'une belle activité, Joel Campbell semble prêt à confirmer qu’il est bien l’une des stars de la région.

Le saviez-vous ?
Les États-Unis retourneront à Port-d’Espagne, sur les lieux de l’un des plus grands moments de leur histoire. En 1989, les Stars and Stripe étaient en quête d'une victoire dans ce même Hasely Crawford Stadium, face à Trinité-et-Tobago de Dwight Yorke et Russell Latapy. Paul Caligiuri est rentré à jamais dans les annales en inscrivant d’une superbe volée un but surnommé the shot heard around the world, "le tir entendu partout dans le monde". Il a permis aux États-Unis de retrouver la Coupe du Monde, après 40 ans d’absence. Les Américains n’ont pas manqué une seule édition du tournoi depuis Italie 1990.

Entendu…
"Nous ne pouvons pas tirer trop d’enseignements d’un match que nous avons contrôlé et dominé. Je suis content du nombre de buts que nous avons marqués, même si nous avons eu les occasions pour en inscrire encore davantage. Nous avons été solides contre le Salvador, mais nous avons manqué d’efficacité." - Juan Carlos Osorio, sélectionneur du Mexique

Le programme (4ème tour, 2ème journée)
17 novembre
Groupe A
Honduras-Mexique
Salvador-Canada
Groupe B
Haïti-Jamaïque
Panama-Costa Rica
Groupe C
Saint-Vincent-et-les-Grenadines-Guatemala
Trinité-et-Tobago-États-Unis