Divisées en quatre étapes distinctes, les qualifications océaniennes pour la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™ débutent lundi 31 août dans un cadre discret : le Loto-Tonga Soka Centre de Tonga. Installé sur Tongatapu, la plus grande île de l'archipel, le siège de la fédération tongane de football accueillera les Samoa américaines, îles Cook, les Samoa, ainsi que le pays hôte. Dans tous les sens du terme, la compétition sera à des milliers de kilomètres de celle qui opposera le 32 pays qualifiés pour la phase finale durant l'été 2018. 

Une seule formation en lice aura la chance de rejoindre les sept autres membres de l'OFC - Fidji, Nouvelle-Calédonie, Nouvelle-Zélande, Papouasie-Nouvelle-Guinée, îles Salomon, Tahiti et Vanuatu - au tour suivant. Cette deuxième manche fait également office d'épreuve continentale : la qualification pour la Coupe des Confédérations de la FIFA, Russie 2017 se jouera à cette occasion.

Les six meilleures équipes valideront leur billet pour le Tour 3, disputé selon un système de championnat avec matches aller-retour. À l'issue de cette ultime phase, le grand vainqueur affrontera une sélection sud-américaine en barrage pour tenter d'arracher l'un des derniers strapontins pour la Russie. Mais avant d'en arriver là, une première bataille décisive se déroulera sur trois journées pour se conclure vendredi.

Les favoris
Les Samoa ont pris l'habitude de tirer leur épingle du jeu face à ces adversaires, tant au niveau international qu'en club. Le plus peuplé des quatre pays s'était adjugé la première place il y a quatre ans. Ses clubs font régulièrement de même lors de tours préliminaires similaires organisés dans le cadre de la Ligue des champions de l'OFC. Toutefois, les Samoa ont connu de sérieuses difficultés il y a quatre ans. Malgré l'avantage du terrain, les hôtes ont dû attendre le troisième et dernier match pour assurer leur qualification, ce qui prouve que les écarts ne cessent de se resserrer. Forte d'une certaine expérience, l'équipe nationale enregistre en outre le renfort de Desmond Fa’aiuaso, considéré comme un véritable héros national.

Les prétendants
Les Samoa américaines ont vécu une grande aventure durant les préliminaires de la Coupe du Monde 2014. Dix ans après avoir subi une défaite record, les insulaires ont remporté leur première victoire sur la scène internationale. Il s'en est même fallu de peu qu'ils ne s'invitent au tour suivant. Cette fois, l'équipe s'est longuement préparée aux États-Unis sous la houlette de Larry Mana’o, sélectionneur adjoint en 2011. Elle semble mieux armée que jamais, grâce à la présence dans ses rangs de plusieurs joueurs basés aux États-Unis.

Les îles Cook ont également profité d'une préparation intensive, orchestrée par le sélectionneur gallois Drew Sherman. Les internationaux restés au pays s'entraînent ensemble depuis plusieurs mois. Un autre groupe, composé d'expatriés en Nouvelle-Zélande, fait de même de son côté. Les îles Cook, qui comptent parmi les pays les moins peuplés au monde, avaient connu un parcours chaotique il y a quatre ans, ce qui ne les avait pas empêchées de donner du fil à retordre à leurs adversaires.  

Les pays hôte, Tonga, apparaît peut-être comme l'équipe la moins bien armée pour relever le défi. Toutefois, les joueurs tenteront de profiter pleinement de l'avantage du terrain. Leur dernière sortie internationale s'est soldée par une défaite 5:0 face aux Fidji. Les Tongans pourront néanmoins s'appuyer sur de bons automatismes, plusieurs joueurs étant issus des rangs du champion en série Lotoha'apai United.

Le joueur à suivre 
Ramin Ott, puissant attaquant de 29 ans, entame sa troisième campagne de qualification pour le grand rendez-vous mondial. Il s'était déjà illustré il y a quatre ans en marquant lors de la première victoire historique des Samoa américaines. Ancien militaire, Ott s'est vu confier le brassard de capitaine.  

La stat
1
– Il y a quatre ans, aucun des six matches disputés par ces quatre formations n'avait été remporté par plus d'un but d'écart, ce qui témoigne de l'uniformité du niveau dans la région.

Entendu…
"Cette équipe est très différente de celle de 2011. Il y a quatre ans, nous étions forts, mais discrets. Cette fois, le groupe est très fort et ne manque pas de charisme" - Larry Mana’o, sélectionneur des Samoa américaines