Yang Xu, attaquant de Shandong Luneng sort d'une saison cauchemardesque, ponctuée d'une série de blessures qui ont limité son temps de jeu avec la RP Chine, jusqu'à le recaler sur le banc des remplaçants. "Quand j'y repense, je me dis que cette période délicate m'a permis de tirer quelques leçons", assure-t-il au micro de FIFA.com. "Je sais maintenant qu'il n'y a pas de raccourcis sur le chemin de la réussite. Il n'y a que du travail, beaucoup de travail.

À force de travail acharné et de détermination, l'attaquant a retrouvé son meilleur niveau. Ses six buts dans la présente édition de la Ligue des champions de l'AFC, et ce malgré l'élimination précoce de Shandong, font de lui l'un des meilleurs réalisateurs de la compétition. Dans le même temps, il a déjà fait trembler les filets à six reprises dans la Chinese Super League. "Les gens disent que je suis à l'apogée de ma carrière mais c'est grâce à des efforts énormes que j'ai atteint ce niveau", lance encore le joueur de 28 ans.

Xu a été brillant lors de la première sortie de la RP Chine dans les qualifications asiatiques pour la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™, face au Bhoutan, avec trois buts et un ballon décisif, dans un match remporté 6:0 en déplacement. Avec son style imposant, il est souvent comparé à Hao Haidong, meilleur buteur de l'histoire de la RP Chine. "De nos jours, un joueur ne peut plus symboliser une époque. C'était possible du temps de Hao mais aujourd'hui, nous ne pouvons plus compter sur un seul joueur pour être performants au plus haut niveau", estime l'homme aux 17 réalisations en sélection. "Si nous voulons franchir un palier, il faudra avancer collectivement", insiste-t-il.

Rêves de Coupe du Monde
Formé à la Dongbeilu Primary School de Dalian, au même titre que le gardien de l'équipe nationale Wang Dalei et l'ancienne Joueuse de l'année de l'AFC Ma Xiaoxu, Xu s'est révélé sur la scène internationale à l'occasion du Championnat U-16 de l'AFC 2004, en inscrivant trois buts dans une compétition finalement remportée par la RP Chine, qui a validé cette année-là son billet pour la Coupe du Monde U-17 de la FIFA au Pérou.

"Nous abordions la compétition comme champions d'Asie, mais nous n'avions aucune idée de la qualité des autres équipes", se souvient-il au sujet de sa première participation à un tournoi de la FIFA. "Cela nous a permis de comprendre la différence entre le niveau continental et le niveau mondial. Nous avons réalisé qu'il y avait encore beaucoup de travail pour prétendre rivaliser avec les meilleures sélections de la planète."

Dix ans plus tard, Xu peut espérer participer pour la deuxième fois à une compétition de la FIFA, en l'occurrence Russie 2018. La RP Chine a bien débuté dans les qualifications et espère s'ouvrir les portes du dernier tour qualificatif du continent pour la première fois depuis 2002 en sortant d'un groupe composé du Qatar, de Hongkong, du Bhoutan et des Maldives. "Ce groupe se jouera entre la Chine et le Qatar même s'il ne faut surtout pas sous-estimer les autres adversaires", conclut-il en repensant à sa propre expérience, longtemps au fond du trou et désormais en pleine lumière.