Ils ne sont plus que six. Le tour final des qualifications de la CONCACAF pour la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™ débute ce 11 novembre par un choc alléchant entre les États-Unis et le Mexique. Le programme s'annonce particulièrement riche puisque, par ailleurs, le Honduras accueillera le Panama, tandis que le Costa Rica se rendra à Trinité-et-Tobago avec la ferme intention de bien lancer sa campagne.

FIFA.com
dresse pour vous l'état des forces en présence dans le Nouveau Monde.  

L'affiche
États-Unis – Mexique
"Dans notre région, il n'y a pas de plus grosse affiche", confie le sélectionneur américain Jürgen Klinsmann à FIFA.com la veille du clasico de la CONCACAF. Afin de bien débuter ce tour final, les deux entraîneurs ont composé des équipes résolument tournées vers l'offensive. Les Stars and Stripes ont connu leur lot de difficultés ces derniers mois, mais le retour en forme de Jozy Altidore et les exploits du jeune prodige du Borussia Dortmund Christian Pulisic autorisent tous les espoirs. Toutefois, l'absence du défenseur Geoff Cameron, blessé, pourrait s'avérer problématique face à une formation mexicaine très dynamique.

Du côté d'El Tri, Juan Carlos Osorio a rappelé Carlos Vela et Gio dos Santos. Depuis son transfert en Allemagne, Javier Chicharito Hernandez semble, quant à lui, dans une forme éblouissante. Enfin, Jesus Tecatito Corona (FC Porto) sera là pour semer la panique sur son aile. Avec les expérimentés Andres Guardado et Rafa Marquez (37 ans) en défense, le Mexique ne manque pas d'arguments en sa faveur. Malgré l'excellent parcours réalisé jusqu'à présent, les supporters mexicains n'ont pas pardonné à Osorio l'humiliation subie face au Chili (7:0) dans la Copa America Centenario. Alors que son équipe est restée invaincue au tour précédent, le sélectionneur se retrouve déjà sous pression. Tous les ingrédients sont donc réunis pour un clasico d'anthologie.  

Ailleurs
Le Honduras et le Panama s'affronteront un peu plus tôt dans la journée, à San Pedro Sula. Sous la houlette de l'ancien sélectionneur du Costa Rica Jorge Luis Pinto, les Catrachos évolueront à l'Olimpico Metropolitano, un véritable chaudron où il ne fait jamais bon se déplacer. Les Honduriens n'ont pas oublié la quatrième place obtenue lors du Tournoi Olympique de Football, Rio 2016. Sur la lancée de cet exploit, ils espèrent fêter leur troisième participation consécutive à une phase finale de Coupe du Monde. De leur côté, les Panaméens attendent toujours d'accéder à l'épreuve suprême. Pour la génération des Roman Torres, Felipe Baloy, Luis Tejada et Blas Perez, le temps commence à faire défaut…  

Pour recevoir le Costa Rica, Trinité-et-Tobago a choisi de miser sur un groupe de jeunes ambitieux menés par un vieux briscard, en la personne du capitaine et attaquant Kenwyne Jones. Considérés comme l'équipe la plus faible encore en lice, les insulaires ont pourtant réalisés de gros progrès. Ils auront certainement à cœur de prouver que leur présence ne doit rien au hasard, en obtenant un résultat positif à domicile. Malheureusement pour eux, le Costa Rica peut encore s'appuyer sur la majorité des stars qui l'avaient propulsé en quarts de finale de Brésil 2014. Le gardien du Real Madrid Keylor Navas, le meneur de jeu Bryan Ruiz et l'ancien attaquant d'Arsenal Joel Campbell seront tous de la partie.

Les joueurs à suivre
Tous les regards seront logiquement tournés vers l'affiche entre les États-Unis et le Mexique. Les espoirs américains reposeront en grande partie sur les épaules d'un jeune surdoué, Christian Pulisic. De plus en plus présent au sein de l'équipe première du BVB, il est devenu l'idole du Westfalenstadion. Son ascension lui a également permis de goûter à la Ligue des champions de l'UEFA. Il est en outre le plus jeune Américain à avoir disputé un match de qualification pour la Coupe du Monde. Son bilan parle de lui-même : trois buts en neuf sélections. "C'est la pièce du puzzle qui nous manquait pour cette année", dit de lui Klinsmann. "Pulisic est en train d'écrire une belle histoire."

À l'autre bout du terrain, Javier Chicharito Hernandez compte bien sortir vainqueur de son duel annoncé avec Tim Howard. Incapable de s'imposer à Manchester United et au Real Madrid, l'international mexicain s'est refait une santé en Allemagne. Depuis son arrivée au Bayer Leverkusen en 2015, il a déjà marqué à 22 reprises en 36 matches. Dans la forme de sa vie, il enchaîne les prestations de haut vol.

Le saviez-vous ?
La ville de Columbus (Ohio) porte chance aux États-Unis quand il s'agit d'affronter le Mexique. Lors des quatre dernières campagnes de qualification, les Stars and Stripes ont battu leurs voisins au Mapfre stadium, toujours sur le même score (2:0). Le fait n'a pas échappé aux supporters américains, qui ont composé une chanson intitulée Dos a Cero ("Deux à zéro") pour déstabiliser leurs adversaires.  

Entendu…
"C'est toujours un match très compliqué. Les déplacements ne sont jamais simples à négocier, mais c'est encore plus problématique quand il faut se rendre aux États-Unis. Cette équipe compte de grands joueurs dans ses rangs et elle n'arrête pas de progresser. Nous allons tout faire pour bien débuter" - Guillermo Memo Ochoa, gardien du Mexique

Le programme

. 5ème Tour, 1ère Journée
11.11.2016
États-Unis – Mexique
Honduras – Panama
Trinité-et-Tobago – Costa Rica

. 5ème Tour, 2ème Journée
15.11.2016
Costa Rica – États-Unis
Panama – Mexique
Honduras – Trinité-et-Tobago