Alors que la Slovaquie espère décrocher son billet pour la Coupe du Monde de la FIFA 2018™, Robert Mak a déjà pris de l'avance en ralliant le Zénith Saint-Pétersbourg, en provenance du PAOK, en Grèce.  Les Slovaques sont plutôt en bonne voie de l'imiter après leur récent succès 3:0 face à l’Écosse en qualifications, grâce à un doublé et une passe décisive du plus russe des Slovaques du moment.

"C’est très différent de ce à quoi je m’étais habitué en Grèce, notamment la météo !", glisse-t-il au micro de FIFA.com. "Le Zénith est un club performant, qui a de grosses ambitions en championnat et sur la scène européenne. C’est un grand pas en avant pour moi car différence est grande entre la Grèce et la Russie", poursuit le joueur de 25 ans. 

Mak est le quatrième slovaque à défendre les couleurs du Zénith après le gardien de but Kamil Contofalsky et les défenseurs Tomas Hubocan et Martin Skrtel, dont il a déjà dépassé le total de cinq buts sous le maillot bleu et blanc. "Je ne manquerai pas de lui faire remarquer lorsque l’on se retrouvera en sélection !", plaisante le milieu de terrain. " Tomas Hubocan m’a donné beaucoup de conseils lorsque que je suis arrivé et il m’a aidé à prendre mes marques à Saint-Pétersbourg. Ils m’ont tous dit que c’était une ville formidable et je n’ai entendu que du bien à propos du club", insiste-t-il.

La Russie ne rappelle pas uniquement des bons souvenirs aux anciens du Zénith. A l’UEFA EURO 2016, les Slovaques avaient pris la mesure des Russes 2:1 pour assurer leur place en huitième de finale. Mak y avait d'ailleurs croisé la route de deux de ses futurs coéquipiers, Oleg Shatov et Aleksandr Kokorin.

En rêvant encore de première place
"Ma tâche est d’autant plus compliquée que les clubs russes ne peuvent pas aligner plus de six joueurs étrangers en championnat. C’est pourquoi je n’ai pas immédiatement accepté d’y être transféré, mais j’ai réalisé, après avoir bien pris le temps de peser le pour et le contre, que j’étais capable d’intégrer le onze de départ et de ne pas être cantonné au banc. La concurrence est rude, mais c’est ce que je voulais", souligne celui qui avait inscrit sept buts en sélection avant le début de la campagne de qualifications pour la Coupe du Monde.

Opposés dans leur groupe à l’Angleterre, la Slovénie, l’Écosse, la Lituanie et Malte, les Faucons slovaques ont démarré de la pire des façons, avec deux défaites consécutives. Mais ils commencent depuis à rattraper le temps perdu grâce à l’influence du joueur du Zénith. "Nous avons fait preuve de malchance à deux reprises", estime ce dernier. "Nous avons concédé un but à la 95ème minute contre l’Angleterre et nous avons fait jeu égal avec la Slovénie, qui avait l’avantage du terrain et qui a su en profiter. Nous n’avions plus le droit à l’erreur face à l’Écosse et nous nous sommes parfaitement ressaisis pour l’emporter 3:0 et montrer que la Slovaquie était toujours une bonne équipe." 

Assez pour encore viser la première place avec son billet direct pour Russie 2018 ? "L’Angleterre est favorite, mais nous pouvons finir deuxième et disputer un barrage, voire même nous mêler à la lutte pour la première place", avance Mak.

Le natif de Bratislava a débuté sa carrière de façon plutôt inhabituelle. Il a tapé ses premiers ballons au pays avant d’être repéré par le centre de formation de Manchester City, où il est resté pendant près de six ans avant de signer son premier contrat pro avec le FC Nuremberg. Le jeune Slovaque a décidé de rejoindre l’Angleterre alors qu’il pouvait à peine parler la langue.

"L'un des plus beaux stades du monde"
"J’avais 15 ans environ", se souvient-il. "Je n’avais même pas terminé ma scolarité ! Ce n’était pas simple pour mes parents de me laisser partir, mais ils m’ont rejoint à Manchester l’année d’après. C’était très difficile au départ, mais je réalise désormais que c’est la meilleure décision que j’ai pu prendre dans ma vie. Je suis devenu le joueur que je suis aujourd’hui grâce à l’académie de Manchester City. Je n’aurais pas pu apprendre autant si j’étais resté à la maison."

Tout le monde, dans son nouveau club, en Russie, attend avec impatience l’inauguration du nouveau stade de 68 000 places de Saint-Pétersbourg, qui accueillera des rencontres de la Coupe des Confédérations de la FIFA 2017 et de la Coupe du Monde l’année d’après. "Je ne me suis pas encore rendu au stade, mais je vois l’évolution des travaux depuis l’extérieur car j’habite à cinq minutes", raconte Mak. "On dit que ce sera l’un des plus beaux stades au monde. Il a vraiment l’air magnifique."

"De beaux stades ont été construits ou sont en train de l’être. Les rencontres auront lieu dans des villes superbes. Ce sera une belle fête et j’ai très envie que la Slovaquie soit invitée. J’espère que nous en serons capables", lance-t-il en rêvant tout haut. Nouvel élément de réponse ce 11 novembre avec la réception de la Lituanie.