À quoi doit s’attendre un père qui offre à son fils une voiture télécommandée ? À le voir heureux, s’amuser pendant des heures, déborder d’enthousiasme… Tout sauf le voir détruire son cadeau à coups de pied après seulement quelques heures. Cela dit, le petit garçon n’était pas le seul coupable… Fils de footballeur, le Costaricien Rónald Matarrita a hérité très tôt de la passion de son père pour le ballon rond. Dès son plus jeune âge, il était déjà littéralement obsédé par le football. Tout ce qui se présentait devant lui se muait invariablement en ballon. Y compris les cadeaux qu’on lui offrait.

"C’est vrai que j’ai toujours aimé le football parce que mon père a été footballeur professionnel. Aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours baigné dans ce sport et j’ai voulu suivre les pas et les conseils de mon père. Au fil du temps, ma passion n’a cessé de grandir et je crois que ça m’a aidé à devenir un joueur professionnel", raconte joyeusement le défenseur à FIFA.com.

Habité en permanence par la soif d’apprendre et conseillé judicieusement par sa famille, le jeune Matarrita a su écouter et appliquer les recommandations paternelles. C’est ainsi qu’en 2013, à 19 ans à peine, il entame son parcours professionnel à la Liga Deportiva Alajuelense. Les qualités de ce latéral gauche capable d’arpenter tout le flanc ne tarderont pas à attirer l’attention du sélectionneur du Costa Rica, qui le convoquera deux ans plus tard. "Ma vie est une succession de bénédictions. Tout s’est déroulé parfaitement et j’ai pu signer aux États-Unis. Je m’entraîne tous les jours pour progresser. Se dévouer corps et âme est l’unique moyen d’atteindre ses objectifs", confie le natif de San Ramón, dans la province d’Alajuela.

Un objectif, pas une fixation
Recruté début 2016 par le New York City FC, Matarrita avait deux raisons de se réjouir : non seulement il rejoignait les États-Unis, mais il allait également partager le vestiaire avec des stars mondiales du calibre de David Villa, Andrea Pirlo ou encore Frank Lampard et ce sous la houlette de Patrick Vieira. Là encore, il a poursuivi son apprentissage afin de continuer à gravir les échelons. "Ce sont de grands joueurs, qui ont réussi des choses incroyables durant leur immense carrière. J’ai beaucoup de chance de les côtoyer au quotidien et de pouvoir les observer au plus près pour continuer à m’améliorer sur le terrain", explique celui qui a également fréquenté les sélections nationales jeunes.

À l’heure actuelle, ses ambitions se partagent entre New York et la Russie, un pays qu’il espère découvrir en 2018 pour ressentir l’émotion que procure une participation à la Coupe du Monde de la FIFA™. "N’importe quel joueur rêve de disputer Coupe du Monde. Mais il ne faut pas en faire une fixation", tempère-t-il. "Je dois veiller à travailler quotidiennement pour gagner ma place en sélection et être du voyage en Russie, si bien sûr le Costa Rica décroche son billet pour la phase finale. Pour l’instant, nous devons disputer les qualifications et il faudra faire preuve de beaucoup d’engagement si nous voulons y faire bonne figure."

Le défenseur sait que la route est encore longue et qu’il faut avancer pas à pas pour éviter de perdre de vue ses objectifs dans l’Hexagonal de la CONCACAF, et en particulier les deux premières rencontres du Costa Rica : un déplacement à Trinité-et-Tobago le 11 novembre et la réception des États-Unis quatre jours plus tard. "Depuis quelque temps, le Costa Rica est devenu l’une des équipes les plus fortes de la CONCACAF. Aujourd’hui, nos adversaires nous témoignent plus de respect qu’auparavant", estime-t-il.

Sans doute plus de respect que Matarrita n'en montrait il y a quelques années pour les cadeaux de ses parents...