Tout ou quasiment tout reste à jouer dans les deux dernières journées du quatrième tour des qualifications pour la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™ de la zone CONCACAF. L’intouchable Mexique étant le seul assuré de prendre part au dernier tour, les cinq autres strapontins pour l’Hexagonal restent encore à prendre. Auteur de bons résultats, le solide Costa Rica est pratiquement sûr d’être de la partie. Ce n’est pas le cas des États-Unis, du Honduras, du Panama, de la Jamaïque, du Canada, du Salvador, du Guatemala et de Trinité-et-Tobago, tous en difficulté, qui voient se profiler des confrontations décisives très compliquées. FIFA.com se penche sur les affiches de l’avant-dernière journée.

L’affiche
Panama - Jamaïque

Troisième dans le Groupe B, la Jamaïque se retrouve dans une posture inconfortable. Elle aborde la rencontre au Panama avec l’obligation de faire un résultat face à une formation canalera en bonne forme qui pointe à trois longueurs devant elle. Ces Reggae Boyz ne sont que l’ombre de ceux qui avaient fait sensation en atteignant l’an dernier la finale de la Gold Cup pour la première fois de leur histoire. Pourtant, s’appuyant sur le solide défenseur central de Leicester Wes Morgan, les hommes de Winfried Schaefer gardent la foi. "Ce serait une erreur pour toute équipe de considérer qu’elle n’aura pas de mal face à nous", annonce le technicien allemand, dont l’équipe a frôlé l’élimination face au Nicaragua lors de la dernière journée.

Pour ne rien arranger aux affaires de la Jamaïque, celle-ci se retrouvera face à une sélection panaméenne décidée à ne pas laisser filer cette belle opportunité. Avant leur périlleux déplacement au Costa Rica lors de la dernière journée, les Canaleros veulent faire le métier chez eux face aux Caribéens. Le Panama présente un bilan contrasté dans les matches couperet. À l’Estadio Rommel Fernandez, ils compteront sur le sélectionneur, Hernan Dario Gomez, pour conserver son sang-froid habituel. "Nous devons gravir cette petite marche car parfois, nous faisons tout bien et nous trébuchons au tout dernier moment", prévient le stratège colombien. "Nous devons gagner ce type de matches pour modifier le cours de notre histoire."

Les autres rencontres
Dans le Groupe A, le Canada se rend au Honduras pour un remake d’un match de qualification pour Brésil 2014 qui hante encore les nuits de nombreux joueurs nord-américains. Dans l’autre confrontation de ce groupe, le Salvador, lanterne rouge, accueille une sélection mexicaine déjà qualifiée pour le dernier tour et peut-être tournée vers ses prochaines échéances. Si les résultats leur sourient, les Salvadoriens pourraient décrocher l’une des deux places qualificatives.

Quant au Costa Rica, il espère composter son billet pour l’Hexagonal en battant Haïti, souffre-douleur du Groupe B, qui n’a pris qu’un petit point sur les quatre dernières journées. Si les Ticos, quart-de-finalistes de Brésil 2014, n’ont pas encore perdu le moindre match, ils s’attendent à un gros défi physique à Port Au Prince, où les supporters comptent sur leur protégés pour se battre jusqu’au bout, ne serait-ce que pour l’amour du maillot.

Le Groupe C est encore ouvert. Jeune et pleine de fraîcheur, la sélection trinidadienne occupe la tête avec dix points. À Port d’Espagne, les Soca Warriors affrontent le Guatemala, troisième, dans l’espoir d’assurer leur place au tour suivant avec une journée d’avance. Les États-Unis, deuxièmes avec une seule longueur d’avance sur le Guatemala, devraient s’imposer sans encombre sur le terrain de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, qui est toujours bredouille.

Le joueur à suivre
Kevin Molino (TRI)

Le rapide ailier n’était qu’un frêle adolescent de 16 ans lorsque Trinité-et-Tobago a disputé la seule phase finale de Coupe du Monde de son histoire, en 2006. Il n’était même pas né lorsque l’Américain Paul Caligiuri a brisé les cœurs trinidadiens en barrant la route d’Italie 1990 aux Soca Warriors. Aujourd’hui âgé de 26 ans et remis d’une blessure au genou qui a mis sa carrière en péril, le pensionnaire d’Orlando City, en MLS, déborde de confiance. "Nous ne prenons aucun adversaire à la légère", assure-t-il au sujet du match contre le Guatemala. Pourtant, son esprit est clairement tourné vers le dernier match, face aux États-Unis, qui aura lieu à Jacksonville, près de ses terres d’adoption en Floride.

Le saviez-vous ?
Il y a pratiquement quatre ans jour pour jour, le Canada se rendait à San Pedro Sula avec l’obligation de décrocher un nul ou une victoire pour rester en vie dans les qualifications pour Brésil 2014. Cette année, l’histoire se répète. Les Canadiens, désormais entraînés par Benito Floro, sont de retour à l’Estadio Olimpico Metropolitano, l’un des antres les plus intimidants du continent américain. Les Canucks espèrent que l’issue sera différente de ce jour de 2012 où les Catrachos avaient infligé une correction 8:1 fatale aux Nord-Américains. "On a l’occasion de mettre ça derrière nous. Ce match nous est resté dans la tête pendant très longtemps", admet le milieu canadien du Besiktas Atiba Hutchinson au micro de FIFA.com.

Le programme de la 5ème journée
vendredi 2 septembre

Groupe A
Honduras - Canada
Salvador - Mexique

Groupe B
Haïti - Costa Rica
Panama - Jamaïque

Groupe C
Sait-Vincent-et-les-Grenadines - Etats-Unis
Trinité-et-Tobago - Guatemala