En février 1994, la ville ougandaise d'Entebbe a vu la naissance d'un enfant qui allait entrer dan l'histoire de l'Ouganda, en lui offrant la qualification pour la Coupe d'Afrique des Nations de la CAF, après 39 ans d'absence. Mais Denis Iguma a également permis à sa sélection d'atteindre le dernier tour des qualifications de la Zone Afrique pour la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™, en battant le Togo (4:0) sur les deux matches. "Nous avons fait un beau parcours en qualifications jusqu'à maintenant. Le sélectionneur et les joueurs ont appris de leurs erreurs", explique à FIFA.com le milieu du club libanais d'Al Ahed. "Nous n'étions pas favoris mais en jouant ensemble et en croyant en nous, nous avons atteint notre objectif. Après avoir gagné au Togo, nous devions confirmer, mais nous étions confiants quant à nos capacités."

La nomination du Serbe Milutin Sredojevic à la tête de la sélection ougandaise en mai 2013 a eu un effet immédiat, après la succession de trois autres sélectionneurs étrangers en dix ans. L'ancien entraîneur d'Orlando Pirates, en Afrique du Sud, et du Rwanda a réussi à faire de l'Ouganda une des places fortes du football africain, en lui faisant gagner plus de 20 places au Classement mondial FIFA/Coca-Cola durant ces trois dernières années. Les Grues sont actuellement 65èmes au niveau mondial et 15ème au niveau africain. "L'équipe est d'un excellent niveau depuis qu'il est arrivé", juge Iguma. "Les performances se sont nettement améliorées ces  dernières années. Nous avons fait de bons matches grâce aux idées qu'il a apportées. Il utilise plus de joueurs et s'appuie sur les jeunes, qui courent et luttent beaucoup sur le terrain. C'est une bonne chose".

S'il a permis à tout son effectif de progresser, Iguma est l'un des premiers à en tirer les bénéfices. "Le sélectionneur m'a aidé personnellement à croire plus en moi, afin que je sache ce que je dois faire sur le terrain", explique le milieu de terrain. "Il a contribué au développement de ma personnalité, je suis devenu plus professionnel et je donne tout pour atteindre mes objectifs."

Croire en ses chances
Après s'être qualifiés pour le Gabon, Iguma et ses coéquipiers devront affronter trois grandes équipes 'dans le Groupe E du troisième tour des qualifications de la Zone Afrique pour Russie 2018 : le Ghana, qui a disputé les trois dernières Coupes du Monde, l'Égypte, qui veut retrouver la reine des compétitions, et le Congo, qui se trouve 12 places devant l'Ouganda au Classement mondial. "Au football, il n'y a pas de petites équipes. Celles de notre groupe sont fortes et ont d'excellents éléments évoluant en Europe", décrit Iguma, qui ne s'avoue pas vaincu malgré le statut de Petit Poucet. "La plupart de nos joueurs jouent en Afrique et seulement quelques-uns évoluent en Europe, mais nous allons tout donner pour notre pays. Le football devient facile quand on croit en soi. On peut atteindre ainsi tous ses objectifs".

L'Ouganda va débuter son parcours à l'extérieur le 7 octobre prochain contre le Ghana, qu'Iguma et ses partenaires connaissent bien : "Il s'agit toujours de matches décisifs face au Ghana. Nous les avons toujours battus chez nous et nous avons obtenu un nul chez eux", rappelle Igula. "Ça ne sera pas facile pour nous car ils nous connaissent bien. Il faut beaucoup travailler et ne pas penser qu'on peut les battre. Nous devons nous considérer comme outsiders pour obtenir un bon résultat."