• Le barrage contre la Suède : le 10 novembre à Solna et le 13 à Milan
  • Bonucci fait partie du FIFA FIFPro World XI 2017
  • L'Italie n'a pas manqué une seule Coupe du Monde depuis 1958.

À l'issue du tirage au sort préliminaire, en juillet 2015, on annonçait déjà que la première place du Groupe G allait se jouer entre deux champions du monde : l'Espagne et l'Italie. Le pronostic s'est révélé correct et au final, la Roja a pris le dessus et s'est adjugé le billet direct pour la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™.

Quadruple championne du monde, l'Italie n'a manqué que deux éditions de la Coupe du Monde la FIFA : la première du nom, en Uruguay en 1930, ainsi que Suède 1958. Pour ne pas en rater une troisième, la Squadra azzurra devra franchir un dernier obstacle : la Suède. Mais la tâche s'annonce relevée.

Pour analyser cette double confrontation à venir, FIFA.com a sollicité le défenseur de l'AC Milan Leonardo Bonucci, membre du FIFA FIFPro World XI 2017.

L'Italie jouera sa qualification pour la Coupe du Monde contre la Suède. Qu'attendez-vous de ce match ?
Les deux matches seront très difficiles contre une équipe très forte, qui a démontré toutes ses qualités en phase de groupes en prenant le meilleur sur les Pays-Bas. Ça va être difficile mais en même temps, nous sommes l'Italie, et nous avons l'obligation d'aller à la Coupe du Monde.

Quelles sont les qualités de la Suède qui peuvent poser problème à l'Italie ?
C'est une équipe qui a réussi à compenser le fait d'avoir perdu l'un des meilleurs joueurs de son histoire, Zlatan Ibrahimovic. C'est une formation très compacte, qui a la volonté de surprendre, et qui ne va pas se contenter de rester derrière. C'est aussi une équipe qui lutte pour chaque ballon.

Quels sont les atouts qui pourraient permettre à l'Italie d'éliminer la Suède ?
Les qualités que nous devrons montrer dans ces deux rencontres sont celles qui nous ont toujours permis d'aller loin. Nous devons former un groupe au sein duquel chaque joueur est prêt à se sacrifier pour tous les autres. Il faudra aussi faire preuve d'humilité et se donner en permanence au maximum. Il n'y a que comme cela que le football italien a réussi à obtenir des résultats au cours de son histoire, au niveau de la sélection comme des clubs. Quand l'Italie a été championne du monde pour la dernière fois, c'était le chaos à l'extérieur mais la nation s'est unie autour de la sélection et nous avons été champions du monde grâce à ces magnifiques 23 joueurs et au maître Lippi. Notre force est d'être unis dans les moments difficiles. À l'heure actuelle, le football italien ne traverse pas la meilleure période de son histoire, et c'est bien pourquoi nous avons la volonté de ne pas tomber plus bas. Nous allons le démontrer sur le terrain contre la Suède.

L'Italie a souffert pendant ces qualifications. Quelle est la cause de ce sentiment de doute qui s'est emparé de la Squadra ?
Je crois que la défaite contre l'Espagne a créé quelques problèmes. Nous avons cru être… peut-être pas supérieurs à l'Espagne, mais supérieurs en tout cas à ce que nous avons pu montrer sur le terrain. Cette défaite a un peu miné le moral du groupe. Mais il y a un processus de rajeunissement de la sélection et il faut être patient. Nous, les plus âgés de l'équipe, devrons motiver les jeunes pour qu'ils se donnent toujours à 100 %.

L'Italie n'a plus manqué une Coupe du Monde depuis 1958. Cela fait-il peser une pression supplémentaire sur vos épaules ?
Non, ça ne doit pas nous mettre la pression. La situation est ce qu'elle est mais dans les moments difficiles nous, les Italiens, savons donner encore un peu plus, ce millimètre de plus qui nous permet d'aller en Coupe du Monde.

  • Leonardo Bonucci
    - 30 ans
    - 75 matches avec la sélection, cinq buts
    - Il a disputé les éditions 2010 et 2014 de la Coupe du Monde la FIFA, en Afrique du Sud et au Brésil respectivement, ainsi que les UEFA EUROS 2012 et 2016.