• La Roja disputera en Russie sa 11ème Coupe du Monde consécutive
  • Elle a validé son billet dans le Groupe G à une journée du terme
  • Coup de projecteur sur la gestion de Lopetegui

L'Espagne a décroché un billet pour la Russie au terme de l'avant-dernière journée des qualifications européennes pour la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™.

Huit victoires et un match nul en neuf rencontres ont permis à la Roja de terminer en tête du Groupe G et de se qualifier ainsi pour la 15ème phase finale de Coupe du Monde de son histoire. En Russie, elle sera emmenée par Julen Lopetegui qui, après avoir succédé à Vicente del Bosque, a su conserver l'essence de ce qui avait fait la réussite de l'Espagne, tout en introduisant quelques nouveautés.

Analyse des clés de la qualification de la Roja :

Le facteur Lopetegui :

Continuité
Les piètres prestations de l'Espagne à Brésil 2014 et à l'UEFA EURO 2016, suivies du départ de Del Bosque après sept années à la tête de la sélection, ont ouvert le débat : fallait-il adopter un nouveau style ? Fin connaisseur du système de formation espagnol en raison des années qu'il a passées comme entraîneur des sélections de jeunes, Lopetegui a persévéré avec le football basé sur la circulation et la possession du ballon. C'est ce jeu qui avait permis non seulement à la Roja de connaître la plus belle période de son histoire, mais également aux catégories inférieures d'être particulièrement performantes.

Rénovation
Après Brésil 2014, une étape de renouvellement avait commencé. Lopetegui s'est chargé de la compléter. Des jeunes comme Koke, Álvaro Morata, Thiago Alcántara ou Isco sont entrés de plain-pied dans l'équipe, où leur rôle est désormais aussi important que celui des vétérans, au premier rang desquels on trouve toujours Sergio Ramos et Andrés Iniesta.

Bravoure
Si le sélectionneur espagnol a démontré quelque chose dans ces qualifications, c'est bien sa capacité à prendre des décisions courageuses. Pour le match crucial entre l'Espagne et l'Italie, il a changé son dispositif tactique habituel pour mettre en place, pour la première fois depuis son arrivée sur le banc, un avant-centre de pointe. Résultat ? Victoire 3:0. À cette occasion, il avait titularisé le jeune Marco Asensio. Il ensuite répété l'expérience avec Saúl Ñíguez et plus récemment avec Álvaro Odriozola, aligné pour la première fois en équipe nationale lors du match de la qualification contre l'Albanie (victoire 3:0).

Méritocratie
Depuis son arrivée aux commandes en septembre 2016, Lopetegui a convoqué 44 joueurs différents dans ses différentes listes. Il a permis à cinq nouveaux de faire leurs premiers pas avec les seniors espagnols : Iago Aspas, Asier Illarramendi, Ander Herrera, Saúl et Odriozola. Il a par ailleurs rappelé les vétérans qui n'avaient plus porté le maillot rouge depuis bien longtemps, comme Pepe Reina et David Villa, démontrant ainsi que les portes de la sélection étaient ouvertes à tous.

Joueurs d'aujourd'hui et de demain

David Silva, l'indispensable
Le milieu offensif de Manchester City est l'unique joueur utilisé par Lopetegui dans tous les matches (13) qu'il a dirigés depuis sa nomination au poste de sélectionneur. En pleine maturité, Silva est l'un des rares rescapés dans l'équipe actuelle de la Roja championne du monde et double championne d'Europe. Pierre angulaire du milieu de terrain, il apporte de l'animation, des débordements et des buts - cinq dans les présentes qualifications.

Isco, le grand pari
Lopetegui a utilisé Isco à une époque où il n'était pas titulaire au Real Madrid. Le sélectionneur a été récompensé de sa confiance. Il a inscrit  cinq buts dans ces qualifications, où il a notamment réalisé un match époustouflant contre l'Italie. Par ses mérites propres, il est déjà l'un des leaders de cette équipe.

Le saviez-vous ?
L'Espagne n'a plus perdu un match de qualifications pour la Coupe du Monde depuis une défaite contre le Danemark remontant au 31 décembre 1993. Son invincibilité dure depuis 62 rencontres, avec un bilan de 49 victoires et 13 nuls. Dans ses neuf matches du tournoi préliminaire pour la Russie, elle a marqué 35 buts et en a encaissé seulement 3.

(Merci à tous pour votre soutien depuis le premier jour. Je suis très fier de cette équipe et de ces supporters)