• Lionel Messi a été le grand artisan de la qualification argentine
  • Ses buts et les points gagnés lorsqu'il est sur le terrain reflètent son énorme influence
  • Messi : "Il faut désormais se préparer pour gagner la Coupe du Monde"

"Au bout du compte, nous nous devions tous d'emmener Messi, le meilleur joueur du monde, en Russie." Tels ont été les mots de Jorge Sampaoli à l'issue de la victoire de l'Argentine face à l'Equateur, ce 10 octobre. Depuis qu'il a pris les rênes de la sélection en juin, celui-ci s'est toujours efforcé de réunir toutes les conditions pour obtenir le meilleur de Messi. Et il l'a eu. Comme durant l'ensemble des qualifications, l'attaquant a porté l'Albiceleste vers la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™.

L'influence de Messi sur le parcours d'une équipe qui a connu trois entraîneurs en 18 journées a été capitale. Face à la Tri, il a renversé la vapeur en menant le jeu et en marquant à trois reprises, après un but encaissé au bout de 40 secondes qui aurait pu paralyser les Argentins. Il signe le premier triplé de son histoire dans les préliminaires sud-américaines, au moment le plus crucial pour son équipe.

"Nous avons laissé passer des occasions importantes. Nous nous sommes compliqué la tâche et venir gagner ici, avec la peur de ne pas y arriver, n'était pas simple. Je ne sais pas comment j'aurais réagi en cas d'échec. Ça aurait été terrible pour notre pays. Nous devions le faire, peu importe la manière. L'Argentine ne pouvait pas se permettre de manquer cet événement", a-t-il confié après son match héroïque.

Son but à la 11ème minute a brisé un silence de 446 minutes sans qu'aucun Argentin n'ait fait trembler les filets adverses. Le dernier en date avait été inscrit sur penalty contre le Chili lors de la 14ème journée, offrant à l'Argentine un succès contre le cours du jeu. Le buteur ? Messi.

La Pulga a inscrit au total 7 buts en 10 matches et termine deuxième meilleur buteur de ces qualifications, à trois longueurs de l'Uruguayen Edinson Cavani, qui a disputé 15 rencontres. En deux ans de campagne, plusieurs avants-centres se sont succédé, avec plus ou moins de temps de jeu : Gonzalo Higuaín, Sergio Agüero, Lucas Pratto, Lucas Alario, Mauro Icardi et Darío Benedetto. Ceux-ci ne cumulent que 3 buts au total.

Avec 19 réalisations, l'Argentine enregistre son pire bilan depuis que le format de mini-championnat unique a été adopté pour les qualifications sud-américains, avant France 1998. Il s'agit du résultat le plus faible des quatre sélections qualifiées pour Russie 2018. Blessé ou suspendu, Messi a manqué 8 matches mais lorsqu'il a été sur la pelouse, l'Albiceleste a obtenu 21 des 28 points qui lui ont permis de terminer à la troisième place.

Messi en chiffres

  • 7 buts en 10 rencontres
  • Premier triplé en qualifications, contre l'Équateur
  • 75 % des points de son équipe lorsqu'il est sur le terrain

"Il y a eu des changements d'entraîneur et c'est toujours difficile de s'adapter à une nouvelle philosophie de jeu", explique Messi. À eux trois, Gerardo Martino, Edgardo Bauza et Sampaoli ont utilisé 42 joueurs différents. L'Argentine n'a jamais aligné le même onze de départ. 

Après la qualification, le vestiaire argentin a explosé en chansons, un moment devenu rare ces dernières années malgré un statut de vice-champion du monde en titre et de finaliste lors des deux dernières éditions de la Copa América. Le soulagement a été énorme pour les joueurs, la presse et le public.

En zone mixte, les journalistes ont demandé à un Messi euphorique si la victoire à Quito avait le goût d'une "quatrième finale remportée", après trois désillusions consécutives. La Pulga a été catégorique : "Nous avons fait ce que nous devions faire. L'Argentine est obligée de se qualifier à chaque fois. Il faut désormais se préparer pour gagner la Coupe du Monde".