• Deuxième du Groupe I derrière l'Islande, la Croatie jouera les barrages européens
  • Le tirage au sort des barrages aura lieu le mardi 17 à Zurich
  • La Croatie a été mondialiste les deux fois où elle a dû passer par les play-offs

Le parcours de la Croatie jusqu'aux barrages européens est devenu de plus en plus accidenté au fil des rencontres. Leaders de leur groupe pendant quasiment toutes les qualifications, les Plavi ont trébuché lors de l'avant-dernière journée en concédant le nul chez eux, contre la Finlande. Ce résultat les obligeait à gagner leur dernier match en Ukraine, chez un adversaire toujours compliqué à jouer. Cet objectif de victoire n'était même pas pour décrocher une qualification directe pour la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™, mais simplement pour entretenir l'espoir.

Avec un nouveau technicien, Zlatko Dalic, aux commandes, et bien emmenée par son trio de stars - Luka Modric, Mario Mandzukic et Ivan Rakitic -, la Croatie a été à la hauteur des événements, s'imposant 2:0. La confiance est donc revenue dans les rangs croates, ou en tout cas c'est ce qui transparaît dans les paroles d'Ivan Rakitic : "Tout ce que nous voulons, c'est être présents en Russie", explique-t-il au micro de FIFA.com.

Confiance au beau fixe
Les moments de haute pression, Ivan Rakitic connaît. À 29 ans, il a déjà disputé plusieurs Coupes du Monde et finales de Ligue des champions de l'UEFA et d'UEFA Europa League, ainsi que de nombreux matches décisifs dans le championnat d'Espagne. C'est pourquoi il était convaincu que son équipe avait les moyens de s'imposer dans le contexte difficile de Kiev.

"Nous avons très bien joué. En première période, ils ont évolué comme une équipe à domicile, en essayant de pousser. Mais nous savions que si nous parvenions à laisser passer l'orage sans concéder de but, nous aurions des occasions. C'est ce qui s'est produit", analyse-t-il. "Nous avons fait une très bonne deuxième période et le résultat est mérité. Le mois prochain, nous allons nous battre pour gagner ce barrage."

Le milieu de terrain du FC Barcelone n'est pas le seul joueur de son équipe à avoir l'expérience des rendez-vous important. Avec plusieurs joueurs dans les plus grands championnats d'Europe, les Croates n'ont pas à trembler à l'approche des matches décisifs de novembre. "Si l'expérience est importante ? Bien sûr ! Ça sert pas mal ! C'est bien mieux de l'avoir que de ne pas l'avoir (rires). À Kiev, c'était un match couperet, devant 70 000 spectateurs. Nous n'avons jamais perdu notre calme car nous avons déjà disputé des matches avec un tel enjeu. Au lieu de nous intimider, ça nous motive", explique l'ancien joueur du FC Séville.

Un avantage décisif ?
Au tirage au sort des play-offs, le 17 octobre à Zurich, la Croatie sera l'une des quatre têtes de série. Ce statut sera confirmé lors de la publication, le lundi 16 octobre, du Classement mondial FIFA/Coca-Cola.

"C'est un avantage seulement si vous vous qualifiez ! (rires) Plus sérieusement, sur le papier, oui, ça vous garantit d'éviter l'Italie ou la Suisse. C'est toujours rassurant mais en même temps, quel que soit l'adversaire, les deux matches qui nous attendent seront des rencontres où nous n'aurons pas de marge d'erreur," rappelle-t-il. "Donc ce statut de tête de série sera une bonne nouvelle seulement si nous nous qualifions. Dans le cas contraire, ça n'aura pas servi à grand-chose."

Avec 86 matches internationaux, le milieu de terrai de la Croatie sait mieux que quiconque que l'excès de confiance sera le plus grand ennemi de la Croatie pour ce barrage. "Il faut arrêter avec cette question de savoir si nous sommes favoris ou pas", confie-t-il le plus sérieusement du monde. "Le principal sera de se préparer le plus sérieusement du monde et d'être concentrés à l'extrême, quel que soit l'adversaire. Tout ce qui compte est la qualification pour la Russie. Nous n'avons pas le droit de l'oublier".