• La Suède affronte l'Italie en barrage pour la Coupe du Monde de la FIFA™
  • Les Suédois ont devancé les Pays-Bas dans leur groupe
  • Le sélectionneur Janne Andersson évoque les progrès de ses joueurs

"Le simple fait d'être présents à ce stade de la compétition est déjà une victoire pour nous", estime Janne Andersson, le sélectionneur de la Suède, au micro de FIFA.com. Pour atteindre les barrages, la Suède a devancé les Pays-Bas, troisièmes de l'édition 2014 et finalistes malheureux d'Afrique du Sud 2010. Mais le technicien suédois n'est pas prêt à se contenter de ce premier exploit.

Le sort n'a pas été plus clément avec les Suédois en barrage qu'il l'avait été durant la phase de groupes. L'obstacle qui se dresse cette fois en travers de la route des Scandinaves a pour nom l'Italie, un pays qui n'a manqué que deux éditions de l'épreuve mondiale, en 1930 et 1958.

"Nous avons hérité du groupe le plus difficile, avec les Pays-Bas et la France. Pourtant, nous avons livré de très bons matches. Quand nous jouons à ce niveau, nous pouvons battre n'importe qui, y compris l'Italie", assure Andersson. "Le football italien compte de grands joueurs et fait partie des habitués de la Coupe du Monde. Les Italiens ont pour eux l'expérience et le talent. Mais nous ne renoncerons pas."

À son arrivée, Andersson a trouvé un groupe en plein doute. Fraîchement éliminée de l'UEFA EURO 2016 sans avoir gagné un match, la Suède devait en outre faire face au départ de son capitaine et attaquant vedette, Zlatan Ibrahimovic. Le nouveau sélectionneur a commencé par chasser ces nuages noirs, comme il le confiait lui-même à FIFA.com un peu plus tôt : "En arrivant, j'ai dit : 'Oubliez le passé, les bons comme les mauvais souvenirs. Ça ne m'intéresse pas. Nous entamons quelque chose de nouveau avec vous, les joueurs qui sont là. C'est un nouveau départ'".

Une nouvelle équipe
Cette approche s'est révélée payante. Plusieurs joueurs de tous âges ont ainsi franchi un nouveau palier sous les ordres d'Andersson."Ce qui m'a plu pendant ces qualifications, c'est que nous avons progressé à chaque match", poursuit le technicien. "Nous étions de plus en plus forts. Cette montée en puissance nous a permis d'obtenir la deuxième place d'un groupe très relevé."

"L'équipe est bonne et nous travaillons dur, tous ensemble. Nous avons des qualités tactiques et nous sommes capables de les exploiter indépendamment de l'adversaire", détaille-t-il. "Nous sommes solides, nous avons construit une nouvelle équipe. Aujourd'hui, les joueurs ont trouvé leurs marques et ils fonctionnent bien ensemble."

Les Suédois peuvent également s'appuyer sur un bilan flatteur à la Friends Arena, où aura lieu le premier match face à l'Italie, le 10 novembre prochain. Les hommes d'Andersson y sont restés invaincus tout au long des qualifications. Ils y ont notamment battu la France, avant de valider leur billet pour les barrages en battant le Luxembourg 8:0.

Mais en dépit de ces nombreux atouts, la Suède ne partira pas favorite, bien qu'Andersson et ses protégés assurent que, s'ils finissent par mordre la poussière, ce ne sera pas faute de s'être battus. "Je ne peux pas assurer que nous allons l'emporter, mais je peux garantir que nous allons travailler très dur, tous ensemble, pour soulever des montagnes", conclut l'entraîneur.