• La Suède a battu l'Italie 1:0 (score cumulé) en barrage pour Russie 2018
  • Elle retrouve la Coupe du Monde de la FIFA™ pour la première fois depuis 2006
  • "J'ai versé une petite larme" - Janne Andersson, sélectionneur de la Suède

La joie a envahi le camp suédois alors que les hommes de Janne Andersson ont frappé le premier grand coup des barrages pour la Coupe du Monde de la FIFA™, Russie 2018, ce 13 novembre. Un match nul (0:0) arraché à Milan a permis aux visiteurs de vaincre l'Italie 1:0 en score cumulé, envoyant ainsi les quadruples champions du monde vers leur premier échec en qualification depuis 60 ans. Quant aux Suédois, ils retrouvent la phase finale du tournoi après l'avoir manquée lors des éditions 2010 et 2014.

L'importance de cet exploit n'a pas échappé à Andersson, sélectionneur méconnu qui a su relancer son équipe avec brio après la retraite internationale de son leader, Zlatan Ibrahimovic.

"J'ai versé une petite larme", avoue l'entraîneur suédois. "Je pense aux joueurs les plus âgés pour qui il s'agissait de la dernière chance de participer à une Coupe du Monde. C'est désormais chose faite. C'est indescriptible. Les héros sont nombreux ce soir."

Parmi eux figure Andreas Granqvist, successeur d'Ibrahimovic dans le rôle de capitaine, solide en défense centrale. À 32 ans, le joueur de Krasnodar, en Russie, peut désormais se tourner vers une première Coupe du Monde de la FIFA™ qu'il n'attendait plus. "C'est la plus belle chose qui me soit arrivée", reconnaît Granqvist, qui s'est effondré au sol, en larmes, après le coup de sifflet final. "Pour les plus âgés de l'équipe, c'était probablement le dernier espoir de disputer une Coupe du Monde, alors y parvenir dans ces circonstances constitue une joie incroyable."

Il y a cependant un prix à payer pour le capitaine suédois, qui a dû tenir sa promesse auprès de ses coéquipiers.
"Dans le vestiaire, j'ai dit aux joueurs que si nous nous qualifiions, ils pourraient me raser la tête", explique-t-il. "Je pensais qu'ils avaient oublié, mais John Guidetti et Victor Lindelof se sont immédiatement emparé de la tondeuse !"

Bien que muet lors des matches de barrage, l'attaquant Marcus Berg a été un autre héros de la qualification suédoise, avec huit buts inscrits en phase de groupes. "Je suis fier de nous", a-t-il affirmé à la télévision suédoise. "Nous y avons cru, nous savions que nous en étions capables. Nous croyons en ce que nous faisons et nous nous entraidons quoi qu'il arrive."

Tenir bon
Berg n'a eu que très peu d'opportunités pour briller dans un match dominé par les Italiens, où les Suédois ont affiché 25 % de possession et seulement 4 tirs, contre 23 pour les Azzurri. "Nous n'avions pas les armes," admet Andersson. "Il fallait juste entrer sur le terrain et tenir bon. Il n'y avait pas d'autre alternative."

Si la Suède ne dispose plus des grands joueurs des générations précédentes, son entraîneur s'est indigné devant l'éventualité d'un retour d'Ibrahimovic en sélection en vue de Russie 2018. "C'est incroyable ! Ibrahimovic ne joue plus avec la Suède depuis un an et demi et on parle encore de lui", regrette Andersson. "Je pense qu'il faut désormais se pencher sur les bons joueurs que nous avons dans cette équipe."

Et de conclure : "Avec Ibrahimovic, notre football était différent. Il a décidé d'arrêter sa carrière internationale et c'est un immense champion. Mais nous devons nous adapter et nous avons trouvé un autre style de jeu." Et celui-ci est plutôt efficace !