• L’Afrique du Sud de Keagan Dolly joue une double confrontation contre le Sénégal
  • Avec deux victoires, les Bafana Bafana seront qualifiés pour Russie 2018
  • Star en Afrique du Sud, Dolly a choisi de découvrir le football européen à Montpellier

"Si le match contre le Burkina Faso était comme une finale de Coupe du Monde, je peux vous dire que jouer le Sénégal est encore plus important". Stuart Baxter, sélectionneur de l’Afrique du Sud, a le sens de la formule et visiblement, ça fonctionne.

Les Bafana Bafana n’avaient pas d’autre option que la victoire face aux Burkinabés s’ils voulaient continuer à rêver d’une qualification pour la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™. Mission accomplie et les voilà maîtres de leur destin avant leurs deux derniers matches du Groupe D, une confrontation aller-retour contre le Sénégal. "Tout dépend seulement de nous maintenant, et on ne doit pas se préoccuper des autres résultats. Il faut juste entrer sur le terrain sans se poser de questions et gagner ces deux matches", confirme au micro de FIFA.com le milieu de terrain Keagan Dolly. "Battre le Burkina Faso nous a donné la confiance dont nous avions besoin pour les deux matches à venir."

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  • Keagan Dolly en bref :
    - Né le 22 janvier 1993 à Johannesburg (24 ans)
    - Poste : milieu offensif
    - Parcours professionnel : Ajax Cape Town, Mamelodi Sundowns, Montpellier
    - Vainqueur de la Ligue des champions de la CAF 2016
    - Participation à la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA 2016
    - Capitaine de l’Afrique du sud au Tournoi Olympique de Football Masculin, Rio 2016

Pourtant, c’est presque un miracle de voir les Sud-Africains toujours en course puisque, avant ce succès, ils ne comptaient qu’un point, et avaient vécu un coup dur en apprenant qu’ils devaient rejouer le match aller qu’ils avaient remporté contre les Lions de la Téranga.

Curieusement, ce n’est pas la première fois que Dolly se retrouve dos au mur, mais avec une nouvelle chance de briller suite à une décision administrative. Sous les couleurs de Mamelodi Sundowns, il avait été éliminé de la Ligue des champions de la CAF 2016 avant la phase de groupes, mais les Masandawana avaient été réintégrés car leur tombeur, l’AS Vita Club, avait aligné un joueur inéligible. Quelques mois plus tard, les Sundowns soulevaient le trophée…

"Nous pouvons nous en servir comme une motivation", admet Keagan, tout sourire à l’évocation de ce souvenir. "Nous pouvons tourner cet événement en notre faveur car certains d’entre nous ont été dans cette situation, où tout semblait perdu, et nous avons finalement remporté le titre. Si nous jouons de la même manière que contre le Burkina Faso, nous pouvons accomplir un miracle."

Le bon choix
Contre les Etalons, les Sud-Africains avaient quasiment tout réussi, surtout devant le but, en marquant à trois reprises pour la première fois en 12 rencontres. "C’est un problème qui touche tout le football sud-africain. On a tendance à perdre notre lucidité quand on se retrouve face au but", estime Dolly, lui-même buteur à deux reprises en quatre sélections. "Nous avons tendance à attendre trop longtemps pour prendre la décision finale, ou pour chercher la bonne position de tir. Mais avec les trois buts inscrits contre le Burkina Faso, nous avons réalisé que nous étions capables de faire les bons choix face au but."

Le bon choix, c’est également ce qu’estime avoir fait Dolly en rejoignant Montpellier, alors qu’il était l’une des vedettes du championnat national, et nominé au titre de Joueur Africain de l’Année 2016. "Je voulais sortir de ma zone de confort", explique celui qui peine pour l’instant à se faire une place dans le onze de départ héraultais. "Je pensais que si je restais en Afrique du Sud, j’allais stagner et rester le même joueur. Mais en venant en Europe, j’apprends beaucoup, j’acquiers de l’expérience, et j’espère devenir un meilleur joueur. Mon heure viendra, et ce jour-là, je saisirai ma chance."

Pourquoi pas en brillant lors des deux matches contre le Sénégal, des rencontres "plus importantes qu’une finale de Coupe du Monde…"

 

  • Keagan Dolly, si on vous dit…

Ligue des champions de la CAF 2016 ?
Le meilleur sentiment possible ! La sensation qu’on a ressentie, c’est quelque chose que je vais chérir pour le reste de ma vie.

… Coupe du Monde des Clubs de la FIFA 2016 ?
Une magnifique expérience. Un niveau différent de football. Venant d’Afrique du Sud, et jouer à ce niveau m’a ouvert les yeux et m’a donné envie de concourir plus régulièrement avec les meilleures équipes du monde. Cela m’a fait réaliser que j’avais vraiment envie d’aller en Europe pour m’en rapprocher.

… Tournoi Olympique de Football, Rio 2016 ?
Rien que d’être aux Jeux Olympiques, ce n’est pas quelque chose qui est donné à beaucoup de footballeurs. Être capitaine de mon équipe, jouer contre Neymar, et obtenir un match nul, c’était quelque chose d’hors du commun. La même année, gagner la Champions League, jouer la Coupe du Monde des Clubs, et jouer contre le Brésil aux Jeux Olympiques, c’était la meilleure de ma vie.

… Steven Pienaar ?
Nous venons du même quartier, on nous a souvent comparés. Il a toujours été mon modèle, quelqu’un que j’admire depuis mon plus jeune âge, mais c’est surtout un modèle pour tous les Sud-Africains.

… Coupe du Monde de la FIFA 2010?
La meilleure chose qui soit arrivée au football notre pays. Des stades pleins, des gens du monde entier qui apprennent à connaître l’Afrique du Sud, et tout le pays rassemblé.

… Coupe du Monde de la FIFA 2018 ?
J’espère que j’aurai la chance d’aider mon pays à se qualifier. J’ai déjà connu les Jeux Olympiques et la Coupe du Monde des Clubs, et je ne rêve plus que de connaître une Coupe du Monde.

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