• Gary Lineker va présenter le Tirage au sort final de la Coupe du Monde  
  • L'ancien attaquant sera assisté par de nombreux anciens collègues
  • La France est l'un des grands favoris au titre à ses yeux

Gary Lineker n’oubliera certainement pas son 57ème anniversaire. À Moscou, loin de chez lui, le meilleur buteur de la Coupe du Monde de la FIFA, Mexique 1986™ est immergé dans les préparatifs et le stress de l’un des plus grands défis de sa deuxième carrière : la présentation du Tirage au sort final de Russie 2018.

À quelques heures de ce grand événement, il a aménagé un créneau dans son emploi du temps pour évoquer avec FIFA.com son rôle lors de la cérémonie, ses favoris pour le titre mondial et les chances de l’équipe d’Angleterre.

Gary, quelles sont vos attentes en vue du Tirage au sort de Moscou ?
J’espère ne pas rencontrer de problèmes ni commettre de grave erreur ! (rires) Plus sérieusement, c’est un grand moment, qu’il faut vivre à fond. Il n’est pas impossible qu’il y ait un peu de tension. J’ai présenté de nombreux événements à la télévision, mais là, c’est différent. C’est complexe, mais nous espérons que tout va bien se passer.

Vous allez être entouré et assisté d’anciens collègues…
Il y a pratiquement de quoi former une équipe de foot ! Il y aura huit assistants qui vont contribuer au tirage au sort. De véritables légendes qui, à quelques exceptions près, ont gagné la Coupe du Monde. Et nous aurons également un représentant de la Russie, Nikita Simonyan. Il a 91 ans et il est en forme, il faut voir ça ! Nous espérons que tout va bien se passer et que je vais pouvoir bien les guider.

Le fait de vous retrouver sur le devant de la scène lors d’un tel événement éveille-t-il chez vous un sentiment de nostalgie par rapport à la Coupe du Monde ?
La Coupe du Monde a été très généreuse avec moi. Je l’ai disputée à deux reprises : la première fois, j’ai décroché le Soulier d’Or et la deuxième, en plus de marquer quelques buts, je suis allé en demi-finale. J’ai également commenté les six dernières éditions pour la BBC et j’espère remettre ça l’an prochain. Tous les joueurs adorent participer à cette compétition car elle leur offre une opportunité unique de prouver leur valeur sur la plus prestigieuse des scènes et face aux meilleurs. La Coupe du Monde véhicule quelque chose de particulier, c’est indéniable.

Si vous deviez décrire la compétition en trois mots…
Pardon ? En deux ou trois mots ? (rires) "Le plus bel événement sportif de la planète". Il y a un ou deux mots en trop, mais ce n’est pas mal, non ?

Que donneriez-vous pour rejouer une Coupe du Monde ?
À ce stade, je crois que j’ai été servi pour ce qui est de jouer la Coupe du Monde. Si je la disputais de nouveau, ça se passerait moins bien pour moi. Si l’on raccroche, c’est qu’il y a de bonnes raisons, non ? Je n’aurais plus les jambes pour suivre, je ne suis plus en forme physique. Je crois que j’ai eu ma part du gâteau.

Selon vous, quel est le favori pour le titre ? 
Je pense bien sûr aux habitués, à savoir le Brésil et l’Allemagne. Impossible de ne pas les citer. L’histoire montre qu’ils ont toujours été présents. L’Espagne sera encore très compétitive. Mais si je devais choisir une équipe aujourd’hui, je pencherais pour la France, au vu de l’effectif dont elle dispose. Il suffit de passer les joueurs en revue : un bon gardien, une défense très solide, un entrejeu très talentueux. (N’Golo) Kanté est extraordinaire ! En attaque, il y a (Kylian) Mbappé, qui est une superstar en puissance. C’est le moment idéal pour la France. En tout cas, elle sera très près du titre.

Et l’Angleterre ?
Cette fois encore, elle ne fera pas partie des favoris, je pense. D’ailleurs, cela fait un moment que nous n'en faisons plus partie. Nous disposons de talents émergents, de très bons jeunes joueurs, mais l’échéance arrive peut-être un peu trop tôt pour eux. Ils ont été très performants aux Coupes du Monde U-17 et U-20, mais je crois que leur heure n’a pas encore sonné. Mais on ne sait jamais ! En tout cas, nous allons aligner une équipe compétitive lors de cette Coupe du Monde, ce qui n’était pas le cas lors des dernières éditions.

Projetons-nous vers ce vendredi. Les projecteurs s’allument, Gary Lineker est seul, sur le point d’entrer sur scène. Quelle est la dernière pensée qui vous passe par la tête ?
"Ne te rate pas !" Ce sera ma dernière pensée avant d’entrer sur scène.