Avec un but, une passe décisive et une victoire 4:0 en qualifications pour la Coupe du Monde de la FIFA™, le Nord-Irlandais Chris Brunt a réussi son retour sur la scène internationale après une longue blessure. Le joueur de West Bromwich Albion n’avait plus porté le maillot vert de sa sélection depuis plus d’un an après avoir souffert en février 2016 d’une rupture d’un ligament croisé antérieur, qui l'a privé de l’UEFA EURO 2016, premier tournoi majeur de l’Irlande du Nord depuis 30 ans.

"J’ai immédiatement senti, lorsque je me suis blessé, que c’était grave et l’une des premières choses qui m’est venue à l’esprit est que je ne jouerais par l’EURO 2016", raconte-t-il à FIFA.com. "J’ai eu confirmation, en l’espace de 24 heures, qu’il n’y avait plus aucun espoir. C’était une immense déception à l’époque, j’étais coincé à la maison et je ne pouvais pas ne pas y penser. J’ai toujours eu de la chance dans ma carrière au niveau des blessures. Celle-ci est juste arrivée à un très mauvais moment."

Pas étranger à la qualification des hommes de Michael O’Neill pour France 2016, Brunt a vite retrouvé ses marques. Passeur décisif sur coup franc sur le but de la tête de Gareth McAuley, il a scellé le score de la rencontre en infligeant un quatrième et dernier but à un Azerbaïdjan pourtant en réussite jusque-là dans le Groupe C de la zone Europe. Absents de la phase finale de la Coupe du Monde depuis Mexique 1986, les Nord-Irlandais occupent la deuxième place du Groupe C, derrière l’Allemagne, avec sept points en quatre matches.

Forteresse imprenable
Alors que les champions du monde en titre paraissent hors de portée, le barrage promis à leur dauphin est accessible. "L’Allemagne devrait probablement dominer le groupe, ce serait très surprenant qu’elle ne termine pas première", admet Brunt. "La deuxième place est un objectif réaliste et nous sommes en bonne position. Les deux prochains matches décideront sans doute du reste de notre campagne de qualifications, notamment celui contre la Norvège en mars. Nous aurons nos chances si nous continuons à gagner à la maison."

Windsor Park est depuis quelques années une forteresse imprenable pour l’Irlande du Nord, grâce à l’ambiance assurée par la bruyante Green and White Army. Les hommes de Michael O’Neill ont ainsi concédé en novembre dernier contre la Croatie en amical, leur première défaite à Belfast depuis septembre 2013. Une solidité à domicile sur laquelle ils comptent se reposer à nouveau à l’aube d’accueillir la Norvège. "Ils seront sur leurs gardes", estime Brunt, capable d’évoluer latéral gauche ou milieu gauche. "Ils en sauront beaucoup sur nous après toute l’exposition dont nous avons fait l’objet ces 18 derniers mois. Ce sera difficile pour eux, mais également pour nous. Ce sera à nous d’aller chercher les trois points, ce qui, si nous y parvenons, nous laisserait en bonne position dans le groupe."