Vingt-trois billets étaient en jeu durant les qualifications pour l'UEFA EURO 2016. En revanche, seules 13 équipes issues du Vieux Continent participeront à la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™. Les poids lourds européens n'ont donc pas droit au moindre relâchement, s'ils veulent être du voyage.

Championne du monde en titre, l'Allemagne domine les débats dans le Groupe C. Avec cinq points d'avance sur son premier poursuivant et une différence de buts largement favorable (+16), la Mannschaft se prépare à défier l'Azerbaïdjan, troisième. Elle devra cependant se passer de son gardien Manuel Neuer, touché au mollet. "La tâche qui nous attend à Bakou n'aura rien d'évident. Nos adversaires ont battu la Norvège à domicile. Nous sommes prévenus", souligne le sélectionneur allemand Joachim Löw.
La situation dans le Groupe C

L'Angleterre se trouve dans une situation similaire dans le Groupe F. Certes, les Three Lions ont abandonné deux points après le nul vierge concédé à la Slovénie mais, comme les Allemands, ils n'ont toujours pas concédé le moindre but. Les Anglais partiront favoris devant leur public face à la Lituanie. Promu sélectionneur, Gareth Southgate voit déjà beaucoup plus loin : "Je veux introduire de nouvelles idées et un nouvel état d'esprit. Notre pays réussit dans presque toutes les disciplines, mais il manque toujours quelque chose à l'Angleterre pour connaître le succès. Trouver la solution de cette énigme représente un défi passionnant, mais je ne me fais pas d'illusions sur l'ampleur de la tâche."

Dans le même temps, les Slovènes, deuxièmes, effectueront un périlleux déplacement en Écosse. Une fois n'est pas coutume, quelques supporters anglais se prendront peut-être à souhaiter un bon résultat pour leurs meilleurs ennemis. 
La situation dans Groupe F

A égalité de points en tête du Groupe G,  l'Espagne et l'Italie pensent sans doute déjà à leur prochaine confrontation directe, programmée le 2 septembre. Avant cela, la Squadra Azzurra reçoit à Palerme l'Albanie, qui n'a pas démérité depuis le début de la compétition préliminaire. Pendant ce temps à Gijon, la Roja donnera la réplique à une équipe d'Israël qui pourrait bien jouer les arbitres, voire se mêler à la lutte pour la qualification. Cette dernière n'accuse qu'un point de retard sur les deux anciens champions du monde. "Les Israéliens pratiquent un bon football. Je m'attends à un match difficile", précise le sélectionneur espagnol Julen Lopetegui. "Nous aurons face à nous un adversaire de qualité et les trois points en jeu pourraient peser lourd sur la route de la Russie."  
La situation dans le Groupe G

Finaliste malheureuse du dernier EURO, la France se voit proposer un programme apparemment plus léger en affrontant le Luxembourg, qui court toujours après un premier succès. Les hommes de Didier Deschamps miseront en outre sur un faux pas des Pays-Bas en Bulgarie, ou de la Suède à domicile contre le Bélarus. "Sur leurs matches de qualification, certes les Luxembourgeois n’ont pris qu’un point, mais ils ont marqué des buts, ils ont souvent lâché le résultat sur la fin du match. Cette équipe a une bonne organisation, avec un jeu assez direct, mais sans faire n’importe quoi", note le sélectionneur français. "On a beaucoup de respect, on va préparer ce match comme ceux contre la Suède, la Bulgarie et les Pays-Bas. Les trois points là-bas sont aussi importants que ceux qu’on a déjà gagnés. Au niveau international, il y a des petites équipes sur le papier, oui, mais le Luxembourg, par ce qu’il a fait, mérite toute notre attention."  
La situation dans le Groupe A

Battu d'entrée en Suisse, le Portugal se retrouve contraint de faire la course en deuxième position, derrière une Nati au bilan toujours impeccable. La réception de la Hongrie s'annonce toutefois difficile pour les Lusitaniens, d'autant qu'en cas de succès, les visiteurs pourraient leur ravir la deuxième place. "Je m'attends à retrouver un adversaire similaire à celui que nous avions rencontré durant l'Euro 2016 (3:3). Je ne pense pas que les Hongrois vont jouer le nul. Nous aurons face à nous un adversaire avide de ballons et bien organisé en défense", prévient le sélectionneur portugais Fernando Santos.

De leur côté, les Suisses aimeraient confirmer le meilleur départ de leur histoire dans une compétition préliminaire. Pour ce faire, ils devront battre la Lettonie à Genève. "La trêve hivernale est finie. Il va falloir prendre les trois points, car nous voulons rester maîtres de notre destin", a prévenu le sélectionneur suisse Vladimir Petkovic.
La situation dans le Groupe B

Peu en verve lors du dernier Euro, la Belgique reste sûre de son fait dans les qualifications pour Russie 2018. La réception de la Grèce à Bruxelles offre une nouvelle occasion à Thorgan Hazard, convoqué pour remplacer son frère Eden blessé, et ses coéquipiers de faire la preuve de leur talent. Attention toutefois, car une victoire des Grecs les propulserait à la première place. Enfin, la Bosnie-et-Herzégovine compte bien profiter de son match à domicile contre Gibraltar pour refaire une partie de son retard sur le duo de pointe.
La situation dans le Groupe H

Dans le Groupe D, c'est le duel au sommet entre la République d'Irlande et le Pays de Galles, équipe surprise de l'Euro 2016, qui retient l'attention. Le premier accueille le troisième à Dublin pour un match qui sent la poudre.   
La situation dans le Groupe D

Pour beaucoup, la Pologne actuelle n'a rien à envier à ses prestigieuses devancières. Robert Lewandowski et ses partenaires effectuent en tant que leaders du Groupe E le déplacement au Monténégro, deuxième. Après avoir manqué les deux dernières éditions de l'épreuve mondiale, les Polonais sont décidés à revenir sur le devant de la scène.
La situation dans le Groupe E

Pour l'heure, la Croatie n'a encaissé qu'un but depuis le début des préliminaires, à l'occasion d'un nul 1:1 contre la Turquie. À Zagreb, les Vatreni défendront leur statut de leaders du Groupe I face à l'Ukraine, leur dauphin. L'Islande (au Kosovo) et la Turquie (à domicile contre la Finlande) pourraient profiter de ce choc au sommet pour se replacer.
La situation dans le Groupe I