• La Belgique veut franchir un nouveau palier en Russie
  • Récemment transferé en RP Chine, le milieu de terrain Axel Witsel reste un élément incontournable
  • "La Belgique peut gagner la Coupe du Monde", affirme Witsel

La Belgique espère renouer avec le succès qu'elle avait connu dans les années 80, lorsqu'elle a atteint la finale de l'UEFA EURO et le dernier carré de la Coupe du Monde de la FIFA, Mexique 1986™. Quart de finaliste de Brésil 2014 et de l'UEFA EURO 2016 en France, l'équipe désormais entraînée par Roberto Martinez se sait attendue au tournant. À un an du coup d'envoi de Russie 2018, Axel Witsel estime que ses Diables Rouges possèdent tous les arguments pour être sacrés champions du monde.

"Nous avons nos chances, évidemment", confirme la nouvelle recrue de Tianjin Quanjian à FIFA.com. "Nous avons une belle équipe et des joueurs de très haut niveau, mais c'est notre cohésion qui fera la différence. L'Italie, l'Espagne, l'Allemagne ou le Brésil nous sont probablement supérieurs. Pour gagner, nous devrons croire en nous-mêmes et garder chaque détail à l'esprit pendant le match."

Aucune garantie, aucun problème
Pilier de la sélection belge, Witsel présente un parcours atypique, marqué par un long séjour en Russie. Le milieu de terrain a été formé au Standard de Liège et a représenté son pays dans toutes les catégories d'âge avant d'honorer sa première sélection en 2008. Depuis, il a disputé 79 matches internationaux, notamment en Coupe du Monde et à l'EURO. En club, il compte deux titres de champion de Belgique avec le Standard, avant un passage d'une saison à Benfica. La suite de sa carrière l'a mené au Zénith Saint-Pétersbourg, avec lequel il a pratiquement tout gagné en quatre ans.

Sa vision du jeu et ses passes millimétrées ont rendu Witsel indispensable aux Diables Rouges. Compte tenu de son statut, son transfert à Tianjin en début d'année a surpris. "Quand j'ai décidé de partir en Chine, j'ai expliqué au sélectionneur mes raisons et je crois qu'il m'a compris", assure l'intéressé. "Mais je n'ai jamais eu aucune garantie sur mon avenir en sélection. Personnellement, je ne vois pas en quoi le fait de jouer en Chine pourrait poser un problème vis-à-vis de l'équipe nationale. L'important, c'est de bien travailler à l'entraînement et c'est ce que je fais chaque jour. À Tianjin, nous avons une bonne équipe et Fabio Cannavaro est un entraîneur talentueux, qui nous fait partager son expérience."

Retour en Russie
Avec quatre victoires et un nul,  la Belgique occupe pour l'heure la première place de son groupe de qualification, avec deux longueurs d'avance sur la Grèce. Les Diables Rouges auront donc tout intérêt à s'imposer devant l'Estonie en juin puis contre Gibraltar, avant d'aller défier les Grecs sur leur terrain en septembre. Mais les progrès réalisés sous les ordres de Martinez et de son assistant, l'ancien international français Thierry Henry, incitent Witsel à l'optimisme. "Martinez est arrivé avec un nouveau système et, pour le moment, ça marche. Nous prenons vraiment du plaisir sur le terrain", assure-t-il. "Les entraînements sont plus intenses et nous formons une véritable équipe. Avec lui, nous pouvons réussir des choses extraordinaires. Et Henry nous fait partager son immense expérience. C'est intéressant, surtout pour nos attaquants, qui n'auraient pas pu rêver meilleur mentor. Il sait parfaitement ce qu'il faut faire pour gagner en Coupe du Monde... C'est une chance énorme de l'avoir avec nous."

Witsel, qui conserve un excellent souvenir de ses quatre années à Saint-Pétersbourg, a hâte de revenir en Russie. "Ce sera un plaisir, car je me sens dans ce pays comme chez moi. J'ai vécu de très belles choses en Russie. L'objectif, c'est d'y revenir en nous qualifiant pour la Coupe du Monde... et de la gagner !"