• • Iván Hurtado détient le record des matches de qualification pour la Coupe du Monde de la FIFA (73)
  • Avec l'Equateur, a disputé cinq compétitions préliminaires
  • Il a pris part aux Coupes du Monde de la FIFA 2002 et 2006™

Iván Hurtado a fait ses premiers pas en sélection à l'occasion d'un amical face au Guatemala en mai 1992. À tout juste 17 ans, il a fêté son baptême du feu en signant son premier but sous les couleurs de l'Équateur. Malgré ces débuts de rêve, il n'aurait jamais imaginé entrer un jour dans l'histoire du football de son pays.

Joueur le plus capé des Tricolores (168), ce qui est déjà un honneur en soi, Hurtado détient en outre le record des matches de qualification pour la Coupe du Monde de la FIFA™. Cinq ans après sa retraite, nul ne l'a encore détrôné.

L'homme
Né dans la province d'Esmeraldas, berceau de grands noms du football équatorien, le défenseur central s'est très vite imposé comme une étoile montante. Appelé chez les Espoirs dès 1988, il a été lancé dans le grand bain des seniors deux mois à peine après son intronisation dans l'équipe première d'Emelec, le club de son cœur. Ce sera le point de départ d'une brillante carrière de deux décennies qui l'a mené au Mexique, en Espagne, au Qatar et en Arabie Saoudite.

Acteur phare de la génération qui a offert à l'Équateur sa première qualification pour l'épreuve reine, son rôle en sélection est allé bien au-delà du rectangle vert : il a été un modèle en tant que footballeur, et avant tout en tant qu'homme. Il restera à jamais El Capi pour avoir assuré le capitanat de La Tri pendant des années, y compris à Allemagne 2006, sa deuxième Coupe du Monde.

Le record
Bam Bam a pris part à son premier match de qualification mondialiste le 18 juillet 1993, un mois avant de fêter ses 19 ans, lors d'une confrontation contre le Brésil à Guayaquil, dans laquelle il a remplacé Johnny Carablí à la 66ème minute. Il avait 35 ans quand il a disputé le dernier, le 14 octobre 2009, face au Chili à Santiago.

Son compteur affiche un total de 73 rencontres, dont 65 jouées de bout en bout, réparties sur cinq campagnes : États-Unis 1994 (8), France 1998 (15), Corée/Japon 2002 (17), Allemagne 2006 (17) et Afrique du Sud 2010 (16).

Bilan : 28 victoires, 18 nuls et 27 défaites. Il a marqué un but et reçu 9 cartons jaunes, mais pas un seul rouge.

À ce jour, il est suivi au classement historique par le Paraguayen Paulo Da Silva (63), qui n'a pas encore dit son dernier mot, le Vénézuélien Juan Arango (58), le Péruvien Roberto Palacios (57), ainsi que par le Hondurien Noel Valladares et l'Ouzbek Server Djeparov (55), eux aussi toujours en activité.

Le souvenir
"Si j'avais annoncé en début de carrière que j'allais jouer plus de matches de qualification mondialistes que n'importe qui d'autre sur la planète, on m'aurait traité de fou, assurait-il au micro de FIFA.com en septembre 2015.

"Je n'aurais jamais imaginé être le joueur le plus capé d'une compétition aussi exigeante. Mais j'ai réussi à entrer dans l'esprit des qualifications et à comprendre ce qu'impliquait l'atteinte d'une phase finale".

Interrogé sur les matches qui l'ont le plus marqué, il répond sans hésiter : "Les nuls contre l'Uruguay, qui ont offert à l'Équateur ses deux premières qualifications pour la Coupe du Monde, en 2002 et 2006 ; la victoire devant l'Argentine en 2009 ; le nul face au Brésil la même année et le succès 5:2 sur le Paraguay en 2005. Toutes ces rencontres ont marqué l'histoire de notre football. Elles sont gravées à jamais dans la mémoire de tous les supporters équatoriens."

"J'ai affronté des attaquants capables de profiter de la moindre erreur. Des pointures du calibre de Hernán Crespo, Darío Silva, Salvador Cabañas et Ronaldo, pour moi le meilleur de tous."

"Les qualifications sud-américaines sont une sorte de Coupe du Monde avant l'heure, de par la qualité des équipes et des joueurs" conclut-il.