• Wedson Nyirenda a été désigné sélectionneur de la Zambie après avoir obtenu d'excellents résultats en club
  • Le pays a effectué une apparition prometteuse en quart de finale de la récente Coupe du Monde U-20
  • Nyirenda confie vouloir "construire une équipe" sur le long terme

Après avoir libéré George Lwandamina de ses fonctions de sélectionneur pour lui permettre de se focaliser sur son club, Zesco United, les responsables de la Fédération zambienne de football ont décidé de confier à un autre technicien du cru les rênes des Chipolopolo. Ils se sont tournés vers l'ancien attaquant international Wedson Nyirenda, qui officiait alors au Mozambique. "C'est un honneur d'entraîner son pays", confie le Zambien de 50 ans au micro de FIFA.com. "Lorsque votre pays vous appelle, vous ne pouvez pas dire non."

Nyirenda entraînait à l'époque le Clube Ferroviário da Beira, qu'il a mené au premier titre de son histoire en Mocambola mozambicaine. Ce n'était cependant pas une première en club pour lui, qui avait déjà décroché cinq titres consécutifs en Zambie. Passé sur le banc de Zesco, des Mozambicains du GD HCB Songo et des Green Buffaloes, il a ensuite rejoint Ferroviário, avant d'être approché par la Fédération zambienne.

Nyirenda a effectué ses débuts de sélectionneur à l'occasion d'un match délicat de qualification de la zone Afrique pour la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™, face au Nigeria, au sein d'un "groupe de la mort" comprenant également le Cameroun et l'Algérie. Défaits 2:1 par les Super Eagles, les Zambiens ont cependant décroché dans la foulée un match nul 1:1 solide, au Cameroun, pour pointer à la troisième place du groupe.

"C'est une excellente poule, ", assure Nyirenda. "Notre principal objectif est de reconstruire l'équipe. Évoluer dans ce groupe permettra aux joueurs de se mesurer au plus haut niveau. Nous avons un très gros travail à faire, à savoir construire l'équipe, mais nous devons dans le même temps nous qualifier pour des tournois. Après avoir hérité d'un tel groupe, nous ne pouvons qu'espérer que tout se passe pour le mieux, car nous devons répondre aux attentes des supporters."

"Il est important que chacun comprenne ce que construire l'équipe signifie. C'est comme construire une maison : on ne peut pas y emménager avant d'avoir au moins terminé le rez-de-chaussée. Il faut attendre que tout soit en place," ajoute-il. "Les gens doivent réaliser que, dans le football, construire une équipe peut prendre pas moins de trois ans. Je suis persuadé que nous pouvons avoir une belle et grande équipe."

Nyirenda fera dans cette optique appel à plusieurs joueurs du groupe ayant atteint cette année les quarts de finale de la Coupe du Monde U-20 de la FIFA. "C'est très important", insiste-t-il. "Les U-20 ont montré leur caractère. Personne ne peut se reposer sur ses lauriers et considérer sa place comme acquise, car nous avons un groupe de jeunes joueurs qui peuvent intégrer les A à tout moment. Ils en sont capables."

Dans le sang
Nyirenda est issu d'une famille de footballeurs. "J'ai commencé à jouer à un jeune âge, à Ndola, dans le nord de la Zambie", raconte-t-il. "Mon frère aîné, Stone Nyirenda, est un grand nom du football zambien. C'était un excellent buteur. Il habite toujours en Belgique, où l'avait conduit sa carrière. Mon frère Nelson a également joué au football avant sa mort, en 1994. On peut donc dire que le football coule dans nos veines, c'est un virus familial."

L'actuel sélectionneur zambien a effectué ses premiers pas chez les pros sous le maillot des Nchanga Rangers, alors qu'il était encore à l'école. Il a été appelé pour la première fois en équipe nationale en 1991, peu avant de s'engager au Power Dynamos, avec qui il a remporté la Coupe d'Afrique de la CAF des Vainqueurs de Coupe.

L'ancien attaquant a ensuite rejoint le prestigieux club sud-africain des Kaizer Chiefs, puis le Hellenic. De retour aux Nchanga Rangers, en Zambie, il y a connu une première expérience d'entraîneur-joueur, avant de devenir entraîneur en chef de City of Lusaka. C'est là que Nyirenda a emmagasiné le savoir et les compétences qui ont finalement convaincu la Fédération zambienne de lui faire confiance pour aider l'équipe nationale à franchir un nouveau palier.