• Dick Advocaat effectue son troisième mandat à la tête des Pays-Bas
  • Le technicien de 69 ans est arrivé en mai, alors que les Néerlandais étaient au bord du gouffre 
  • Il évoque avec FIFA.com la reprise de confiance en vue de la qualification pour la Coupe du Monde

Alors qu’il va fêter ses 70 ans le mois prochain, Dick Advocaat pourrait être en train de se détendre sur la plage ou un terrain de golf. En mars dernier encore, il promettait qu’il serait en retraite aujourd’hui.

Entre-temps, l'entraîneur a trouvé une bouteille à la mer. Dedans, un SOS en provenance de l’équipe nationale des Pays-Bas. Le fil rouge de sa carrière. Une sélection qu'il a déjà dirigée à deux reprises, lui qui avait déjà été adjoint - par deux fois aussi - du grand Rinus Michels. Cet appel de détresse, il ne pouvait pas le laisser sans réponse.

Car détresse il y avait. Après seulement cinq journées de qualification de la Coupe du Monde de la FIFA™, les Oranje comptaient déjà six points de retard sur la France et risquaient de manquer un deuxième tournoi majeur après l’UEFA EURO 2016, pourtant disputé à 24 équipes. Quelques mois plus tard, les deux cadors européens ne sont plus séparés que par trois points. Sans bruit, Advocaat a tranquillement redonné confiance à son équipe pour la reconstruire.

Toutefois, la situation des Pays-Bas n’en demeure pas moins précaire. Surtout que cette semaine, ils affrontent les Bleus et une Bulgarie qui les a battus 2:0 à Sofia en début de campagne. Malgré cela, Advocaat reste optimiste et détendu.

Un troisième passage chez les Oranje : une impression de déjà-vu ou de fraîcheur ?
C’est tout naturel pour moi. Outre ces passages avec les Pays-Bas, j’ai entraîné plusieurs autres équipes nationales, donc j’ai l’habitude et je pense savoir un petit peu ce qu’il faut faire. Mais je porte à ce poste-là une affection très particulière, surtout à mon âge et parce que c’est mon pays.

La recette de la confiance
Il reste quelques joueurs d’expérience dans le groupe et je compte sur eux dans certains domaines. Le fait qu’ils connaissent le football et les joueurs, ça aide énormément. J’ai tout de suite eu l’impression que nous pourrions changer la donne et causer des problèmes aux adversaires en parvenant à bien nous organiser. Les victoires récentes permettent aussi d’engranger de la confiance. Nous allons maintenant devoir disputer des matches contre des équipes différentes avec des qualités différentes par rapport à celles que nous avons battues, donc nous devons nous préparer.

Les deux rencontres face à la France à l’extérieur et à la Bulgarie à domicile vont-elles décider de l’issue du groupe ?
Ce sont deux matches d’une importance capitale pour nous, mais aussi pour nos adversaires. C’est à nouveau serré puisque il n’y a que trois points entre nous, et la France et la Suède, donc les deux premières équipes sont sous pression. Nous devons nous concentrer sur nous-mêmes et sur la possibilité de remonter au classement. La fin de la période des transferts est toujours délicate, entre les joueurs qui ne sont pas prêts, ceux qui ne jouent pas ou ne sont pas installés et ceux qui veulent quitter leurs clubs. Nous devons voir ce que nos joueurs peuvent nous apporter.

Battre les Bleus en France : mission possible ?
Nous avons beaucoup de respect pour la France. Avec ses joueurs, elle pourrait aligner trois équipes de haut niveau. Mais nous devons essayer de dérouler notre jeu et d’exploiter nos occasions car nous en aurons. J’ai vu la défaite de la France en Suède : les Suédois se sont procuré beaucoup d’occasions de buts. En étant bien organisés, nous pouvons réussir quelque chose.

L’ancien entraîneur du Zénith Saint-Pétersbourg et sélectionneur de la Russie retournera-t-il sur des terres qu’il connaît bien pour la Coupe du Monde ?
J’adorerais retourner en Russie avec cette équipe et pour l’instant, nous avons toutes les cartes en main. Mais nous devons gagner tous nos matches pour que ça continue. Ça ne sera pas facile, mais nous allons faire de notre mieux.