• La Suède est en tête du Groupe A, devant la France et les Pays-Bas
  • Le nouveau capitaine, Andreas Granqvist, évolue en Russie depuis 2013
  • Le capitaine est convaincu que "l'équipe nationale de Suède ne se réduit pas à Ibrahimovic"

Quand Zlatan Ibrahimovic a annoncé sa retraite internationale après l'UEFA EURO 2016, l'absence de l'attaquant semblait  compromettre les chances de la Suède de se qualifier pour la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™.

Pourtant, après six matches dans les qualifications, la Suède est en tête du Groupe A devant les deux favoris, la France et les Pays-Bas. Celui qui a hérité du brassard après Ibrahimovic, Andreas Granqvist, évolue dans le club russe du FC Krasnodar. Il est convaincu que la vie de sa sélection ne s'est pas arrêtée avec le départ de Zlatan.

"Zlatan est un joueur fantastique, un des meilleurs de l'histoire du football suédois, mais l'équipe nationale ne se réduit pas à lui", explique Granqvist à FIFA.com. "Après son départ, il restait encore trois ou quatre joueurs très expérimentés et respectés dans l'effectif, qui servaient de cadres aux autres. Pour l'instant, tout marche plutôt bien et peu de gens auraient parié qu'à ce stade de la compétition, nous serions premiers devant la France et les Pays-Bas."

Missile de Toivonen
La sélection entraînée par Janne Andersson a pris la première place après avoir battu les Bleus 2:1 en juin. Sur un mauvais dégagement d'Hugo Lloris, Ola Toivonen a repris sans contrôle dans le rond central pour marquer  l'un des plus beaux buts de ces qualifications européennes.

"J'ai ressenti quelque chose d'incroyable quand j'ai vu que la frappe d'Ola allait terminer au fond des filets", raconte le défenseur. "Remporter la victoire à la dernière minute contre l'une des meilleures équipes du monde, avec un but marqué du milieu du terrain, c'est quand même exceptionnel. Franchement, j'étais déjà content à 1:1, car la France avait beaucoup pressé en deuxième période et nous avions énormément défendu."

Trois des quatre derniers matches de la Suède dans ce tournoi préliminaire sont en déplacement, notamment en Bulgarie et aux Pays-Bas, tous les deux plus que jamais en course pour la qualification à la Coupe du Monde. "Nous devons continuer à croire en nous-mêmes, mais tout dépendra aussi des résultats des autres équipes. La France accueille les Pays-Bas en août. Ça pourrait être un match décisif dans notre groupe", estime Granqvist qui, à 32 ans, a participé à trois EUROS, mais à aucune Coupe du Monde. "Pour un international de n'importe quel pays, ça reste la compétition la plus importante. Ça me ferait très mal d'échouer encore une fois, d'autant plus qu'elle se déroule en Russie, où je joue depuis quatre ans."

Capitaine
Depuis son transfert du Genoa à Krasnodar, Granqvist est devenu l'un des rouages essentiels du club, dont il a porté le maillot déjà plus de 150 fois et dont il est également capitaine. "Ça ne sera jamais une trop grosse responsabilité. Je suis le genre de personne qui parle plus sur le terrain et dans le vestiaire que dans la vie de tous les jours", décrit-il. "Un capitaine doit beaucoup parler. J'aime bien ce rôle de leader, qui implique entre autres de motiver ses coéquipiers et de leur insuffler une énergie positive. Parfois, il faut resserrer un peu les boulons pour que les garçons ne lèvent pas le pied trop tôt. Par exemple, nous sommes en tête des qualifications, mais la plus grosse erreur serait de nous voir trop beaux. Mon rôle est de veiller à ce que ça n'arrive pas", conclut-il.

Les prochains matches de la Suède
Bulgarie - Suède (31 août, Sofia)
Bélarus - Suède (3 septembre, Borisov)
Suède - Luxembourg (7 octobre, Solna)
Pays-Bas - Suède (10 octobre, Amsterdam)