L'Espagne n'avait même jamais atteint les quarts. Puis vint le tiki-taka, qui a propulsé les Ibères en finale quasiment sans coup férir. Là, d'un coup de patte magistral, Andrés Iniesta a offert le titre mondial à la Roja, devenu le huitième pays champion du monde de la FIFA. FIFA.com revient sur les chiffres de la conquête espagnole.

88 %, c'est le taux de passes réussies affiché par Sergio Busquets et Carles Puyol, qui se classent troisièmes derrière Ricardo Carvalho (89 %) et Felipe Melo (90 %). Xavi remporte la palme avec 544 passes.

80 kilomètres - l'équivalent de deux marathons - ont été parcourus par Xavi pendant le tournoi, du jamais vu. Avec 400 mètres de moins, Bastian Schweinsteiger s'empare de la deuxième place. Seuls deux autres joueurs - Maxi Pereira et Sami Khedira - ont passé les 75 kilomètres.

75 % des buts espagnols ont impliqué David Villa à la finition ou à la passe décisive, un record pour un champion du monde depuis 1962. El Guaje est suivi de Diego Maradona (71 % à Argentine 1986), Romario (64 % à Brésil 1994), Paolo Rossi (58 % à Italie 1982) et Pelé (53 % à Brésil 1970).

31 raids balle au pied, telle est l'étonnante performance accomplie par Sergio Ramos sur les pelouses sud-africaines. L'arrière droit espagnol devance Lukas Podolski (27), Andrés Iniesta (26), Lionel Messi, David Villa (tous deux à 25) et Arjen Robben (24).

30 points sur les 30 possibles ont été empochés par l'Espagne dans les qualifications pour Afrique du Sud 2010. Seules trois autres équipes sont sorties d'une campagne préliminaire d'au moins cinq matches avec un sans-faute : le Brésil en 1970, la RFA en 1982 et les Pays-Bas en 2010.

14 penalties consécutifs – un record en Coupe du Monde – ont été marqués par l'Espagne avant que David Villa brise cette série face au Honduras. Jose Iraragorri, Roberto Lopez Ufarte, Juanito, Andoni Goikoetxea, Emilio Butagueno, Michel, Pep Guardiola, Txiki Begiristain, Fernando Hierro (trois d'affilée), Villa, Fernando Torres, puis Villa à nouveau, avaient converti tous les tirs de la Roja jusque-là. Xabi Alonso a ensuite manqué le sien contre le Paraguay.

14 cartons jaunes ont été distribués par Howard Webb lors de la finale, soit une moyenne de un toutes les 8,6 minutes, nettement plus que le précédent record établi par l'Argentine et la RFA en 1986 (6). L'Espagne était pourtant la première équipe à n'avoir reçu aucun avertissement en phase de groupes depuis la Hongrie en 1986.

11 sélections présentaient une meilleure moyenne de buts par match que l'Espagne (1,1) à Afrique du Sud 2010 : l'Allemagne (2,3), l'Argentine (2), le Brésil (1,8), le Portugal (1,8), les Pays-Bas (1,7), l'Uruguay (1,6), la République de Corée (1,5), la Côte d'Ivoire (1,3), l'Italie (1,3), la Slovaquie (1,3) et les États-Unis (1,3). Avec 8 réalisations, l'Espagne est le champion du monde le moins prolifique, derrière l'Angleterre en 1966 (11) et le Brésil en 1994 (11 également).

9,79 sur 10, telle est la note qui a porté Sergio Ramos en tête de l'indice Castrol. Quatre autres Espagnols figuraient dans le top 6 : Joan Capdevila (2ème), Puyol (3ème), Gerard Piqué (5ème) et Villa (6ème). L'Allemand Philipp Lahm occupait la 4ème place.

4 heures et 16 minutes se sont passées avant qu'Andrés Iniesta mette fin à la stérilité offensive des siens en prolongation de Coupe du Monde. L'Espagne était en effet restée muette dans les 30 minutes additionnelles contre l'Italie en 1934, la Belgique en 1986, la Yougoslavie en 1990, et enfin la République d'Irlande et la République de Corée en 2002.

3 nouveaux venus ont été alignés par Vicente Del Bosque : Victor Valdés, Javi Martinez et Pedro. Les sept joueurs écartés de la liste des 23 étaient David De Gea, Diego Lopez, Cesar Azpilicueta, Marcos Senna, Santi Cazorla, Dani Guiza et Alvaro Negredo.

3 Espagnols ont fait parler la poudre à Afrique du Sud 2010 : Carles Puyol, Andrés Iniesta et David Villa. La Roja est ainsi l'équipe championne du monde comptant le moins de buteurs différents. L'Italie détient le record inverse, avec 10 réalisateurs à Allemagne 2006.

2 Coupes du Monde sans encaisser de penalties : Iker Casillas est le seul gardien à avoir réalisé cette performance (hors tirs au but). San Iker, qui avait détourné la frappe de l'Irlandais Ian Harte à Corée/Japon 2002, a de même repoussé celle du Paraguayen Oscar Cardozo, prolongeant le suspense des quarts de finale 2010. Casillas a plus tard révélé que Pepe Reina, l'un de ses adjoints, lui avait indiqué de quel côté Cardozo placerait le ballon.

2 sélections données gagnantes ont remporté la Coupe du Monde depuis la popularisation des pronostics avant l'édition 1978 : le Brésil, candidat au titre avec l'Allemagne en 1994, et l'Espagne en 2010. Les autres équipes proclamées favorites ont été la RFA en 1978 (deuxième tour), le Brésil en 1982 (deuxième tour) et en 1986 (quarts de finale), l'Italie en 1990 (demi-finales), l'Allemagne en 1994 (quarts de finale), le Brésil en 1998 (finale), l'Argentine en 2002 (phase de groupes), le Brésil en 2006 (quarts de finale) et en 2014 (demi-finales).

1 formation a perdu sa première rencontre et gagné le tournoi : l'Espagne. Parmi les trois autres champions du monde ayant encaissé une défaite, deux, la RFA en 1974 et l'Argentine en 1978, ont chuté dans le dernier match de groupes, après avoir assuré leur qualification pour le deuxième tour. Étonnamment, seule la Nouvelle-Zélande est revenue invaincue d'Afrique du Sud.

0 défaite en 85 ans, 15 victoires et 3 nuls en 18 rencontres, telles étaient les statistiques de l'Espagne face à la Suisse, jusqu'à ce que Gelson Fernandes signe un coup de théâtre pour sceller l'entrée en lice victorieuse de la Nati 1:0 aux dépens de la Roja.

0 but concédé au deuxième tour : l'Espagne de 2010 est la seule équipe championne du monde à afficher un tel bilan. Avec deux unités encaissées, la Roja a égalé le record d'imperméabilité des détenteurs du titre, qu'elle partage avec la France de 1998 et l'Italie de 2006. La RFA avait, quant à elle, laissé passer 14 frappes lors de son épopée victorieuse en 1954.