• L'Espagne affronte l'Italie dans un match décisif pour la qualification à Russie 2018
  • À égalité de points, les deux équipes se disputent le seul billet qualificatif direct de la poule
  • Nacho analyse les clés du match qui aura lieu ce 2 septembre à Madrid

Pratiquement tous les enfants rêvent d'être le buteur de l'équipe, mais il y a toujours des exceptions. Nacho Fernández en est une. "Depuis que je suis tout petit, j'aime être défenseur", explique-t-il en souriant à FIFA.com. L'international espagnol formé au Real Madrid a débuté comme milieu défensif, avant de reculer d'un cran.

"Je prends plaisir à défendre. J'aime surtout les actions limites, celles où l'adversaire est en position très avantageuse et où on parvient à l'arrêter de justesse. Quand on fait ces choses-là bien, cela procure beaucoup d'autosatisfaction."

Le saviez-vous ?

  • Depuis qu'à l'âge de 11 ans, il a intégré le centre de formation du Real Madrid, il n'a connu aucune autre équipe.
  • International depuis la catégorie U-15, il a été finaliste de la Coupe du Monde U-17 de la FIFA 2007.
  • Il a débuté en sélection senior en 2013, à l'occasion d'une rencontre amicale face au Chili.
  • Il vit toujours à Alcalá de Henares, la ville qui l'a vu naître, en périphérie de Madrid. Son frère cadet Álex est lui aussi footballeur professionnel.
  • À l'âge 12 ans, il est diagnostiqué diabétique et on lui annonce qu'il ne pourra pas poursuivre dans le football. 
  • Ses références ont pour noms Fernando Hierro, Fabio Cannavaro et Sergio Ramos.

À 27 ans, Nacho est dans la forme de sa vie. Peu à peu, sans faire de bruit, il s'est fait une place au Real et en sélection, où il fait régulièrement partie des listes établies par Julen Lopetegui. Le sélectionneur apprécie particulièrement sa polyvalence. "Il est clair qu'il m'apporte beaucoup dans ma carrière. Les entraîneurs aiment avoir des joueurs capables d'évoluer à plusieurs positions. J'ai plus vocation à jouer arrière central que latéral, mais si on regarde mon parcours ces dernières années, j'ai également beaucoup joué sur le côté", précise Nacho.

Il suffit de remonter au précédent match avec l'Italie (1:1), déjà dans le cadre des qualifications pour la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™, pour en avoir un exemple. À la 22ème minute de la rencontre, Jordi Alba se tient la cuisse. Lopetegui n'hésite pas : il le remplace immédiatement par Nacho au poste de latéral gauche.

La Roja s'apprête désormais à retrouver la Squadra azzurra dans un match décisif dans les qualifications pour Russie 2018. Admirateur de la "BBC" italienne que forment Andrea Barzagli, Leonardo Bonucci et Giorgio Chiellini - contre laquelle son club du Real Madrid a remporté en mai sa 12ème Coupe d'Europe (4:1) - Nacho est parfaitement qualifié pour analyser les clés du choc :

- Une date entourée depuis longtemps 
"Avant même le début des qualifications, nous savions que ce match allait être primordial. Nous voulons gagner pour prendre une option sur la qualification. Il nous reste plusieurs équipes difficiles à jouer et un déplacement compliqué, mais une victoire nous permettrait d'aborder les derniers matches plus sereinement. Il faut d'abord se concentrer sur l'Italie. Après on pourra penser à la Coupe du Monde."

- Bonucci, le meilleur de la BBC
"Ils forment un très bon trio, et je regarde beaucoup comment ils jouent. Ils se déplacent ensemble à la perfection et font en sorte que toute l'équipe soit très unie pour défendre. J'aime regarder des matches et cette année, j'en ai vu pas mal de la Juventus et de l'Italie. Barzagli et Chiellini savent faire valoir leur expérience sur le terrain, mais celui que je préfère dans ce trio, c'est Bonucci. Il possède d'excellentes qualités."

- Les clés du match
"Nous jouons à domicile et au Santiago Bernabéu, un grand stade, qui sera plein. Nous devrons faire preuve de calme et avoir la possession du ballon. C'est notre point fort. Quand on fait circuler la balle d'un côté à l'autre, les espaces s'ouvrent et c'est là que ça commence à se compliquer pour l'adversaire. Il faudra également être très concentrés derrière, car ils sont capables de nous faire mal sur les contres et les ballons aériens. Nous avons fait bien fait les choses jusqu'ici et il faudra continuer contre l'Italie."