• Leigh Griffiths a inscrit deux coups francs en trois minutes face à l’Angleterre
    • L’attaquant écossais explique sa technique et son état d’esprit
    • Les Écossais doivent gagner leurs deux prochains matches face à la Lituanie et Malte

Leigh Griffiths fêtera ses 27 ans ce dimanche 20 août. Bien qu’il s’efforce toujours de se projeter dans l’avenir, cet anniversaire offre à l’attaquant de l'Ecosse et du Celtic l’occasion d'un retour en arrière. À 16 ans, il était frêle comme un roseau mais déjà pétri de talent. "Si on m’avait dit à l’époque que je serais là où j’en suis aujourd’hui, j’aurais été absolument ravi", s’exclame l’attaquant au micro de FIFA.com.

Quelques semaines avant ses débuts pour Livingston en 2006, Griffiths avait été subjugué par le pied gauche de Shunsuke Nakamura, qui avait offert une victoire au Celtic contre Manchester United en Ligue des Champions de l’UEFA. Le coup franc du Japonais avait permis aux Écossais de l’emporter 1:0, sous les yeux du jeune Griffiths, rivés sur le petit écran. "Les coups francs de Nakamura étaient fantastiques. Je les regardais tout le temps", se souvient Griffiths. "Mais celui-là est mon préféré. Pour moi, c’est son plus beau."

Inné plutôt qu'acquis
De nos jours, rares sont les joueurs capables de propulser le ballon avec autant de finesse ou de puissance. Les deux coups francs de Griffiths contre l’Angleterre lors du match de qualification pour la Coupe du Monde de la FIFA™ en juin en sont l’illustration parfaite.

Débloquer son compteur en sélection en marquant un but splendide face au vieil ennemi anglais constitue déjà un rêve en soi. Alors réitérer l’exploit trois minutes plus tard... Le sélectionneur de l’Écosse, Gordon Strachan a bien résumé la situation après la rencontre : "Je viens d’assister au plus beau coup franc de l’histoire du football écossais, puis au deuxième plus beau coup franc de l’histoire du football écossais".

Après le match, Joe Hart, qui n’avait plus encaissé de but depuis 646 minutes sous le maillot anglais, est même allé tout droit à la rencontre de Griffiths pour lui serrer la main. "J’ai revu les coups francs et on aurait dû avoir quatre ou cinq joueurs de la taille de Peter Crouch dans le mur pour avoir une chance de contrer ces frappes", soulignait le gardien anglais. "Je tenais à le féliciter et aussi à lui parler des coups francs, parce que je voulais connaître son état d’esprit au moment d’aborder ces situations."

Analyse :

Le premier coup franc
"Je mentirais si je disais que j’étais totalement calme. Quand on joue face à l’Angleterre et qu’on se retrouvé mené 1:0, on se rend compte de l’importance cruciale de ce coup franc. Je me suis dit que je devais impérativement cadrer ma frappe, m’assurer de contourner le mur, pour que le gardien soit obligé de s’employer. Je savais que mes équipiers suivraient au cas où Hart repousserait le ballon. Heureusement, je l’ai tellement bien placé qu’il n’a eu aucune chance."

Le deuxième coup franc
"J’ai directement choisi de tirer le deuxième dans l’autre coin. Je me souviens avoir dit à Stuart Armstrong, qui se tenait aussi derrière le ballon, 'Si je passe au-dessus du mur, ça rentre'. Je savais quelle puissance j’allais mettre dans le ballon et je savais que Hart n’arriverait pas à se détendre suffisamment. D’ailleurs au ralenti, on voit que je célèbre le but avant même que le ballon soit entré."

L’égalisation de Harry Kane dans les arrêts de jeu a logiquement écourté les célébrations écossaises et privé Griffiths d'un happy end mérité. "Mais j’étais quand même content, rien que pour ces deux buts, mes premiers pour l’équipe nationale, parce qu’on m’avait un peu reproché mon mutisme en sélection. J’ai eu le sentiment d’avoir marqué des points", assure-t-il.

Des points, voilà ce qui manque à l’équipe de Strachan dans cette campagne qualificative pour la Coupe du Monde. L’Écosse n'en compte que points dans le Groupe F, derrière l’Angleterre (14), la Slovaquie (12) et la Slovénie (11). "Tant que la qualification est mathématiquement possible, on continuera à y croire", promet Griffiths. "Cela dit, on doit absolument remporter nos deux prochains matches en Lituanie et à domicile face à Malte."

Griffiths et son pied gauche pourraient encore avoir un rôle à jouer.