• Hadi Al Masri a rejoint la sélection syrienne à 30 ans
  • Il a joué sept matches avec son pays
  • La Syrie va affronter l’Australie au meilleur des deux manches en octobre

Trente ans est pour ainsi dire l'âge de la maturité chez un footballeur. C'est bien souvent le moment où il atteint le sommet de son art... mais aussi où il commence à penser aux années qui lui restent sur les pelouses. Pour le Syrien Hadi Al Masri, plus que de la maturité, 30 ans a été l'âge de la nouveauté. Trois mois seulement après soufflé ses 30 bougies, en septembre 2016, il a été convoqué pour la première fois en sélection.

Après être resté sur le banc lors des matches face à la RP Chine et au Qatar en octobre 2016, Al Masri a disputé son premier match international le 9 novembre 2016, en entrant en jeu à l'occasion de la victoire (2:0) sur Singapour. "J’ai 31 ans mais j’ai beaucoup d’ambition, comme tous les joueurs, quel que soit leur âge", confie le défenseur au micro de FIFA.com. "Dans le monde, de nombreux joueurs évoluent encore à un excellent niveau après 35 et même 40 ans".

Depuis sa première rencontre internationale, jusqu'à sa dernière - un nul face à l'Iran synonyme de sésame pour le quatrième tour des qualifications de la Zone Asie -, Al Masri est en progression constante. "J’ai joué jusqu’à maintenant sept matches internationaux et je pense avoir été à la hauteur. J’espère rester à ce niveau dans le futur", analyse le joueur du club syrien d’Al Wahda 

Lui et ses Aigles de Qassioun se préparent désormais à affronter l’Australie, championne d’Asie en titre, en octobre prochain. Le vainqueur de cette double confrontation rencontrera le quatrième de la zone CONCACAF. "La sélection syrienne traverse actuellement la meilleure période de son histoire. Notre dernier match face à l'Iran en témoigne. Nous avons tenu en échec l'équipe considérée comme la meilleure en Asie. Nous sommes d’ailleurs les seuls à avoir fait trembler ses filets au troisième tour", souligne Al Masri. 

Une équipe renforcée
Après les événements traversés par la Syrie ces dernières années, le retour de nombreux joueurs a eu un effet positif dans les qualifications pour Russie 2018. Les arrivées de Firas Al Khatib et Omar Al Somah ont renforcé l’attaque de l’équipe dirigée par Ayman Hakeem. "Nous avions des difficultés en attaque et ils les ont résolues", résume Al Masri à propos du duo.

Avec la qualification pour le quatrième tour des qualifications de la zone Asie, Al Masri va se voir confier une nouvelle mission : stopper les assauts de l’attaque australienne, l'une des meilleures de ces préliminaires asiatiques avec 45 buts marqués en 18 matches. "Nous allons analyser l’Australie et sa stratégie, comme nous l’avons fait pour l’Iran", promet Al Masri avant de conclure : "C’est une bonne équipe, mais je ne la crois pas supérieure aux Iraniens. Nous promettons aux supporters syriens, qui nous ont beaucoup aidés et qui seront à nos côtés le 5 octobre, que nous ne ménagerons pas nos efforts pour faire jeu égal avec elle et nous qualifier pour la Coupe du Monde."