• La Turquie se relance grâce à son succès 1:0 devant la Croatie
  • La Serbie y est presque
  • L'Espagne fait le spectacle, l'Italie fait le métier

LE FILM DE LA JOURNÉE - Les derniers matches des qualifications européennes pour la Coupe du Monde de la FIFA 2018™ en septembre se sont achevés sur une note positive pour la Turquie et la Serbie. La première a remporté un succès crucial contre la Croatie, qui lui permet de continuer à rêver ; la seconde a conforté sa première place en s'imposant en République d’Irlande.

Dans les autres affiches de la journée, huit matches sur neuf se sont terminés avec deux buts d'écart au maximum. Seule la Roja a su faire parler sa supériorité au Liechtenstein 8:0. 

L'affiche
Turquie 1:0 Croatie

En s'inclinant 2:0 en Ukraine, les Turcs pensaient avoir dit adieu à leurs derniers espoirs de qualification pour Russie 2018. Pour conserver une chance d'être du voyage, les hommes de Mircea Lucescu devaient absolument l'emporter à domicile contre la Croatie. Le sélectionneur a tiré les enseignements de l'échec ukrainien en procédant à plusieurs changements, dont le retour d'Arda Turan.

Après une première mi-temps stérile dominée par les locaux, malgré quelques occasions croates, la rencontre a basculé à la 75ème minute, sur une reprise de Cenk Tosun après une frappe d'Oguzhan Ozyakup repoussée par le gardien croate Danijel Subasic

A retenir
Groupe D
République d’Irlande 0:1 Serbie, Autriche 1:1 Géorgie, Moldavie 0:2 Pays de Galles

Vainqueur 1:0 en République d’Irlande, la Serbie a fait un pas de plus vers la qualification grâce à Aleksandar Kolarov sur une frappe en puissance. Avec cinq points de retard à deux journées du terme, on voit mal comment les Irlandais pourraient encore inverser la tendance. De leur côté, les Gallois ont dû attendre les dix dernières minutes pour faire la différence face à la Moldavie, grâce à Hal Robson-Kanu (80ème) et Aaron Ramsey (90ème+3). Malgré leurs quatre longueurs de retard, ils peuvent encore espérer disputer la première place à la Serbie. Tenue en échec par la Géorgie (1:1), l'Autriche accuse cinq unités de retard sur le Pays de Galles et aura par conséquent bien du mal à arracher une place en barrages.

Groupe G
Italie 1:0 Israël, Liechtenstein 0:8 Espagne, ARY Macédoine 1:1 Albanie

L'Espagne (22 points) et l'Italie (19) poursuivent leur duel à distance. Pour le moment, la victoire (3:0) de la Roja sur la Squadra Azzurra semble décisive. Les champion du monde 2010 se sont nettement imposés 8:0 au Liechtenstein, pendant que les Italiens ont dû s'employer pour venir à bout d'Israël, Ciro Immobile inscrivant le but de la victoire d'une reprise de la tête. L'ARY Macédoine (7) et l'Albanie (13), dont les chances de qualification sont minimes, se sont séparées sur un score de parité (1:1).

Groupe I
Kosovo 0:1 Finlande, Islande 2:0 Ukraine, Turquie 1:0 Croatie

Malgré son faux pas en Turquie, la Croatie conserve la tête du groupe, mais la situation apparaît incertaine. Quatre équipes sont toujours à la lutte pour les deux premières places : avec 16 unités, les Vatreni ne devancent plus l'Islande qu'à la différence de buts. Cette dernière s'est relancée en dominant l'Ukraine (2:0) sur un doublé de Gylfi Sigurdsson. La Turquie (14) remonte sur la troisième marche du podium. Enfin, l'Ukraine (14) n'a pas dit son dernier mot. Le duel des éliminés entre le Kosovo et la Finlande a tourné à l'avantage des visiteurs, vainqueurs 1:0 grâce à un but de Teemu Pukki à la 83ème minute.

Le joueur
Aleksandar Kolarov (SRB)

En cas de victoire sur la Serbie, la République d’Irlande se serait installée dans le fauteuil de leader. Au coup de sifflet final, ce sont les Serbes qui peuvent commencer à réfléchir à leur futur camp de base en Russie. Omniprésent tout au long de la rencontre, Kolarov a inscrit l'unique but de la partie en deuxième mi-temps, d'une frappe puissante sous la transversale.

Entendu...
"Nous sommes tous déçus. Nous encaissons des buts inutiles et en attaque, nous manquons de réalisme. Notre rêve de participer à la Coupe du Monde est terminé. Je ne pense pas que le sélectionneur soit responsable. C'est nous, les joueurs, qui sommes en cause. Il va falloir changer les choses." - Marko Arnautovic, attaquant de l'Autriche